Le produit intérieur brut (PIB) de la France est calculé et publié tous les trois mois par l'Insee qui le définit comme un « agrégat représentant le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes »Le produit intérieur brut et ses composantes à prix courants (en milliards d'euros), série longue, Comptes nationaux, mis à jour le , consulté le .. La valeur du PIB initialement calculée fait généralement l'objet de corrections au cours des mois et des années suivantes.

Son montant est de sur l'année complète 2024Les comptes de la Nation en 2023, economie.gouv.fr du , consulté le .

Analyse du PIB Composantes marchandes et non marchandes Le produit intérieur brut recense à la fois la production marchande et la production non marchande, composée exclusivement de services. En France, le PIB non marchand est presque exclusivement le fait des administrations publiques (sécurité, justice, santé, enseignement).

La part de la valeur ajoutée non marchande en France s'établit à 22,8 % en 2013 plaçant le pays en deuxième position derrière le Danemark et plus de plus haut que les autres grands pays européens Italie, Espagne, Allemagne avec respectivement 17,7 %, 17,6 % et 17,5 %Quelle est la vraie place de la sphère non marchande dans l’économie française ?, afep.com, 30 avril 2015.

« Sur une longue période, il apparaît que la ventilation entre les deux a été relativement stable, avec une légère augmentation de la part de la valeur ajoutée marchande. » Ce qui contredit fortement la prise de position de certains éditorialistes..

Composition + Le PIB nominal et ses composantes en 2023 (en milliards d'euros) Catégorie Valeur nominale Dépenses de consommation finale 2225,4dont ménages 1481,6dont administrations publiques 678,6 Investissement (formation brute de capital) 651,8dont entreprises non financières 353,2dont ménages 147,5dont administrations publiques 120,8 Variations de stocks 1,7 Solde des échanges extérieurs - 56,5dont exportations 967,5dont importations 1024,0 Produit intérieur brut 2822,5

Produit intérieur brut en euros courants Le PIB en euros courants n'est pas corrigé de l'inflation. Celle-ci est assimilée en France à l'Indice des prix à la consommation. Elle explique pour une large part certaines des très rapides augmentations du PIB qui apparaîssent dans ce tableau, tout particulièrement au cours des années 1970 et au début des années 1980.

Le PIB est exprimé en milliards d'euros. (Ces chiffres ne sont pas ceux présentés dans la source mentionnée)

AnnéePIB (en milliards d'euros)194913,2195015,5195119,6195222,8195323,7195425,1195527,0195629,8195733,6195838,8195942,4196047,0196150,9196257,1196364,0196471,0196576,6196683,0196789,8196898,0

AnnéePIB (en milliards d'euros)1969112,71970126,11971140,71972157,11973180,11974210,11975236,61976273,41977307,71978349,61979399,41980453,21981511,71982588,01983652,81984709,61985760,51986817,91987859,81988929,4

AnnéePIB (en milliards d'euros)19891990199119921993199419951996199719981999200020012002200320042005200620072008

AnnéePIB (en milliards d'euros)20092010201120122013201420152016201720182019202020212022202320242025

Source principale : InseeÉvolution du produit intérieur brut et de ses composantes 1950 à 2019 insee.fr, mai 2020, consulté en avril 2021.

Produit intérieur brut en dollars En prix et taux de change courants AnnéePIB (milliards de dollars)19981 452,0 19991 443,7 20001 308,4 20011 320,4 20021 436,9 20031 757,5 En prix et parité de pouvoir d'achat (PPA) courants AnnéePIB (milliards de dollars)19981 406,7 19991 460,4 20001 532,5 20011 619,3 20021 678,9 20031 714,9 20041 769,1 (Banque mondiale)PIB (PPA) 2004 - Banque Mondiale - 18 avril 2006 20051 849,6 (Banque mondiale)PIB (PPA) 2005 - Banque Mondiale - 23 avril 2007 20062 039,1 (Banque mondiale)PIB (PPA) 2006 - Banque Mondiale - 14 septembre 2007 En prix et taux de change constant, base 2000 AnnéePIB (milliards de dollars)19951 146,4 20001 308,4 20011 335,8 20021 351,6 20031 358,0 Statistiques de l'OCDE, sauf exception (Banque mondiale).

