La Société des transports intercommunaux de Bruxelles généralement abrégée STIB, en néerlandais (MIVB), est un organisme d'intérêt public bruxellois de transport en commun.
Fondée en 1954, cette société est l'opérateur principal de transport public à Bruxelles. En , la STIB exploite un réseau de de métro (), de tram () et 51 lignes de bus ().. Son réseau s'étend sur les de la Région de Bruxelles-Capitale () ainsi que de la périphérie bruxelloise. La fréquentation du réseau est de de voyageurs par an. (2019).
La STIB passe tous les cinq ans un contrat de gestion avec la Région de Bruxelles-Capitale pour fixer ses objectifs stratégiques (mission, production kilométrique, parts de marché) et déterminer le montant du subside.
Sur le plan stratégique, la STIB est conseillère de la Région. Sur le plan tactique (déterminer le réseau à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs) et opérationnel (exploitation, commercialisation), la STIB dispose d'une assez forte autonomie, la Région devant néanmoins marquer son accord pour les modifications du réseau.
Histoire La Société des transports intercommunaux de Bruxelles naît le sous la forme d'une Intercommunale par association de la Société anonyme « Les tramways bruxellois » (TB) avec l'État belge, la province de Brabant et vingt et une communes bruxelloises.. La Société anonyme « Les autobus bruxellois » (AB) disparaît à cette date, la STIB devenant l'exploitant unique des tramways et des autobus.
La STIB fait suite au « comité provisoire de gestion des transports urbains de l'agglomération bruxelloise (TUAB) » créé le en raison de l'expiration des concessions des Tramways bruxellois et dans l'attente de la constitution d'une nouvelle société. En 1978, l'État rachète les parts des TB.
Avec la régionalisation de la Belgique, les transports en commun deviennent une compétence régionale : ainsi la STIB passe sous la tutelle de la région de Bruxelles-Capitale, ce nouveau cadre juridique est formalisé par l'ordonnance du relative à l'organisation des transports en commun dans la Région de Bruxelles-Capitale. Les statuts de la société ont été approuvés par l'arrêté de l'exécutif de la région de Bruxelles-Capitale du (paru au Moniteur belge le )Ordonnance 22.11.1990.. Bien qu'il s'agisse à présent d'une société régionale, elle conserve son nom traditionnel incluant l'expression « transports intercommunaux ».
La Société des transports intercommunaux de Bruxelles thumb|right|T3000.
L'entreprise Missions La Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) est chargée d'exploiter le service public de transport en commun au sein de la Région de Bruxelles-Capitale.
Elle s'occupe de : assurer le déplacement en transport public, selon des règles fixées par le contrat de gestion liant la STIB et la Région () ; commercialiser ces services : vendre des titres de transport, gérer les recettes qui en découlent ; gérer au mieux ses ressources financières : couvrir les besoins de financement par les ressources financières générées par son activité et celles prévues par la région ; apporter ses compétences « transport » au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale ; adapter ses services et moyens aux évolutions de son environnement : attentes des clients, flux de déplacements, techniques… ; réagir au vandalisme et lutter contre la fraude ; assurer la coordination avec les autres sociétés de transport public (TEC, ) et les autres moyens de transport, ainsi que la prise en compte des groupes représentatifs des clients.
Le conseil d'administration et la direction générale Thomas Ryckalts, président du conseil d'administrationSource : Région de Bruxelles-Capitale / Organismes régionaux / STIB. Moustapha Budchich, vice-président du conseil d'administration Brieuc de Meeûs, administrateur-directeur général Tamara De Bruecker, directrice générale adjointe
Sur présentation des trois organisations syndicales représentatives du personnel de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles, sont nommés administrateurs : Donatella Balbo (CGSP) Marc Pickman (CGSLB) Mostafa Akel (CSC)
Sont nommés administrateurs dans le rôle linguistique français : Dounia Allali Jean-François Bairot Rachid Ben Salah Moustapha Budchich Olivier Coppens Valentine Delwart Anna Hovsepyan Ilona Lallemand Stéphane Peycker Stéphanie Roland
Sont nommés administrateurs dans le rôle linguistique néerlandais : Cem Aydogan Flo Flamme Mathias Gyselen Thomas Ryckalts N. (encore à désigner)
Accusation de fraude et emplois fictifs
En 2021, plusieurs personnalités politiques libérales accusent la société de fraude et exigent un audit approfondi de la société. La STIB estime le contraire, une plainte a été déposée auprès d'un juge d'instruction et la STIB se constitue partie civile... La notion d'emploi fictif étant dans ce cas le fait de bénéficier d'un emploi (contrat de travail, etc.), d'en toucher la rétribution afférente (salaires, etc.) sans pour autant effectuer les tâches que justifierait ce travail..
