Le réseau Astuce est un réseau de transports collectifs né de la fusion des réseaux Métrobus de Rouen et TAE d'Elbeuf.

Astuce est exploité par cinq entreprises ― dont les filiales rouennaise et normande du groupe Transdev ― qui se chargent de la plupart des lignes régulières. Cette exploitation inclut : le « métro » Le « métro » s'apparente davantage à un tramway même si cette appellation est utilisée par les habitants ainsi que par les services de communication du réseau. : 1 ligne à 3 branches de tramway longues de desservant cinq communes, constituant un axe centre sud-est/sud-ouest ; le TEOR : 5 lignes de bus à haut niveau de service (nommées T1, T2, T3, T4 et T5) totalisant , comportant des sections en site propre, pour un axe est-ouest de la métropole ; les lignes de bus Fast : neuf lignes de bus renforcées en fréquences et possédant des voies de bus sur une part importante de leur itinéraire, F1, F2, F3, F4, F5, F6, F7, F8 et F9 ; les autobus : 26 lignes desservant la métropole ; les bus à vocation scolaire : 59 lignes sur le territoire ; une ligne de bus nocturne (Noctambus) fonctionnant toute l'année sauf pendant les vacances d'été ; une navette fluviale (Calypso) opérant des allers-retours entre les deux rives ; le service Handistuce : un service de transport à la demande pour les personnes à mobilité réduite ; les services de transport à la demande Filo'r et AlloBus.

Histoire du réseau

Spécificités géographiques et expérimentations La métropole rouennaise présente deux difficultés géographiques principales pour la construction et l'exploitation d'un réseau de transports en commun : D'une part, le franchissement de la Seine, qui s'est toujours effectué en partageant la chaussée des ponts construits pour la circulation automobile et, d'autre part, la présence, sur la rive droite, d'élévations importantes nécessitant des voies assez pentues, qui peuvent handicaper le développement du transport ferroviaire conventionnel. Rouen, dans le passé, a expérimenté le funiculaire, et un projet de téléphérique urbain a même été évoqué avant la construction du réseau de bus en site propre. A l'instar d'autres villes françaises, Rouen s'est rapidement équipée d'un réseau de tramway, qu'elle a ensuite délaissé au profit du trolleybus puis du bus, avant de réintroduire le transport ferroviaire urbain en 1994, sous la forme d'un tramway appelé localement « métro » (une portion de ligne est en effet souterraine, à la façon d'un prémétro).

1977-2011 : L'ère des TCAR

Fusion de la CTR et de la CGFTE Le , la CTR et la CGFTE fusionnent, donnant naissance aux TCAR (Transports en Commun de l'Agglomération Rouennaise). Cette année marque également la signature de la première convention de régie intéressée liant le SIVOM de l'agglomération rouennaise et les TCAR.

Le retour du tramway En , souhaitant réintroduire le tramway et restructurer par la même occasion le réseau de bus, les TCAR signent un contrat de concession entre le SIVOM de l'agglomération de Rouen et la SOMETRAR (SOciété du METRo de l'Agglomération Rouennaise) pour la construction, l'exploitation et le financement du réseau Métrobus. Après 3 années de travaux, le , le « métro » (nom donné localement au tramway) est mis en service et le réseau de bus est remanié afin d'installer une complémentarité entre bus et métro, donnant naissance au réseau Métrobus. Trois ans après son ouverture, le , le tramway est prolongé vers le technopôle du Madrillet à Saint-Étienne-du-Rouvray, permettant également l'ouverture de la station Palais de Justice au cœur du centre-ville de Rouen.

Ouverture des lignes TEOR Le , l'Agglomération de Rouen inaugure son réseau de bus à haut niveau de service circulant en site propre, nommé « TEOR » (pour Transport Est-Ouest Rouennais) avec les lignes T2 et T3, assurant la liaison entre l'est et l'ouest de l'agglomération, la liaison centre-sud étant partiellement assurée par les deux branches du tramway. Ces deux lignes sont rejointes en par la ligne T1. Le T1 avait quant à lui, le projet d'atteindre le plateau Est en 2004. Mais ce projet a été annulé.