Taux de croissance annuel du PIB en volume (%) L'évolution en pourcentage du PIB en volume d'une année à l'autre, qui mesure l'évolution de l'activité économique hors inflation, a suivi une tendance générale à la baisse depuis 1950.

AnnéePIB (%)1950 8,6 19515,7 19523,1 19533,4 19545,7 19555,4 19565,0 19575,6 19582,8 19592,8 19608,0 19614,9 19626,9 19636,1 19646,6 19654,8 19665,2 19674,8 19684,5 19697,1

AnnéePIB (%) 1970 6,2 1971 5,3 1972 4,5 1973 6,2 1974 4,4 1975 -0,9 1976 4,3 1977 3,6 1978 3,9 1979 3,7 1980 1,7 1981 1,2 1982 2,4 1983 1,3 1984 1,6 1985 1,6 1986 2,4 1987 2,6 1988 4,8 1989 4,4

AnnéePIB (%) 1990 2,8 1991 1,2 1992 1,5 1993 -0,4 1994 2,4 1995 2,3 1996 1,4 1997 2,5 1998 3,5 1999 3,4 2000 4,1 2001 1,9 2002 1,1 2003 1,0 2004 2,9 2005 1,9 2006 2,7 2007 2,5 2008 0,4 2009 -2,8

AnnéePIB (%) 2010 2,0 2011 2,4 2012 0,2 2013 0,8 2014 1,0 2015 1,1 2016 0,9 2017 2,1 2018 1,6 2019 2,0 2020 -7,4 2021 6,9 2022 (r) 2,7 2023 (r) 1,6 2024 (r) 1,5 2025 0.8

(r): données révisées

Source principale : Insee, comptes nationaux - base 2020

Tendance générale depuis 1945

L'analyse de la croissance du PIB de la France de 1950 à 2010 fait apparaître une nette tendance au ralentissement sur les soixante dernières années. Le taux de croissance moyen passe ainsi de 5,9 % au cours des années 1960 à 4,1 % dans les années 1970. C'est cependant la décennie 1980 qui voit le véritable décrochage de la croissance française : entre 1980 et 1989, cette dernière n'atteint plus que 2,4 % en moyenne. Les décennies 1990 (+2,0 %) et 2000 (+1,4 %) confirment ce ralentissement du rythme de la croissance.

Les Trente Glorieuses (1945-1974) Si les années de la Reconstruction correspondent à une période de forte croissance, celle-ci s'avère limitée en volume du fait du niveau élevé de l'inflation : proche de 50 % entre 1945 et 1948, elle demeure encore supérieure à 10 % entre 1951 et 1953 puis en 1958. La croissance moyenne s'établit toutefois à près de 4,8 % entre 1950 et 1959. À partir de 1959, l'inflation est maîtrisée. De 1960 à 1974, la France connaît une période de forte croissance économique (+5,7 % par an en moyenne) fondée sur le dynamisme de la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. Le dynamisme de son économie lui assure, dès 1973, le statut de économique mondiale.

La fin des Accords de Bretton Woods et la crise de 1973-1984

La suspension de la convertibilité du dollar en or le par les États-Unis et l'écroulement du système des taux de change fixes en avec l'adoption du régime de changes flottants confirmé le par les accords de la Jamaïque mettent fin au système monétaire international organisé. Ils ont pour conséquence une plongée du dollar et des pertes importantes pour les pays comme l'Allemagne qui avaient accumulé des dollars ou les pays exportateurs de pétrole dont les cours sont libellés en dollars. La crise est déjà installée avant que le premier choc pétrolier ne vienne la renforcer. Plus grave crise depuis 1929, elle touche tous les pays de l'OCDE.

