La première bataille d'Ypres, aussi connue sous le nom de bataille des Flandres, est la dernière bataille majeure de la première année de la Première Guerre mondiale qui eut lieu à Ypres en Belgique (1914). Elle marque, avec la bataille de l'Yser, la fin de ce que l'on nomma la course à la mer.

Pour les opérations de 1914 de l'armée française, la bataille de l'Yser et la bataille d'Ypres font partie de la première bataille des Flandres.

Première bataille d'Ypres. Front occidental, Belgique Situation Le général Erich von Falkenhayn, chef d'état-major général, a progressivement renforcé les et armées allemandes autour de la ville d'Ypres, tenue par les Britanniques, afin de pouvoir gagner les ports de Calais et Boulogne. Sur place, les Allemands jouissent d'une supériorité numérique de 6 contre 1 et disposent de plus d'artillerie moyenne et lourde que les Alliés. Mais les Belges et les franco-anglais installent des tranchées. Celles-ci sont, en de nombreux endroits, remplacées par des remblais constitués de sacs de terre, car il n'est pas possible partout de creuser la terre, étant donné que l'état-major belge est parvenu à faire ouvrir les vannes des digues qui protègent de la mer cette région de polders. Aussi l'eau inonde-t-elle le théâtre des opérations, plus bas presque partout que le niveau de la mer. De plus, les Belges complètent leur système défensif en se servant du remblai d'une ligne de chemin de fer surplombant la plaine. Les Allemands, obligés d'attaquer des troupes retranchées, sont handicapés par l'inondation qui, en plusieurs points, recouvre le sol de plus d'un mètre, ce qui va jouer un rôle important dans la suite des opérations.

Déroulement : offensive anglaise, en partant d'Ypres, sur Thourout, offensive française en direction de Roulers. : la bataille d'Ypres commence. : échec du britannique dans la région de Comines, suspension de l'offensive. : reprise de l'offensive. : progression des troupes françaises vers la forêt d'Houthulst mais violente attaque repoussée par les Anglais à Gheluvelt. : nouvelle attaque sur la droite des Anglais et repli. Arrêt de la progression du du général Dubois qui envoie au général Haig trois bataillons de zouaves en renfort. : le anglais est percé mais le général Moussy sauve la situation. Le maréchal French songe à évacuer Ypres. Entrevue au PC du général d'Urbal de Foch et French. Reprise de Gheluvelt ( du Worcestershire) et de Messines. : arrivée de Guillaume II à Thielt pour préparer son « entrée » à Ypres : cinq corps d'armée allemands sur le front de la ville, nouveaux renforts de Joffre à Foch (deux divisions du CA) commandés par le général Hely d'Oissel. Perte de Messines et Wytschaete, reprise de Wytschaete par la DI, relève de troupes anglaises par le CA. : perte de Wytschaete par les troupes franco-anglaises. Au sud de Dixmude, progression de l'offensive française. : Dixmude résiste à de nouvelles attaques. Région de Woumen-Clerkem, immobilisation des unités allemandes par Humbert ( CA). Route du mont Kemmel barrée par Moussy, Olleris et Bouchez. Reprise de Wytschaete par la DI. : Guillaume II quitte les Flandres pour le Luxembourg. : pour le général d'Urbal, l'offensive ennemie est « brisée ». : attaque générale allemande. : prise de Dixmude par l'armée allemande, mais sans débouché. Les Britanniques, qui subissent le plus fort de l'attaque, parviennent à stopper les Allemands à Ypres. : les premières neiges laissent présager la fin des mouvements de l'ennemi dont les assauts s'enlisent dans les eaux boueuses face aux alliés accrochés à leurs positions. Le , le de cavalerie, en pointe devant Ypres, cesse d'être continuellement bombardé. Après et 17 nuits de combats sans interruption, l'unité a perdu 30 % de ses effectifs. : immobilisation des deux partis sur les positions conquises.

