Madeleine Tambour, née le à Paris et morte en déportation dans le camp de Ravensbrück le , est une actrice française, active dans la Résistance intérieure française au sein de plusieurs réseaux dont le réseau Carte d'André Girard et plusieurs réseaux du Special Operations Executive.
Biographie
Origine familiale Madeleine Anne Marie Tambour est la fille d'Alcide Tambour et d'Anne-Marie Aubin née en 1873. Elle a une sœur aînée prénommée Germaine.
Résistance L'appartement familial situé au 38 avenue de SuffrenHenri Noguères écrit : « Suttill lui-même, Amps, Norman, Andrée Borrel et Peter Churchill avaient tous utilisé son appartement comme boîte aux lettres et comme lieu de rendez-vous. Tous, à l'exception de Churchill, mais avec en outre Agazarian et sa femme, Cowburn et Barrett, Bieler et Staggs avaient utilisé aux mêmes fins un autre appartement se trouvant dans le même immeuble. », Paris , sert de boîte aux lettres et de maison clandestine pour un grand nombre d’agents du Special Operations Executive fin 1942 et début 1943, à commencer par Andrée Borrel et Francis Suttill à leur arrivée en FranceUne page de la Résistance : les réseaux SOE". Résumé d'un article de Dimitri Vicheney in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – n° 18".
Sa sœur Germaine est la secrétaire d'André Girard, fondateur du réseau "Carte", qui se veut indépendant de la France libre et obtient pour cette raison le soutien du Special Operations Executive (section F du SOE).
En 1942, Madeleine Tambour est contactée par la résistante Andrée Borrel (Denise) qui lui demande à elle et à sa sœur de mettre à l'abri de nombreux résistants.
Arrestation, internement et déportation Le , Germaine et Madeleine Tambour sont arrêtées par l'Abwehr.
Malgré l'intervention de plusieurs résistants, en particulier Francis Suttill, Armel Guerne, Jean Worms et Jacques Weil, pour les faire libérer, Madeleine Tambour et sa sœur aînée son internées dans les prisons de Fresnes, Romainville et CompiègneEn compagnie de France Antelme, il y a rencontré Winston Churchill.À la terrasse de la brasserie Le Tourisme, près de la porte Maillot..
Elles sont finalement déportées vers le camp de Ravensbrück en .
Décès Madeleine est identifiée sous le numéro matricule 27551 KZ. Elle meurt à Ravensbrück exécutée par le gaz, comme sa sœur, le .
Reconnaissance Une plaque apposée sur la façade de l'immeuble du 38, avenue de Suffren, lui rend hommage, ainsi qu'à sa sœur Germaine et à Marie-Louise MonnetPlaque à la mémoire de trois résistantes mortes pour la France, Musée de la Résistance en ligne.
Distinctions Elle est reconnue « Mort pour la France » et « Déporté résistant ». à titre posthume (décret du 11 Mars 1947).
Notes et références
Annexes Sources et liens externes
Fiche Tambour, Madeleine, avec photographie sur le site Special Forces Roll of Honour. Richard Seiler, La tragédie du réseau Prosper, avril-, Pygmalion, 2003. Henri Noguères, Histoire de la résistance en France de 1940 à 1945, Famot, 1982. Jean Lartéguy et Bob Maloubier, Triple jeu, l'espion Déricourt, Robert Laffont, 1992. Dimitri Vicheney, Une page de la Résistance dans le arrondissement. Les réseaux du S.O.E.'' article in Bulletin de la société historique et archéologique du arrondissement de Paris, numéro18, automne 2001, p. 5-17.
Catégorie:Special Operations Executive Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Résistante française Catégorie:Résistance en Île-de-France Catégorie:Prisonnier au centre pénitentiaire de Fresnes Catégorie:Prisonnier au fort de Romainville Catégorie:Prisonnier au camp de Royallieu Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Déporté à Ravensbrück Catégorie:Décès à Ravensbrück Catégorie:Naissance en décembre 1908 Catégorie:Naissance dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1945 Catégorie:Décès à 36 ans Catégorie:Mort pour la France