Un système équivalent est développé sur la rive gauche de l'agglomération, il s'agit de la « LISOR », reliant Moulineaux au Grand-Quevilly. Depuis la restructuration du réseau de bus en 2007, LISOR est devenue la ligne de bus .

En , 106 nouveaux autobus de type Irisbus Agora ( et ) sont achetés, remplaçant plus de la moitié du parc d'autobus (hors TEOR) vieillissant. Les TCAR refondent leur site web et lancent leur programme de recherche d'itinéraire permettant de calculer son trajet précis à partir de coordonnées, d'heures de départ et d'arrivée.

En , les TCAR changent de logo, en partie dû au questionnement des voyageurs qui se demandaient si le TEOR et le « métro » appartenaient au même exploitant.

Restructuration du réseau en 2007 Le , les lignes T2 et T3 sont prolongées jusqu'au plateau dominant Rouen au nord-est (les Hauts de Rouen et Bihorel) et jusqu'à Darnétal, permettant ainsi aux trois lignes TEOR de constituer un axe structurant de la liaison Est-Ouest sur la rive droite de l'agglomération.

Cette année marque également la restructuration du réseau de bus (suppression de lignes et la fusion de lignes à faible fréquentation).

Aux mois d' et , les distributeurs de titre de transport aux stations TEOR et « métro » sont remplacés. De nouvelles bornes SAEIV (Système d'Aide à l'Exploitation et à l'Information Voyageur) sont installées à bord des véhicules. Celles-ci indiquent aux voyageurs des informations pratiques telles que le temps de parcours prévu pour atteindre le terminus ou l'heure. L'installation de ces bornes est accompagnée d'une nouvelle sonorisation d'annonce des stations et de nouveaux valideurs sans contact.

En , à l'occasion de l'Armada, les TCAR mettent en service la ligne T4, une nouvelle ligne temporaire de l'infrastructure TEOR permettant aux touristes venus voir le spectacle et d'être transportés au plus proche des bateaux. Sur la rive gauche, des navettes Armada'Bus sont mises en place afin de relier le parking du Parc Expo aux quais sur la rive gauche. Les lignes TEOR, Armada'Bus et « métro » circulent alors jusqu'aux environs de du matin contre habituellement. La fréquentation des transports en commun est facilitée par une promotion très attirante : les trains régionaux à destination de Rouen sont à le premier jour de l'Armada.

En est lancé un nouveau système de titre de transport sans contact nommé « Astuce », permettant aux usagers d'avoir une carte à puce unique rechargeable.

Le réseau Astuce (depuis 2011) Le , les réseaux TCAR et TAE (Transports de l’Agglomération Elbeuvienne) fusionnent pour former le réseau Astuce.

Renouvellement des rames du tramway En , le succès du tramway dépasse de loin toutes les attentes de l'Agglomération de Rouen (+60 % en )Chiffre de Veolia Transport.. Après avoir étudié les différentes solutions (commande du matériel de plus forte capacité, couplages des rames actuelles ou matériel supplémentaire), ce sont finalement les nouvelles rames qui sont choisies. 27 nouvelles rames Citadis de de long pour un budget de d'euros avec une mise en service progressive à partir de .. L'arrivée de ces nouvelles rames plus longues donne donc lieu à la refonte totale des terminus Technopôle et Boulingrin ainsi qu'à l'agrandissement de la station Saint-Sever, au renforcement du pont Jeanne-d'Arc et à l'adaptation de l'atelier-dépôt de Saint-Julien, le tout pour un total de d'euros HTContrat d'agglomération de Rouen 2007-2013, .. En outre, de nouveaux bus Irisbus Crealis sont mis en circulation pour le réseau TEOR. En 2018, de nombreuses améliorations ont lieu dans les cinq stations souterraines (rénovation intégrale).

Évolution des identités visuelles des exploitants et du réseau

Et depuis 2019 ?

Mise en service de la ligne T4 Le , la ligne T4 rejoint les lignes TEOR du réseau Astuce, reliant les stations Boulingrin à Zénith - Parc Expo selon un axe Nord-Sud..

