Marie-Guillaume Charles Le Roux, dit Charles Le Roux, né le à Nantes et mort dans la même ville le , est un peintre paysagiste et homme politique français.
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D'une famille de marchand-tanneurs, Charles Le Roux est le fils de Marie Joseph Charles Leroux, avocat nantais, et d'Agathe Dessaulx (fille d'un négociant-armateur, qui a contribué avec Jean-Joseph-Louis Graslin à la création du quartier Graslin)Nantes Patrimonia : Charles Le Roux (Nantes, 1814 – Nantes, 1895).
Reçu avocat en 1830, un goût marqué pour la peinture lui fait abandonner la carrière du barreau. Élève de Corot, il expose à la plupart des salons depuis 1834, et reçoit une troisième médaille (1840) puis une seconde (1846) pour des paysages assez remarqués.
Il investit toute sa vie dans la réalisation de peintures de bords de Loire et dans ses activités d'homme politique local. Homme complet et brillant, il anime une activité artistique dans les environs de Nantes en invitant régulièrement ses amis Théodore Rousseau, Camille Corot, Gustave Doré, Louis Cabat, etc. dans ses propriétés du Soullier à Combrand (Deux-Sèvres) et du Pasquiaud à Corsept près de Paimbœuf (Loire-Atlantique). Marié en 1844 à une jeune Créole, Maria Affilé, fille d'un médecin, il a trois enfants : Charles, Joseph et Laurence.
Riche propriétaire, il s'occupe en même temps d'améliorations agricoles ; il est maire de Corsept (1853-1861), lorsqu'il se fixe dans les Deux-Sèvres, où il est nommé maire de Cérizay (1861-1870) et conseiller général pour le canton de Châtillon-sur-Sèvre (1859-1871). Vice-président du Conseil général des Deux-Sèvres, il se présente à la députation avec l'appui officiel, dans la 3e circonscription des Deux-Sèvres, vacante par le décès de Camille Chauvin de Lénardière. De 1860 à 1870, il est ainsi élu trois fois successivement député des Deux-Sèvres. Durant ces législatures, il fait partie de plusieurs commissions, avait appuyé la construction des chemins de fer de Bressuire à la Roche-sur-Yon. Il vote pour la guerre contre la Prusse, et quitte le parlement à la chute de l'Empire. Il essaye d'y rentrer, aux élections législatives du , et pose sa candidature bonapartiste dans l'arrondissement de Bressuire, mais échoue face à Julien de La Rochejaquelein.
Charles le Roux est un paysagiste proche de l'École de Barbizon, il est un habitué des Salons parisiens et c'est également un homme agricole qui s'attache à la modernisation de l'agriculture.
Il meurt à Nantes au 6 rue de l'Héronnière, et est inhumé au cimetière Miséricorde:. Le portrait en médaillon qui orne sa sépulture est l'œuvre de Charles-Auguste Lebourg.
Distinctions
Critiques thumb||alt=Vue de l'Orbieu près Nevian (Aude) (1883) Jules Verne au salon de 1857 : « Nous nous sommes arrêtés avec plaisir, devant deux tableaux de M. Charles Leroux; Les Bords de la Loire au moment de la pleine mer est une œuvre d'un talent incontestable; les effets de la nature, scrupuleusement étudiés, y sont scrupuleusement rendus; ce ciel, où se forme un orage, est peint avec hardiesse et vérité; les eaux de la Loire sont grises et opaques; elles reflètent à peine ces barques de pêcheurs à voiles rouges qui les sillonnent rapidement. M. Leroux est un de nos bons paysagistes, qui produit suffisamment, mais qui ne se produit pas assez.»Salon de 1857 - Revue des Beaux-Arts Edmond About au salon de 1855 : « La couleur de M. Charles Le Roux est aussi belle que celle de M. Rousseau, et à moins de frais.»Voyage à travers l'Exposition des Beaux Arts (1855) - Edmond About - Librairie de L. Hachette & Cie. Théophile Gautier : « Quoiqu’il soit élève de Corot et maître lui-même, M. Charles Le Roux semble avoir, en dehors de toute imitation, une parenté de tempérament avec Théodore Rousseau. Il voit la nature en coloriste. Son exécution risquée, fougueuse, brutale en apparence, cache beaucoup de finesse et une rare recherche de ton ; il ne s’inquiète pas que le vrai soit vraisemblable et il prend ses sites à des saisons bizarres et sous des incidences singulières. Il ne craint pas de faire couler