Le mondialismeL'anglicisme globalisme est aussi employé. fait référence à divers concepts. Il est utilisé par des politologues, comme Joseph Nye, pour décrire « les tentatives visant à comprendre toutes les interconnexions du monde moderne – et à mettre en évidence les modèles qui les sous-tendent (et les expliquent) ». Bien qu'il soit principalement associé aux systèmes-mondes, il peut être utilisé pour décrire d'autres tendances mondiales. Le concept de mondialisme est aussi classiquement utilisé pour distinguer les idéologies de la mondialisation (les significations subjectives) des processus de mondialisation (les pratiques objectives).
Une volonté supposée d'en finir avec l'État-nation comme cadre d'administration politique et de référence identitaire. Il est notamment utilisé dans certains milieux nationalistes pour décrire, en la dénonçant, la marche vers une sorte d'État mondial. Celle-ci se produirait sous le double effet de la mondialisation économique et d'un internationalisme oligarchique. Des idéologies cherchant à se propager à travers le monde avec pour facteur l'unification d'une zone pour se propager davantage.
Définition Paul James définit le mondialisme
Les premières idées du mondialisme ont également été exprimées par le philosophe libéral Adam Smith à travers ses vues sur le rôle des marchandises dans la distinction entre les civilisés et les barbares, profondément ancrées dans l’idéologie des empires.
Manfred Steger distingue différents mondialismes tels que le mondialisme de la justice, le mondialisme du jihad et le mondialisme du marché.. Le mondialisme de marché inclut l'idéologie du néolibéralisme. Pour certains, la réduction du mondialisme à l’idéologie unique du mondialisme de marché et du néolibéralisme a semé la confusion. Dans son livre de 2005 The Collapse of Globalism and the Reinvention of the World, le philosophe canadien John Ralston Saul a traité le mondialisme comme une coïncidence avec le néolibéralisme et la mondialisation néolibérale. Il a fait valoir que, loin d'être une force inévitable, la mondialisation est déjà en train de se fragmenter en morceaux contradictoires et que les citoyens réaffirment leurs intérêts nationaux de manière à la fois positive et destructrice.
Les politologues Joseph Nye et Robert Keohane, principaux penseurs de l'institutionnalisme libéral en tant que nouvelle théorie des relations internationales, ont généralisé le terme pour affirmer que le mondialisme fait référence à toute description et explication d'un monde caractérisé par des réseaux de connexions qui s'étendent sur des distances multicontinentales, tandis que la mondialisation fait référence à l'augmentation ou au déclin du degré de mondialisation..
Concept D'après le politologue Jean-Yves Camus, il s'agit d'un . Jean-Yves Camus indique que, parmi les figures de la seconde moitié du , le concept hérite principalement des textes du militant antisémite Henry Coston.
Le concept est également utilisé par Or Rosenboim, historienne des idées, pour traduire le versant politique de la mondialisation, qui est généralement comprise comme un phénomène économique et financier..
Le « mondialisme » a des affinités avec le « nouvel ordre mondial » tel qu’entendu dans certains milieux complotistes. Souvent associé à l'impérialisme anglo-américain, le « mondialisme » est notamment dénoncé par des théoriciens néo-eurasistes comme Alexandre Douguine. En France, sa dénonciation est portée par des auteurs d'extrême droite comme Yann Moncomble, Pierre Hillard ou Pierre de Villemarest.
Leur entreprise de dénonciation du « mondialisme » se focalise souvent sur des personnalités ou des organisations, publiques ou privées, qu'ils identifient comme ayant œuvré et œuvrant à ce projet. Parmi celles-ci : Richard Coudenhove-Kalergi, Clarence Streit, David Rockefeller, la Fabian Society, le Round table, le Council on Foreign Relations, le groupe Bilderberg ou encore la Commission trilatérale.
Usages Par la famille Le Pen Dans un entretien pour le quotidien Présent le , Jean-Marie Le Pen dénonce et désigne notamment , et ..
La présidente du Front national, Marine Le Pen, définit ainsi le mondialisme dans son livre Pour que vive la France (2012) :
Nicolas Lebourg estime que ..
Tout en se défendant de toute théorie du complot, Marine Le Pen attribue au mondialisme, selon la chercheuse Cécile Alduy, ; l'immigration n'en serait que alors qu'elle était une , bien qu'il ait décliné dans les discours de celui-ci à partir des années 1990, tandis que le thème de la mondialisation et du mondialisme progressait.
Alors que Marine Le Pen qualifie régulièrement Emmanuel Macron de mondialiste lors de sa campagne présidentielle de 2017, ce qualificatif est réutilisé à son sujet par Gérard Larcher. et par le journaliste Éric Dupin..
Par Donald Trump Donald Trump affirme son rejet du et du lors de son discours devant l'ONU en ..
Bibliographie
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Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Mouvement antimondialisation Liste des appels du pied
Liens externes Mondialisme.org, site collectif de revues d'extrême gauche
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