Le  régiment de chars de combat est une unité de chars, créée le pendant la Première Guerre mondiale.

Premier des régiments de l'artillerie spéciale puis des chars de combat, il est dissous au début de la Seconde Guerre mondiale. Recréé en 1943 à partir des unités de chars de la France libre, il participe notamment à la libération de la France au sein de la  division blindée du général Leclerc.

Amalgamé un temps au RCC avec lequel il forme le - régiment de chars de combat, le régiment, stationné à Mourmelon, a repris son nom le .

Création et différentes dénominations 1916 : création de l'artillerie spéciale 1918 : création du d'artillerie spéciale ( RAS) 1920 : renommé de chars blindés ( RCB) 1923 : renommé de chars de combat ( RCC) 1939 : le régiment est dissous 1940 : formation de la de chars des FFL 1943 : nouvelle création du RCC à partir des compagnies de chars FFL 1994 : amalgamé au RCC, il devient le - régiment de chars de combat (- RCC) 2009 : dissolution du GE 503, le régiment reprend le nom de RCC

Chefs de corps

Historique des garnisons, campagnes et batailles Première Guerre mondiale vignette|Char Schneider du groupement en mai 1918 Le , sous les ordres du chef d'escadron Bossut, attaquent à Berry-au-Bac. À partir de ce premier groupement de chars, est créé le Ordre général du GQG AS du 18 mai 1918 - Cf. JMO du régiment sur le site Mémoires des hommes., le d'artillerie d'assaut ().

Il était composé initialement du groupement I constitué de chars Schneider et des et de chars légers ( et ), créés respectivement les et au camp de Champlieu, et équipés de chars Renault FT. Le de chars légers, formé le à Champlieu, est initialement affecté au puis est transféré au à compter du Ordre général du GQG AS du 28 mai 1918 - Cf. JMO du régiment sur le site Mémoires des hommes..

Chaque bataillon de chars légers comprenait trois compagnies numérotées à partir de 301Histoires vraies, Louis Vergne. Anovi, 2002 (D'après Éric Labayle). La composition du régiment est donc la suivante fin :

Commandant : chef de bataillon Velpry

Groupement I (chef d'escadron de Forsanz) SRR 106 (section de réparation et de ravitaillement) 2 compagnies du Groupes 2, 4, 5 et 9 de chars Schneider CA1 BCL (capitaine Goubernard) compagnies AS 301, 302, 303 BCL (capitaine Wattel) compagnies AS 304, 305, 306 BCL (chef de bataillon Peraldi) compagnies AS 307, 308, 309

Entre-deux-guerres Fin 1918, le régiment, maintenant constitué d'une compagnie hors-rang, de trois bataillons de chars légers (type FT) et d'un groupement de chars lourds Mark V, est regroupé dans la région de Verberie et Senlis.vignette|Chars FT du RAS (AS 303) à Odessa en 1919. La compagnie AS 303, arrivée à Salonique en , est engagée au sein de l'armée de l'Orient en Crimée où elle contient la révolution bolchévique jusqu'en . Elle perd six de sa vingtaine de chars FT lors des combats en février-.. Le reste du de chars légers rejoint l'armée du Danube en juin.

Les et de chars légers s'installent à Tours en , tandis que le groupement de chars lourds va à Châteaudun. Le de chars légers, après avoir cédé son matériel à l'Armée roumaine arrive à Tours en . Seule la compagnie AS 303 reste à l'armée d'Orient dans la région de Constantinople et est rattachée à la division de marche d'Orient puis au corps d'occupation de Constantinople. Elle rejoint le Levant français en 1922 et devient la du de chars légers. vignette|Char FT en Haute-Silésie début 1921. Par décision du , le régiment prend le nom de de chars blindés car les chars cessent d'être rattachés à l'artillerie mais passent sous la direction de l'infanterie. Fin 1920, la compagnie AS 304 est envoyée en Silésie à l'approche du plébiscite de Haute-Silésie (elle rentrera en ).

En , le groupement lourd et ses Mark V passent au de chars de Châlons-sur-Marne. En juillet, les bataillons perdent leur appellation propre puis les compagnies sont renumérotées de 1 à 9.

