Le du génie ( RG) est un régiment du génie de l'Armée française.

Création et différentes dénominations Créé à Port Lyautey (Maroc) le sous le nom de du génie. Dissous le . Recréé le . Dissous le . Recréé le à Colomb-Béchar sous le nom de 71e Bataillon du génie saharien. Dissous le à Metz. Recréé le à Rouen. Dissous le à Oissel.

Chefs de corps 1966 : colonel Le Chatelier 1968-1969 : colonel Blanchard (*) 1971-1973 : colonel Champin (*) 1973-1975 : colonel Jean Quélennec (*) 1975-1977 : colonel Jacquinet (*) 1977-1979 : colonel Javelot (*) - Commandant en second: LCL Régis de Botmiliau (1977-1979) 1979-1981 : colonel Goxe - Commandant en second: LCL Régis de Botmiliau (1979-1980) 1982-1983 : colonel Bohn(*) 1983-1985 : colonel Dréano(*) - Commandant en second : LCL Vandelet (*) 1985-1987 : colonel Compagnie 1987-1989 : colonel Françoise (***) 1989-1991 : colonel Vandelet (*) 1991-1993 : colonel Debarnot (**) 1993-1995 : colonel Russier 1995-jusqu'à sa dissolution le : colonel Vernoux (*)

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division. (***) Officier qui devint par la suite général de corps d'armée

Historique des garnisons, combats et batailles Seconde Guerre mondiale Le bataillon du génie a été créé à Port-Lyautey (Maroc) le . Le , Le Bataillon est engagé en Corse avec la division coloniale. Le , il débarque sur l'île d'Elbe puis en Provence où il participe à la libération de Toulon. Il prend ensuite une part importante dans la libération de la France, et en particulier dans les combats d'Alsace, où il participe au franchissement du Rhin.

Depuis 1945 Après la victoire, le , le bataillon du génie est envoyé en Extrême-Orient à Saïgon. Le , le bataillon colonial du génie stationné à Haïphong, change d'appellation et devient bataillon du génie, il reprend son nom initial à son arrivée en Extrême-Orient en 1945. Le pour être engagé au profit de la DB sous les ordres du général Leclerc.

Sa mission : il est chargé de l'établissement et de la protection des voies de communication du Tonkin. Le delta du Mékong présente un important réseau fluvial. Il crée une compagnie d'un nouveau type, la de bateaux blindés. la est dotée d'une section aéroportée. Elle est constituée à partir des effectifs du bataillon. Les personnels, brevetés en Indochine, sont destinés à appuyer les troupes aéroportées engagées en zone sud. Le , la et la de bateaux blindés accueillent les premiers éléments de la Légion étrangère. En deux ans, le du génie lance une centaine de ponts, refait la piste d'aviation de Laï-Khé, les installations portuaires de Nha Trang, tout en participant aux opérations du corps expéditionnaire. Ses éléments forment une section de voies ferrées affectée à la de commandement et des services. Elle avait armé un train blindé dont le nom est resté célèbre, La Rafale.

Il participe ainsi à la glorieuse défense du pont de Tanan. Le , le bataillon est dissous.

En mars 1957, le bataillon réapparaît à partir du bataillon d'infanterie en Algérie à Blida (aujourd'hui El-Boulaida) puis dans la plaine de la Mitidja, au camp Boutillier. À Tigzirt stationnent les et . En sur la zone Ouest-Algérois, il cantonne dans la région d'Affreville. À la fin de l'année 1959, la 71/1 part en zone Est-Constantinois avec la 71/2, la 71/3 rejoint la zone Nord-Constantinois. Il est dissous à Tigzirt le dans le cadre des restructurations. Des compagnies passent au du génie, la 71/3 devient la divisionnaire de la DI. Les personnels isolés rejoignent les unités du génie du corps d'armée de Constantine, d'autres participent à la création de la CGZ.