Identité visuelle À sa création en 1954, la STIB hérite de la flotte des Tramways bruxellois, dont les véhicules sont peints en "jaune primerose".. Cette teinte sera remplacée par le jaune canari sur les tramways en 1991, et comme couleur officielle de la société en 1992, date à laquelle est adopté son logotype actuel, dessiné par l'agence INOV.. Ce logo est composé d'un rectangle bleu et rouge incliné de 12,5 degrés ainsi que des sigles STIB et MIVB dans la typographie Syntax. Le jaune canari, le bleu et le rouge deviennent en 1992 les couleurs de la flotte de la STIB.
En 2005, la STIB commence à renouveler de son identité visuelle avec la livraison du premier T3000, un nouveau tram à plancher surbaissé. Ce nouveau véhicule dessiné par le designer Axel Enthoven entraîne un changement pour l'identité visuelle de la STIB qui, profitant de la livraison de ces motrices, opte pour des coloris métallisés gris-cuivre. La repeinture de la flotte débute en - conférence de presse exposant les premiers véhicules repeints au Heysel le - et s'achève en 2009.
L'ensemble de la communication est revue avec, notamment, l'utilisation d'une police de caractère spécifique à la STIB, la Brusseline, dessinée par Eric de Berranger et inspirée par sa grande sœur parisienne, la Parisine (elle dessinée pour la RATP par Jean François Porchez). Cette nouvelle police est utilisée entre autres pour la signalétique métro, sur les plaques d'arrêts, sur les plans et imprimés édités par la STIB, sur les avis destinés aux voyageurs et sur les afficheurs de destination des nouveaux véhicules.
La STIB met également en place une nouvelle charte graphique pour ses imprimés destinés aux voyageurs. Ceux-ci sont surmontés d'un en-tête rouge courbé directement inspiré des courbes Art nouveau du T3000.
L'inspiration du renouveau de l'image de la STIB mélange volontairement des éléments formels retenus de l'Art nouveau comme étant emblématiques de Bruxelles. et d'autres éléments formels dérivés du monde automobile actuel comme les couleurs métallisées et l'apparence des matières intérieures des véhicules. Ces choix prennent leur origine, entre autres, dans la campagne « Les voitures de demain ». (1996) et sont amplifiés avec cette nouvelle image par Alain Flausch, directeur de la STIB de 2000 à 2011 et ancien publicitaire..
Infrastructure Avec le tramway de Liège, la STIB est le seul réseau belge de tramways et de métro à voie normale (), ce qui permet des raccordements industriels avec Infrabel, utilisés principalement pour la livraison des rames de métro. Les autres tramways et métros belges (aujourd'hui De Lijn (à Gand, à Anvers et à la côte), le TEC-Charleroi, et dans le passé SNCV, MIVG (Gand), MIVA (Anvers), STIC (Charleroi) et STIV (Verviers)) étaient ou sont à voie métrique. Dans le passé, certaines portions de ligne étaient communes à la STIB et à la SNCV avec une infrastructure à trois rails.
Les tramways de Bruxelles (pré-métro inclus) sont alimentés par caténaire à tandis que les lignes de métro sont alimentées par un troisième rail latéral surélevé à . Selon la géométrie des lieux, et entre autres en fonction de la présence d'aiguillages, le troisième rail peut indifféremment se trouver à gauche ou à droite de la voie.
Dépôts thumb|right|Dépôt de trams de Molenbeek.