Le régiment prend son nom définitif, de chars de combat, en 1923. Le , les à compagnies () rejoignent le RCC créé à Lunéville.

Le régiment conserve ses chars FT jusqu'à leur remplacement par des Renault R35 en 1937.

Seconde Guerre mondiale

Dissolution du régiment Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le est dissous et forme quatre bataillons de chars : les et , respectivement issus des et du et comprenant chacun Renault R35, et les et formés à partir de réservistes et équipés de provenant de stocks de réserve. Tandis que les , et rejoignent administrativement le groupe de bataillons de chars (GBC) 501 et sont affectés à la , le rejoint le GBC 520 de la .

Compagnies de chars de la France libre vignette|La compagnie de chars de combat de la France libre durant la campagne du Gabon. À partir de la autonome de chars de combat de retour de Narvik, dont une quinzaine de volontaires rejoignent la France libre, va être donné naissance à la autonome de chars de la France libre et participe à la campagne du Gabon. En 1941, elle est engagée dans les combats de Syrie avec ses chars H39 d'origine puis sert en 1942 dans les rangs de la VIII armée Britannique qui opérait à partir de l'Égypte. Équipée du char de combat Britannique Crusader, la compagnie appartient alors à la "colonne volante" avec les spahis du RMSM et participe à la grande bataille d'El Alamein. En 1943, elle participe à la bataille de Medenine.

Nouvelle formation vignette|Le général Leclerc discute avec des soldats du RCC en 1944. Les et de chars des FFL, créées en 1941, fusionnent le avec la pour reconstituer le régiment à Sabratha en Tripolitaine (le régiment s'articule alors en quatre compagnies de combat).vignette|Le char Arcis-sur-Aube et son équipage (campagne d'Alsace, décembre 1944).Après avoir rejoint l'Angleterre avec la DB, en , le débarque le , aux Bancs de Grand Vey, sur la côte nord-est de Carentan. Il entreprend alors une marche victorieuse jalonnée par la libération de Paris les 24 et , puis celle de Strasbourg.

Le régiment finit la campagne en pénétrant, le , dans Berchtesgaden où il s'empare du Berghof, demeure préférée de Hitler. En de campagne, le régiment a infligé aux troupes de l'Axe les pertes suivantes : , , et fait plus de , dont le général von Choltitz, qui commandait les troupes allemandes à Paris.Il reçoit du commandement américain la « Presidential Unit Citation ».À la fin de la campagne, le général Leclerc dira « Jamais le ne m'a déçu »Cf. site d'Olivier Froissant, Historique du RCC. 25 hommes ayant appartenu aux compagnies de chars de la France libre et au ont été nommés Compagnon de la Libération.

De 1945 à nos jours Une compagnie de marche, constituée le avec des volontaires du mais aussi des et d'Afrique, embarque pour l'Indochine avec le Groupement de marche de la blindée. Formée de trois sections de six chars légers M5A1, elle opère en Cochinchine puis au Tonkin. La compagnie est dissoute dès , en même temps que le reste du groupement.

Le régiment lui-même s'installe à Alençon en puis à Rambouillet en mai 1946. Il est engagé en Centre Europe (Guerre Froide), Sénégal (1982), Liban (1984), République centrafricaine (depuis 1985), et Yougoslavie (à partir de 1992?).

Il est le premier régiment équipé de chars AMX-30 à partir d'août 1966..

Le , un détachement du régiment est présent à Colombey les Deux Églises pour prendre part aux obsèques du général de Gaulle, honneur partagé avec deux autres unités de l'armée seulement : le de fusiliers marins (Lorient) et le régiment de chasse 2/30 Normandie-Niémen (Reims)Unités qui, toutes les trois, étaient compagnon de la Libération. D'après « Aux obsèques du général de Gaulle », article paru dans : ..

Le , le chef d'état-major de l'armée de terre décidait de créer à titre expérimental, à partir du de dragons et du de chars de combat, un régiment de chars de Leclerc comprenant deux groupes d'escadrons (GE).