Reconstitué une troisième fois en 1964, le bataillon du génie est reconstitué à Béchar (Colomb-Béchar), In Salah et Reggane. Il rentre en France en garnison à Metz jusqu'au où il est dissous.

Le R.G. du génie, créé à Rouen le par modification nominale du RG, est héritier du patrimoine et des traditions du bataillon du génie. Ses unités serviront pendant 3 décennies au Liban, au Tchad, au Cambodge et en ex-Yougoslavie.

Elbe, Toulon, Doubs, Alsace, Rhin, Bade, Tonkin, Cochinchine, Annam et Cambodge sont inscrits sur le fanion et rappellent les théâtres d'opérations qui valurent au RG, 11 citations collectives et le droit au port de la Fourragère des Théâtres d'Opérations Extérieures. Il est rattaché au corps d'armée.

Le régiment, installé tout d'abord à Rouen (quartier Richepanse), change de garnison en 1973 pour s'installer à Oissel, dans le quartier Faidherbe.

À Oissel, il est composé de : 1 : Centrale à concassage (détachée au camp de Sissonne) ; 2 : Centrale à enrobés (détachée au camp de Sissonne) ; 5 : De combat mécanisé ; 6 : Aide au déploiement ; 11 : Instructions ; 21 : Commandement et services (PC, ordinaire, habillement, atelier, carburant) ; 22 : Compagnie d'appui (IEC, casernement, franchissement, transport lourd, TP) ; 24 : Compagnie de Ponts Flottants Motorisés (création le ) ; 25 : Franchissement (bacs et ponts Gillois) ; 58 : Compagnie du génie divisionnaire (génie/combat) ; 62 : Compagnie du génie divisionnaire (génie/combat de la DI) ; Il y avait également la et compagnie de combat qui étaient les et CCB du R.G.

Le régiment est dissous le . Sur son site s'est ouverte le l'École nationale de police de Oissel, dont le nom a changé le pour devenir ENP de Rouen-Oissel.

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptionsDécision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007.:

France 1944-1945 Indochine 1945-1954

Décorations ''Sa cravate porte: La Croix de guerre 1939-1945 avec palmes (), la Croix de guerre des TOE avec palmes (). La , Croix de guerre 1939-1945 avec palme. La , Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs, une palme, deux étoiles de bronze. La , Croix de guerre 1939-1945, une étoile de bronze, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec palme, Satisfaction du Roi du Cambodge. La , Croix de guerre 1939-1945 une étoile de bronze, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs une étoile de vermeil. La , Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs une étoile d'argent. Puis la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.

Devise « Pour ne faire qu'un » La véritable devise est : « Qui suit, franchit, qui s'y attaque, ne passe pas ».

Pour mémoire, la devise du génie est « parfois détruire, souvent construire, toujours servir ».

Insigne Porte l’épithète colonial de à (écu écartelé bleu et rouge à une ancre chargée d’une cuirasse).

En 1967, l'insigne est modifié car le modèle précédent fait référence à son affectation saharienne, qui n'est plus d'actualité. Le nouvel insigne est un rectangle de métal doré de 40 x 22 mm à grands cotés verticaux. En haut, deux léopards héraldiques émaillés de rouge font référence à sa garnison normande. En bas, une ancre encablée d'émail blanc évoque son passé en tant que bataillon colonial du génie. Sur l'ancre, est rapporté le symbole du génie. droite|130px|vignette|Insigne de béret du génie

Personnalités ayant servi au RG En 1977, après avoir fait ses classes à Coëtquidan, puis à l'École d'application du génie à Angers, François Hollande, est affecté comme aspirant au du génie.. François-Pierre Joly Joël Kaigre, fondateur de l' ONG française de solidarité internationale HAMAP-Humanitaire (Initialement appelée « Halte aux Mines Antipersonnel »), fut officier dans ce régiment de 1994 à 1997. Jo Lévesque, expert circassien, y fit son service militaire avec le grade de sergent en 1970.

Sources et bibliographies

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Régiment du génie français Liste des unités troupes de marine

Liens externes Le du génie.

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