à pleins bords une rivière dans sa toile et de poser, sans intermédiaire, le ciel gris sur l’eau grise ; l’hiver ne l’effraie pas avec ses arbres décharnés et, par les brumes de l’automne, il entre dans les marais comme un chasseur de bécassines, parmi les joncs, les roseaux, les nénuphars et les larges plantes aquatiques glacées de vert de gris et safranées de rouille. Il ne voyage pas, il traduit avec amour les aspects de sa terre natale, de sa chère Bretagne.»Le Salon de 1857, par Théophile Gautier. - L'artiste, , 25 octobre 1857, page 115 Charles Baudelaire au Salon de 1846 : « (...) Il arrive même, en ces cas-là, qu'un élève inattendu, comme M. Charles Le Roux, pousse encore plus loin la sécurité et l'audace; car il n'est qu'une chose inimitable, qui est la bonhomie.»Charles Baudelaire - Salon de 1846
Élèves Charles Leduc Maxime Maufra (1861-1918)
Salons Salon des Artistes Français, Paris 1834 : "Souvenir de Fontainebleau, paysage d'automne" 1846 : "Une Lande" , "Paysage, souvenir du Haut-Poitou" 1847 : "Souvenir de la forêt du Gâvre" , "La prairie des Ormeaux, au Soulier (Haut-Poitou)" 1848 : "Les Dunes d'Escoublac" , "Un Ruisseau" , "Chemin dans un bois" , "Souvenir des bords de la Sèvre" , "Un étang" , "Une lande près de Bressuire" , "Lisière de bois au Joussiers (Haut-Poitou)" , "Vue du Croisic" , "Souvenir du Soulier" , "Un terrain, étude" 1853 : "Prairie sur les bords de la Loire" , "Un vallon" , "Souvenir de Pornic" 1859 : "Prairies et marais de Corsept, au mois d'août, à l'embouchure de la Loire" 1875 : "Un marais au lever du soleil" , "Le bourg de Batz et le Croisic, par un effet d'orage" , "L'approche d'un grain, sur les côtes de Bretagne" 1879 : "Un chêne au bord d'un marais" n° 1907 et "Lever de brume près de Paimboeuf" n°1908 1880 : "Prairies inondées en avril, à Basse-Indre" n°2298 et "Un village près du Soulliers" n°2299 1883 : "L'étang de Thau, près Cette" n°1497 et "Environs de Narbonne (Aude)" n°1498
Exposition Universelle, Paris 1855 : "Lisière de bois. Cerisiers en automne" 1889 : "L'étang du Souliers" 1900 : "Prairies et marais de Corsept, au mois d'août, à l'embouchure de la Loire, figures de Corot", Musée d'Orsay, ParisMusée d'Orsay
Hommages En 1931, la ville de Nantes attribue le nom « place Charles-Le Roux » à l'ancienne « place du Jardin des Plantes »..
En 2014, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, l'Association "Les amis du peintre Charles Le Roux", dont le but est de préserver son œuvre et sa mémoire, voit le jour.
En 2017, le musée de Bressuire lui consacre une exposition. À cette occasion une trentaine de peintures et une demi-douzaine de ses dessins sont présentés.
A Combrand, une rue a été nommée Charles Le Roux en guise d'hommage car le peintre avait une résidence au village du Soulier. Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Prosper Dorbec, « Le voyage de Théodore Rousseau en Vendée - Charles Le Roux », dans la Gazette des Beaux-Arts, , 31 à 51 Jean Gaultier, Charles Le Roux et ses amis - Le paysage français de Rousseau à Corot, Conférence donnée à l'occasion de l'exposition du musée des beaux-arts de Nantes en 1939, éditeur ? Gabriel Debien, « Théodore Rousseau en Bas-Poitou en 1839 », dans la Revue du Bas-Poitou et des Provinces de l'Ouest, 3 et 4, 1968, 221 à 228 Marguerite Gaston, « Charles Le Roux peintre du bocage vendéen et de l'estuaire de la Loire », dans la Revue du Bas-Poitou et des Provinces de l'Ouest, 4 et 5, 1972, 295 à 318 Léon Rouzeau, « Charles Le Roux Peintre Nantais », dans la revue nantaise Deux Degrés Ouest, 1974 Simone Hélie, « Charles Le Roux et l'amour de la nature », dans la revue nantaise Deux Degrés Ouest, 1974 Georges Caillaud, « Charles Le Roux peintre et homme politique », dans le Bulletin de la Société d'études et de recherches historiques du Pays de Retz, 8, 1988, 7 à 17 Hubert Hervouet, « Charles Le Roux », dans 303 Arts, Recherches et Créations, XLIV, 34 à 51 Eugène Garnier, « Les 3 visages de Charles Le Roux », dans Le Picton, 113, septembre-, 9 à 13
Liens externes
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