L'inauguration a lieu quelques jours avant l'Armada, pour permettre aux visiteurs de l'événement de laisser leur voiture au parking relais du Zénith et ainsi rejoindre les quais en transports en commun. De plus, l'inauguration de la nouvelle ligne a entraîné le lancement de « L'Astuce de Minuit », cette opération concerne les lignes du tramway, l'ensemble des lignes TEOR, l'ensemble des lignes Fast ainsi que la ligne Noctambus (bus de nuit). Ces dernières ont subi des modifications, comme la prolongation des horaires jusqu'à minuit ou aussi le rajout de passages sur la ligne Noctambus.

Le , la ligne , qui effectuait son terminus à Rouges Terres à Bois-Guillaume, est prolongée jusqu'à la Plaine de la Ronce à Isneauville, et la ne dessert plus Isneauville et effectue son terminus au collège Léonard de Vinci à Bois-Guillaume. Une ligne taxis a été supprimée à Isneauville en faveur d'une ligne de bus régulière avec 36 rotations par jour avec un terminus à la Plaine de la Ronce, pôle d'échange avec la ligne F1. De plus, la ligne 11 a été modifiée afin qu'il ne face plus son terminus a Isneauville, mais désormais au Collège Léonard de Vinci.

Le 29 Aout 202, lors du Nouveau Réseau Astuce, la ligne T4 a été prolongée de 3 arrêts en site propre jusqu'au C.H.U Charles Nicolle permettant de relier les 4 lignes TEOR au même point. Depuis le prolongement de 2022, la station St-Hilaire a été réaménagée.

En , la ligne a été prolongée de 2 arrêts jusqu'à Marie Curie MTC.

Le 5 Janvier 2026, la ligne a été prolongée de 4 arrêts au sud prolongent la ligne du Zénith Parc Expo jusqu'à ESIGELEC permettant de meilleurs dessertes scolaires et d'améliorer la desserte du Métro a Technopôle.

Mise en service de la nouvelle ligne T5 Depuis le 29 novembre 2025, une nouvelle ligne TEOR a vu le jour, la ligne T5.

Elle permet de relier le quartier Saint-Sever de Champlain (Rouen) au Mont-Aux-Malades (Mont-Saint-Aignan), en passant par le boulevard d'Orléans, le nouveau quartier Flaubert, le Pont-Flaubert, le Mont-Riboudet et le Campus Universitaire. Il permet une desserte rapide de la Rive-Gauche à la Rive-Droite, sans passer par le Théâtre-Des-Arts, en reliant Champlain au Mont-Riboudet en 10 minutes seulement.

Mesures de sûreté et création du service de location de vélos Le , un système d'alerte vidéo en temps réel est mis en place sur qui circulent sur les lignes FAST et TEOR, ainsi que la descente à la demande sur les lignes T1 et Noctambus. À la suite des résultats concluants de cette expérimentation, le service est étendu aux lignes TEOR et FAST en soirée de à la fin du service à partir du .

Le , la gratuité du réseau est lancée pour chaque samedi.

Le est créée une agence de location de vélos longue durée Lovélo (située au 78, rue Jeanne-d'Arc), accessible par les lignes F2, F7, 11, 15 et 22 à l'arrêt Square Verdrel, ou par le « métro » à la station Palais de Justice – Gisèle Halimi.

Refonte du réseau en 2022 Le , le réseau Astuce est totalement repensé : nouvelles lignes, modifications importantes de parcours sur les lignes, remplacements ou fusion de certaines lignes existantes. Ces changements permettent de répondre aux demandes des usagers en fonction de la fréquentation des lieux.

Le , les TCAR sont renommés Transdev Rouen.

Le , le réseau est légèrement modifié :

la ligne T4 est prolongée au CHU Charles Nicolle (en 2026 jusqu'à Marie-Curie - M.T.C.); la ligne H, exploitée par les TAE et qui reliait Elbeuf à Louviers, a été absorbée par la ligne E1 du réseau SEMO qui passe désormais à Val-de-Reuil et Gaillon.

Le , le site internet ainsi que l'application ASTUCE sont remplacés par de nouvelles versions. Nouveau design, une meilleure lisibilité des horaires, des informations trafic, rechercher un trajet avec tous les modes de transports (marche, vélo, Métro, TEOR, bus, train, Allobus, Filo'r, et encore d'autres atouts sont à l'appel).