L'économie française connaît un violent ralentissement qui se traduit, en 1975, par une année de récession : le PIB cède alors 1,0 % en volume. La brève embellie qui s'ensuit de 1976 à 1979 (+3,8 % en moyenne) constitue déjà un net infléchissement par rapport aux Trente Glorieuses. Le deuxième choc pétrolier n'a pratiquement aucun effet sur la conjoncture globale. L'embellie se termine par la décision de la Réserve fédérale des États-Unis (FED) sous la conduite de Paul Volcker de diminuer l'inflation. Celle-ci est vaincue au prix d'une lourde récession en 1982-1983. L'arrivée en France d'une coalition socialo-communiste avec François Mitterrand se caractérise par une série de mesures économiques à rebours des autres pays et par des relances keynésiennes qui ne fonctionnent pas. Confronté à une forte hausse de la dette et à une importante dégradation des comptes publics intérieurs et extérieurs, le gouvernement Mauroy doit faire demi-tour. De 1980 à 1985, la croissance française tombe à 1,6 % par an en moyenne. La France entre durablement dans l'ère du chômage de masse.

Années 1985-1990 Le gouvernement Fabius puis le gouvernement de cohabitation Chirac-Balladur reviennent sur la plupart des mesures structurelles prises par les gouvernements Mauroy. Les bénéficient à plein d'une phase de haute conjoncture de l'économie mondiale. Le dollar est au plus haut et donne un avantage de change à l'économie exportatrice française. Entre 1986 et 1990, le PIB croît en moyenne de 3,4 %.

Contrecoup de la crise mondiale (1991-1993) Le gonflement de l'économie mondiale par la dette a pour conséquence les sévères corrections que sont le krach d'octobre 1987 des marchés obligataires et des marchés d'actions et l'éclatement de la bulle spéculative japonaise. Les répercussions de la crise se font sentir en 1990-1991 dans les pays anglo-saxons et s'étendent en 1991-1993 à l'ensemble du monde. La crise est extrêmement dure en Europe et dans le monde, un peu moindre aux États-Unis qui ruinent leurs créanciers en dollars. Au Royaume-Uni, en Suède et en France, la spéculation immobilière portant notamment sur les bureaux et alimentée par les banques, devenue très forte durant les trois années précédentes, se retourne brusquement. En France, l'activité économique connait un fort ralentissement (+0,7 % de croissance en moyenne).

Nouvelles technologies (1994-2000) En 1994, la reprise mondiale se manifeste (+2,0 % annuels entre 1994 et 1997). La reprise est amplifiée par le « boom » des nouvelles technologies à l'aube du IIIe millénaire (+3,6 % en moyenne de 1998 à 2000).

L'atonie (2001-2003) Néanmoins, dès 1996; les premiers tremblements monétaires se sont fait sentir. La crise des pays émergents qui touche toute l'Asie du Sud-Est, puis l'Inde. le Brésil et la Russie en 1998 est une crise typique des changes flottants. Elle touche violemment l'Argentine dont le système bancaire est en faillite technique provoquant une grave crise économique et sociale (1998-2002). L'Europe au contraire a bénéficié à plein de l'effet stimulant de changes dévalués.

Le gouvernement Jospin qui a bénéficié de cette période de forte croissance prend une série de mesures (loi des 35 heures, mesures concernant le marché du travail).

L'année 2001 marque le début d'une nouvelle période de ralentissement économique : l'éclatement de la bulle internet et le manque de compétitivité de la France vis-à-vis des pays européens qui, comme l'Allemagne sous la direction de Gerhard Schröder, ont procédé à des mesures inverses conduisent à trois années d'atonie (+1,3 % en moyenne de 2001 à 2003).

La croissance retrouvée (2004-2007) Dès 2004 toutefois, la croissance retrouve son dynamisme avec une augmentation moyenne du PIB de 2,3 % entre 2004 et 2007.

La crise de 2008 (2008-2013) À partir de l'automne 2008, la crise économique mondiale de 2008 frappe l'économie mondiale. La France entre en récession en 2009, son PIB se contractant de 2,9 %. Au total, sur la période 2008-2013, le PIB ne croît que de 0,3 % par an en moyenne.

En , l'Insee intègre le trafic de stupéfiants dans le calcul du PIB à la demande de l'office européen de statistique Eurostat, rubrique Les Décodeurs.. Cette « manne », selon Le Parisien, représente par an, soit un peu plus de 0,1 % du PIB..

La crise de 2020 À la suite du confinement engendré par la pandémie de Covid-19, la Banque de France estime une perte de pour l'économie française, avec une activité réduite de 27 % en avril...

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