Roberto Gavaldón, né le à Jiménez, Chihuahua et mort le à Mexico, est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma mexicain. Il a remporté trois Ariels d'or et la médaille Salvador-Toscano.
Biographie
Natif de Ciudad Jiménez (Chihuahua), dans la région où s'est déclenché le mouvement insurrectionnel de 1910 de Pascual Orozco et Pancho Villa, Roberto Gavaldón est issu d'une famille de la classe moyenne, divisée par le conflit révolutionnaire.
Il souhaite devenir architecte ou ingénieur, et se rend, par conséquent, à Mexico. Là, il est introduit dans les cercles intellectuels et artistiques de la capitale. Toutefois, son esprit pragmatique le conduit à préférer les États-Unis, où les perspectives lui paraissent plus concrètes. Il exerce, dans ce pays, différents métiers et, bien qu'ayant vécu à Hollywood, il n'a aucun contact direct avec les milieux du cinéma. Là, il rencontre cependant deux futurs réalisateurs mexicains : Emilio Fernández et Chano Urueta.
Rentré au Mexique, Gavaldón apprend les métiers du cinéma en travaillant dans les branches les plus diverses, depuis les simples figurations dans des films de Raphael J. Sevilla et Fernando de Fuentes, jusqu'aux métiers d'accessoiriste ou d'aide-monteur. Puis, il devient l'assistant des metteurs en scène les plus importants : Alejandro Galindo, Alberto Gout, et Gabriel Soria notamment.
Dès son premier long métrage, La barraca (1945), Gavaldón manifeste d'évidentes qualités techniques. Ce film, adapté d'un roman de Vicente Blasco Ibáñez, situé dans un milieu rural en Espagne et marqué par des connotations sociales, n'est pourtant guère le reflet de sa filmographie ultérieure. Il sera plutôt reconnu, par la suite, comme un maître du mélodrame. Dans les années 1940-50, il constitue un groupe de travail remarqué, avec le scénariste José Revueltas, le compositeur Rodolfo Halffter, le décorateur Gunther Gerszo et les directeurs de la photographie Gabriel Figueroa et Alex Phillips.
Selon Gustavo García,
Si l'influence du meilleur cinéma américain imprègne son œuvre, on ne doit pas sous-estimer, pour autant, l'originalité et la dimension créatrice de Gavaldón. , écrit le réalisateur Ariel ZúñigaA. Zùñiga, « Roberto Gavaldón » in .. Ce qui est exceptionnel, également, c'est le fait que ses meilleurs films reçoivent un accueil favorable, tant du public que de la critique. Outre La barraca, on peut citer, par exemple, La otra (1946), La diosa arrodillada (1947), En la palma de tu mano (Mains criminelles, 1951), Rosauro Castro (1950)Selon Ariel Zúñiga, Rosauro Castro est une œuvre rarement projetée. Son négatif aurait disparu dans l'incendie de la Cineteca Nacional de Mexico, au début des années 1980. Avec ce film, nous serions en présence d'une des dix réalisations les plus importantes du cinéma mexicain ().Toutefois, une copie a été diffusée lors de la rétrospective consacrée à Roberto Gavaldón (avril-mai 2011), grâce à la Cinémathèque française de Paris., El rebozo de Soledad (1952), Macario (1960) et El gallo de oro (1964).
Thématiques Pour Ariel Zúñiga, les thèmes récurrents dans l'œuvre de Roberto Gavaldón sont au nombre de trois :
Les films de Gavaldón trahissent donc des questionnements socio-politiques. Dirigeant syndical et député fédéral, il n'ignore rien des vicissitudes de l'Histoire. C'est ainsi qu'il connaît, pour ces raisons-là, la censure et une part supplémentaire de renommée. Comme La sombra del caudillo (1960) de Julio Bracho, Rosa Blanca (1961) fera l'objet d'une interdiction.
Filmographie Comme réalisateur
Comme assistant-réalisateur 1934 : Chucho el Roto de Gabriel Soria 1934 : Viva Villa ! de Jack Conway 1937 : Adiós Nicanor de Rafael E. Portas 1937 : Ave sin rumbo de Robert Quigley 1942 : Las Cinco noches de Adán de Gilberto Martínez Solares 1944 : El Niño de las monjas de Mario del Río
Comme scénariste
Comme producteur 1950 : Rosauro Castro 1970 : La Vida inútil de Pito Pérez 1972 : Doña Macabra 1973 : Don Quijote cabalga de nuevo
Comme acteur 1933 : El Prisionero trece de Fernando de Fuentes 1934 : Almas encontradas de Raphael J. Sevilla 1934 : La Sangre manda de José Bohr et Raphael J. Sevilla 1936 : Cielito lindo de Robert Quigley 1972 : Doña Macabra de lui-même
Distinctions
Bibliographe .
Notes et références
Liens externes
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