Le , le de chars de combat est dissous à Rambouillet. Simultanément, le groupe d'escadron RD prenait l'appellation de groupe d'escadrons 501. Cette évolution faisait apparaître dans l'ordre de bataille de l'Armée de terre le - régiment de chars de combat.

Le , le GE est dissous et forme un quatrième escadron de combat au sein du qui redevient le . Le régiment appartient dès lors à la blindée dont l'état-major est situé à Strasbourg depuis l'été 2010.

Le régiment aujourd'hui vignette|Garde à l'étendard du de chars de combat () au défilé du 14 juillet 2013 sur les Champs-Élysées à Paris.

Subordinations Le est actuellement subordonné à la blindée de la .

Composition

Le régiment compte actuellement Leclerc, et véhicules divers et répartis dans dont un escadron de réserve : 1 compagnie de commandement et de logistique appelée Compagnie Hors Rang(CHR) ;

3 escadrons de chars sur Leclerc ( et , et le ) ; 1 escadron de reconnaissance et d'intervention (ERI) sur VBL () ; 1 escadron de réserve ().

Missions En , le RCC participe à un exercice commun avec le Bat méc 17 de l'armée suisse.

Matériels vignette|En 2017, un Leclerc lors du Strong Europe Tank Challenge.

Chars Leclerc. Véhicule blindé léger (VBL) Panhard. Véhicule de l'avant blindé (VAB). Véhicules de dépannage Porteur Polyvalent tout-terrain (PPT) Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) Masstech T4 PPLOG

Traditions Devise « En tuer ! » ainsi que « 501, France libre ! »

Haka régimentaire : instauré par le chef d'escadron Bossut pour les tout premiers équipages de l'artillerie d'assaut, ce cri est une reprise d'un haka importé du Pacifique car Bossut pratiquait le rugby, à Roubaix, au début de l'année 1900.

Le Rique de Rick, le cri du 501

Ordre collectif : Garde à vous !

Question : « Attention pour le Rick ! Réponse collective : Prêt !

Question : Rick ! Réponse collective : Rick !

Question : Rick ! Réponse collective : Rick !

Question : Rique de Rick ! Réponse collective : Rique de rick !

Question : Houp la, houp la, hé ! Réponse collective : Houp la, houp la, hé !

Question : Aki, aka ! Réponse collective : Aki, aka !

Question : Kahi, kaha ! Réponse collective : Kahi, kaha !

Chant collectif : ha ! Ha ! Ha !

Question : Et par Saint-Georges ! Réponse collective : Vive la cavalerie !

Question : Et par le général Estienne ! Réponse collective : Vive les chars de combat ! »

Question : 501 ! Réponse collective : France libre !

Question : 501 ! Réponse collective : France libre !

Insignes thumb|upright=0.7|Insigne régimentaire, de 1935.

Le premier insigne, réalisé en 1935, reprend les armes de la ville de Tours (trois tours), avec les symboles des chars de combat : heaume et canons croisés et salamandre.

Le second insigne est dessiné fin 1943 à Témara et fabriqué par un artisan d'Alger début 1944. L'insigne (homologué H.297 en 1947) est ensuite produit en France par les entreprises Arthus Bertrand, Drago, Courtois et Mardini. Dans un écu (symbole du blindage), un chevalier cuirassé tient une épée en forme de croix de Lorraine, référence à la France libre. La lame de l'épée porte la devise , qui disparait sur certaines fabrications d'après-guerre.

Étendard Il porte, peintes en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :

l'Aisne 1918 ; Soissonnais 1918 ; Champagne 1918 Belgique 1918 ; El-Alamein 1942 ; Paris 1944 ; Strasbourg 1944.

Citation

Décorations Sa cravate est décorée : Croix de guerre 1914-1918 avec trois palmes et une étoile de vermeil au titre du de Chars Légers du 501° Régiment d'Artillerie Spéciale ; la croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes ; La croix de la valeur militaire avec une étoile de vermeil (operation Sangaris) et une étoile de bronze (operation Barkhane) ; la Croix de la Libération.