Les dépôts suivants sont (ou vont bientôt être) en service. Les chiffres en regard de chaque dépôt indiquent les numéros d'indice visibles en noir sur blanc sur une petite plaque accrochée en haut de la vitre d'angle avant, à l'intérieur : par exemple, les trams du dépôt Avenue du Roi portent des indices allant de 100 à (en théorie) 199. (Comme ces indices s'entendent par ligne et qu'il n'y a jamais 100 véhicules d'un même dépôt sur une même ligne, en pratique ces numéros ne montent pas aussi haut.) Chaque couple ligne-indice correspond à un "service" ayant un horaire bien défini, de la sortie du dépôt jusqu'au retour au dépôt, sans tenir compte des éventuels remplacements de conducteur.
Bus Marly [ 5.. ] av. de Tyraslaan,100 - 1120 Neder-Over-Heembeek Petite-Île [ 6.. ] Bd. industriel, 14 - 1070 Anderlecht Jacques Brel [ 7.. ] Rue Nicolas Doyen, 1 - 1080 Molenbeek-Saint-Jean Delta [ 8.. ] Bd. des invalides, 224 - 1160 Auderghem Haren [ 9.. ] Houtweg, 99 - 1130 Haren
Tramway Saint-Gilles (avenue du Roi) [ 1.. ] Molenbeek (rue d'Enghien) [ 2.. ] Haren (Houtweg) [ 3.. ] Ixelles (avenue de l'Hippodrome) [ 4.. ] Marconi (chaussée de Ruisbroek) [ 5.. ] Schaerbeek (chaussée de Haecht) [ 6.. ] Woluwe (avenue de Tervueren) [ 7.. ]
Métro Jacques Brel [ 3.. ] rue Nicolas Doyen, 1 - 1080 Molenbeek-Saint-Jean Erasme [ 7.. ] Bd. Henry Simonet, 3 - 1070 Anderlecht Delta [ 9.. ] Bd. des invalides, 224 - 1160 Auderghem Haren (futur)
Réseau thumb|right|L'ancienne ligne 3, remplacé par la ligne 10.
Généralités thumb|right|M6 «BOA» sur la ligne 5.Le réseau est exploité tous les jours de l'année de à , même si certaines lignes ont une amplitude de service plus restreintes. Les nuits du vendredi au samedi et du samedi au dimanche, de à , un réseau de bus de nuit, baptisé Noctis est exploité.
Métro
Le métro de Bruxelles est l'un des nombreux moyens de transport en commun desservant la capitale. Il possède quatre lignes en site propre, dont les lignes 1 et 5 ont un tronçon commun de et les lignes 2 et 6 égalementMesures , site de la STIB.. Les lignes totalisent une quarantaine de kilomètres de voies, dont souterraines.. Une cinquième ligne (ligne 3) est en cours de transformation de prémétro en métro.
Tramway thumb|right|T4000 sur la ligne 23, actuelle ligne 7. thumb|right|L'ancienne ligne 22.
Bruxelles a aujourd'hui un réseau très vaste et dense (), et celui-ci va encore être étendu. Certaines lignes sont aménagées en prémétro grâce à des tunnels. Contrairement à Anvers, La Haye et Charleroi, les principales lignes de métro léger sont devenues des lignes de métro lourd.
Bus
thumb|right|Citaro G sur la ligne 12. vignette|Autobus électrique eCitaro sur la ligne 46. Bruxelles possède un réseau d'autobus très vaste et dense de desservant l'ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale ainsi qu'une dizaine de communes de Flandre. Outre le réseau de base, on retrouve des lignes ne circulant qu'en heures de pointe ou uniquement la journée, et depuis le , un réseau de nuit nommé Noctis roulant les samedis et dimanches de à .
Informations statistiques
Vitesse commerciale constatée : Métro : Tram : Bus : par l'augmentation du nombre de « sites propres », c'est-à-dire des bandes de circulation réservées aux véhicules de la STIB, soit marquées par un damier au sol, soit complètement isolées des voies de circulation destinées aux automobiles.
Numérotation des lignes du réseau