Gil Blas est un quotidien de la presse écrite française, fondé par Auguste Dumont et qui a paru de à .

D'abord quotidien jusqu'au , il paraît épisodiquement du à Notice BNF. Son supplément hebdomadaire, Gil Blas illustré, fut sans doute à l'origine d'une partie de son succès.

Histoire du titre gauche|vignette|redresse|Alain-René Lesage : Histoire de Gil Blas de Santillane, Librairie de la BNF, Paris, 1880 Né dans les débuts agités de la Troisième République, Gil Blas emprunte son titre à lHistoire de Gil Blas de Santillane (1715), un roman picaresque d'Alain-René Lesage mettant en scène un pauvre diable confronté aux différences sociales, livre qui eut un énorme succès en son temps.

Le fondateur du journal, Auguste Dumont, qui avait accumulé une grande expérience de la presse, annonce dans son programme : . La devise du journal devient « Amuser les gens qui passent, leur plaire aujourd'hui et recommencer le lendemain », une citation de Jules Janin, préfacier de la réédition du roman de Lesage.

Le premier numéro sort le , sous la direction d'Auguste Dumont. Le prix de lancement est de 15 centimes pour 4 pages. Le siège parisien est situé 19 boulevard des Capucines. Quatrelles est le premier écrivain à inaugurer une série de romans feuilletons. Après des débuts difficiles, Gil Blas trouve son public.

vignette|gauche|L'homme au Gil Blas,Gustave Caillebotte, 1880,collection privée, vente 2002. Le peintre Caillebotte représente en 1880 son ami Richard Gallo assis dans le parc Monceau. Il tient un exemplaire du quotidien qui défendait souvent les travaux de « l'école naturaliste », notamment ceux d'Émile Zola tout au long des années 1880.

Gil Blas, supplément hebdomadaire illustré vignette|« A l'eau ! » par Théophile Alexandre Steinlen dans Gil Blas Illustré (1896). À la suite de la mort d’Auguste Dumont en , Gil Blas est repris par l’imprimeur Éloi Dubuisson qui crée le un supplément hebdomadaire, titré un mois plus tard, le Gil Blas illustré'''. Vendu 5 centimes, comportant des illustrations originales en couleurs, il sert de prime aux abonnés. En 1892, le banquier Victor Antoine Desfossés en devient l'administrateur principal.

Les ventes commencent alors à décoller : le tirage, qui a débuté à exemplaires, passe à plus de en . Le supplément propose parfois des chansons, entre autres d'Aristide Bruant, Léon Xanrof, Marcel Legay et Yvette Guilbert, mais aussi des poèmes, dont « Première Soirée » d'Arthur Rimbaud, dans son numéro du dimanche , quelques semaines après sa mort.

Des romans paraissent régulièrement en feuilletons notamment Au Bonheur des Dames (1882-1883), Germinal (1884) et L'Œuvre d'Émile Zola, ou X... roman impromptuParu dans le Gil Blas du au , écrit à dix mains, par Georges Courteline, Jules Renard, George Auriol, Tristan Bernard et Pierre Veber. En outre, durant cette période, le journal publie beaucoup d'articles et de contes de Guy de Maupassant.

En 1896, alors qu'il vit à Paris, Albert Langen a l'idée de lancer en Allemagne Simplicissimus en s'inspirant du Gil Blas illustré sur les conseils de son ami le dessinateur Steinlen.

Évolution Au début des années 1890, le journal est devenu potentiellement très rentable et intéresse des investisseurs venus du monde de la finance, tel l'agent de change Victor Antoine Desfossés. En 1911, avec l'arrivée de Pierre Mortier, le quotidien passe à 6 pages et le prix de vente descend à 10 centimes. Le journal, comme beaucoup d'autres titres, suspend sa parution une première fois le lendemain du , avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Mortier relance le journal le et en reste le patron jusqu'en .

Directeurs successifs vignette|redresse|Action de la S. A. du Gil Blas en date du 14 novembre 1881. Auguste Dumont, de 1879 à Éloi Dubuisson, imprimeur Victor Antoine Desfossés à partir de 1892 René d'Hubert Jean Albiot, de à Jules Guérin, rédacteur en chef de janvier 1892 à 1894 Fernand Xau (1852-1899), ancien imprésario de Buffalo Bill lors de la tournée française du Buffalo Bill's Wild West Show. Il a créé le quotidien Le Journal Francis Chevassu Antonin Périvier, de 1903 à 1909 Paul Ollendorff, de 1903 à 1911 Henri de Noussanne et Pierre de Maroussein en 1909, épisodiquement Pierre Mortier de 1911 à 1917, puis 1921-1940

Plumes notoires

Dessinateurs notoires

Regard critique

Zola et le Gil Blas

Aujourd'hui

Galerie

Notes et références

Liens externes

Contes de Gil Blas, par Banville, Maupassant, Silvestre et al. , recueil de nouvelles parues dans Gil Blas'' entre le et le

Catégorie:Presse écrite disparue en France Catégorie:Titre de presse créé en 1879 Catégorie:Titre de presse disparu en 1940