Opérations de Malgré la dégradation du temps et le renforcement des défenses allemandes, les Français et les Britanniques lancent une offensive générale depuis la mer du Nord jusqu'à Verdun. Ils pensent, à juste titre, qu'ils sont en supériorité numérique par rapport aux Allemands qui ont dépêché beaucoup de soldats vers le front Est où la résistance russe s'est révélée plus forte que prévu. Mais la bravoure des soldats allemands et l'efficacité de leurs défenses retranchées contraignent les franco-anglais à arrêter leur effort le . : enlèvement de la maison du Passeur et prise de Weidendreft ( au nord-ouest de Langemarck) par la DI. : prise du cabaret Korteker ( CA). : prise de Saint-Georges. Deux têtes de pont sont établies sur la rive droite de l'Yser.

La trêve de Noël

À Noël, les soldats du front occidental sont épuisés et choqués par l'étendue des pertes qu'ils ont subies depuis le mois d'août. L'ambiance est morose dans les tranchées et les cantonnements de l'arrière. Mais, au petit matin du , les Britanniques qui tiennent les tranchées autour de la ville belge d'Ypres entendent des chants de Noël provenant des positions ennemies, puis découvrent que des sapins de Noël sont placés le long des tranchées allemandes. Lentement, des groupes de soldats allemands sortent de leurs tranchées et avancent jusqu'au milieu du no man's land, où ils appellent les Britanniques à venir les rejoindre. Les deux camps se rencontrent au milieu d'un paysage dévasté par les obus, échangent des cadeaux, discutent et jouent au football.

Ce genre de trêve se produit à de nombreuses reprises là où les troupes britanniques et allemandes se font face, et la fraternisation se poursuit encore par endroits pendant une semaine jusqu'à ce que les autorités militaires y mettent un frein. Il n'y a cependant pas de trêve dans le secteur où les Français et les Allemands s'affrontent.

Résultats et conséquence La première bataille d'Ypres est un succès pour les Alliés, mais son coût est terrible. Les deux camps s'affairent maintenant à consolider leurs positions en aménageant un système de tranchées qui courront bientôt de la mer du Nord à la frontière suisse.

La Première Guerre mondiale ne dure que depuis six mois mais l'étendue des pertes humaines est sans précédent dans l'Histoire. Rien que sur le front occidental, les Français, les Belges et les Britanniques ont perdu plus d'un million d'hommes, dont une grande majorité de Français. Les Allemands comptent environ tués, blessés ou disparus au combat.

Sur le front Est, les pertes humaines des deux camps sont encore plus lourdes. Quelque y ont été tués, blessés ou faits prisonniers. Le chiffre atteint un million pour les Austro-Hongrois et pour les Russes. Dans les Balkans, les Austro-Hongrois comptent tués, blessés, ou faits prisonniers, tandis que les pertes humaines s'élèvent à pour la Serbie.

Décoration YPRES 1914 est inscrit sur le drapeau des régiments cités lors de cette bataille.

Articles connexes Deuxième bataille d'Ypres (deuxième bataille d'Ypres) Bataille de Passchendaele (troisième bataille d'Ypres) Bataille de la Lys (1918) (quatrième bataille d'Ypres)

Liens externes http://www.chtimiste.com/ Batailles/1914/Bataille des Flandres Notes L'athlète du Stade toulousain Emmanuel Peux, champion de France 1913 du saut en hauteur sans élan et du saut en longueur sans élan, adjudant au RI, perd la vie le à Zonnebeke. François Flameng, peintre officiel de l'armée a immortalisé ces cruels événements, dans des croquis et dessins qui parurent dans la revue : L'Illustration. Dans le jeu vidéo de tir à la première personne Verdun, le joueur peut incarner un poilu se battant lors de la première bataille d'Ypres.

Bibliographie Albert Londres, La bataille des Flandres six mois de guerre, 1915 . . . , . , .

Catégorie:Front de l'Ouest (Première Guerre mondiale) Catégorie:Course à la mer Catégorie:Bataille impliquant l'Empire allemand Catégorie:Bataille de la Première Guerre mondiale impliquant la France Catégorie:Bataille de la Première Guerre mondiale impliquant le Royaume-Uni Catégorie:Bataille de 1914 Catégorie:1914 en France Catégorie:1914 en Belgique Bataille Catégorie:Bataille en Flandre pendant la Première Guerre mondiale Catégorie:Octobre 1914 Catégorie:Novembre 1914