Les Islettes sont une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.
Géographie
C'est un village situé au cœur de l'Argonne, et frontalier avec le département de la Marne.
À l'est de la Biesme, le village marque aujourd'hui l'entrée occidentale de la Meuse. Il s'est développé dans un premier temps selon une structure traditionnelle autour d'une église, pour continuer son urbanisation en forme linéaire, le long de la route (aujourd'hui RN 3, d'ailleurs déclassée depuis peu et devenue D 603 mais autrefois voie impériale) qui le traverse.
Les Islettes représentent également la frontière occidentale de la forêt d'Argonne.
Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Biesme, le ruisseau de Beauchamp, le ruisseau du Bois du Parois, le ruisseau de Parfonrupt, le ruisseau d'Orvaux, le cours d'eau 01 de la Gorge aux Frênes, le cours d'eau 15 de la commune de Clermont-en-Argonne et le cours d'eau 01 des Granges..
La Biesme, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Beaulieu-en-Argonne et se jette dans l'Aisne à Saint-Thomas-en-Argonne, après avoir traversé .
Le ruisseau de Beauchamp, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Beaulieu-en-Argonne et se jette dans la Biesme à Sainte-Menehould, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique des IslettesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan ».. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aubréville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Les Islettes sont catégorisées commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (80,5 %), zones urbanisées (11,6 %), forêts (7,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Grandes-Islottes (Les (1571) ; Insulæ (1679) ; Grandes Islettes (Les (1700) ; Illettes (Les (1712). ; Islettes (Les) ou les Grandes-Islettes .
De l'oïl isle et du suffise diminutif -otte, puis ette au pluriel.. Le nom « Les Islettes » vient du fait qu'il y avait trois petites îles qui sont aujourd'hui reliées. Il a été, à plusieurs reprises, un poste-frontière entre deux entités territoriales. Aujourd'hui la Marne et la Meuse, la Champagne-Ardenne et la Lorraine, mais hier, le Saint Empire Germanique et le royaume de France, séparés par la rivière de la Biesme.
(Les Petites-) Islettes attesté sous les formes Petites Islottes (1571) ; Petites-Islettes (1700) est le nom d'un hameau de la commune des Islettes.
Histoire vignette|gauche|La gare des Islettes au début du . Le nom des Islettes a été donné aux fameuses faïences fabriquées au par la maison Bernard. Ces faïences sont l'objet de collection. La vallée de Biesme, où se situe le village des Islettes, fut longtemps un centre de production industrielle jusqu'au début du : outre la faïencerie, on y comptait des verreries. L'ancienne verrerie du village, aujourd'hui détruite, se situait dans le quartier de la Cardine, au sud du village.
Le chemin de fer (ligne de Saint-Hilaire-au-Temple à Hagondange) dessert la commune depuis 1869. En raison d'une faible fréquentation des autorails entre Châlons-en-Champagne et Verdun et de l'état de l'infrastructure, le trafic des voyageurs a été supprimé à partir du et a été remplacé par un service d'autocars. En revanche, ce tronçon de ligne resta dans un premier temps intégralement ouvert au trafic fret puis fermé à partir de 2016 de Valmy à Sainte-Menehould, de Baleycourt à Verdun en à la suite de l'abandon de la desserte fret de bio-carburant au niveau de l'ancienne gare de Baleycourt. La ligne reste encore exploitée pour le fret de Saint-Hilaire-au-Temple à Valmy et ouverte à tous trafics de Verdun à Hagondange16
En 1940, c'est la 4. SS Polizei Panzergrenadier Division qui capture la ville, lors de l'offensive allemande.
En , des chasseurs alliés ont mitraillé un train de munitions allemand qui a explosé faute d'avoir pu rejoindre un tunnel proche. Les effets de cet évènement sont encore visibles: la partie est du village est composée de maisons argonnaises typiques de bois et de torchis tandis que la partie ouest a été détruite et a donc été reconstruite en béton (parpaing) dans les années fin 1940/1950.
Politique et administration
Population et société Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église de la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, la première attestée en 1649, pendant la Révolution, elle est utilisée pour des cérémonies patriotiques rendue au culte en 1798 la commune refuse d'effectuer les réparations urgentes elle est donc reconstruite en 1827. L'église Saint-Laurent aux Senades. La chapelle Notre-Dame-de-la-Vallée l'ancienne datée de 1866, gravement ébranlée en 1940 par l'explosion du pont voisin et reconstruite en 1951.
Personnalités liées à la commune
Louis Eugène de Bigault de Granrut (1828-1894) et son frère Gabriel Alfred prirent la décision d’éteindre une partie des fours de la vallée, du Four de Paris, devenus peu rentables et de délocaliser leur activité à Loivre. Après la mort d'Eugène de Granrut, la verrerie des Islettes est rachetée par Louis-Émile de Bigault du Granrut, successeur des demoiselles de Bigault de Parfonrut. Elle fut la seule de cette région à survivre jusqu'en 1936..
Louis-Émile de Bigault du Granrut (1854-1924)Faire-part de décès, industriel (maître des verreries), maire des Islettes et conseiller d'arrondissement, président du comité de l'Action libérale populaire de Verdun avant 1914, candidat aux législatives de 1919 sur la liste républicaine démocratique libérale. Robert de Bigault du Granrut (1885-1936), fils du précédent, ingénieur ECP, industriel, maire des Islettes à partir de 1929, ancien combattant (officier d'artillerie, officier de la Légion d'honneur, 7 citations), chef d'escadron d'artillerie de réserve, président de la section locale d'anciens combattants, vice-président du Centre républicain meusien dans la seconde moitié des années 1930, membre de l'Union catholique. André du Granrut (1887-1944), frère du précédent, président de la section locale de l'Union catholique, président fondateur de la section locale des Croix-de-feu, vice-président du Centre républicain meusien à la mort de son frère Robert en Jean-François Colas, "Les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux", thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002.
Héraldique
Voir aussi Bibliographie Yvonne Brossard, Les Islettes : les faïences de l'Argonne, Impr. Grou-Radenez, Paris, 1975, 82
Articles connexes Liste des communes de la Meuse Gare des Islettes Liste des nécropoles militaires en Lorraine Faïence de l'Argonne
Liens externes
Les Islettes sur le site de l'Institut géographique national . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes
Cartes
Références
Catégorie:Commune dans la Meuse Catégorie:Aire d'attraction de Sainte-Menehould