Le Parti communisteManifeste du Parti Communiste, Section française de la 3e Internationale, L’Internationale, n°16, 7 Juin 1919 et est une organisation politique fondée en mai 1919 sous l'impulsion de Raymond Péricat, secrétaire du Comité de défense syndicaliste (CDS) au sein de la CGT. Éphémère parti politique, il disparaît en .

Histoire

En 1918, la Première Guerre mondiale fait rage en Europe. Sur le territoire de la République française, l'Union sacrée, qui s'est formée durant les premiers jours du conflit mondial, doit faire face à des actions d'opposition à la guerre menées par divers groupes pacifistes.. Parmi ceux-ci, se distingue une fraction minoritaire du syndicat CGT : le comité de Défense syndicale (CDS). Le CDS, que dirige, depuis , le syndicaliste Raymond Péricat., organise et entretient des grèves, et, porté par le souffle de la révolution russe, se prépare à donner une issue révolutionnaire à l'agitation ouvrière...

Lorsque, fin 1918, la guerre prend fin, le CDS se remobilise pour mettre l'appareil syndical auquel il appartient au service de son projet révolutionnaire.. La , créée en , encourage Péricart à fonder, le , une section française de cette instance : le Parti communiste .. Sa publication, Le Communiste, créée par son secrétaire général Jacques Sigrand, se proclamait « Organe Officiel du Parti Communiste et des SOVIETS adhérant à la Section Française de la de Moscou, des Conseils Ouvriers, de Paysans et de Soldats »Facsimilé de la « une » de l'hebdomadaire Le Communiste du novembre 1919. Il est organisé en soviets et en compte 32, concentrés dans la région parisienne.

Ce premier Parti communiste est proche à la fois de l'ultra-gauche marxiste et de l'anarchisme. Raymond Péricat invite d'ailleurs les collaborateurs du Libertaire à y adhérer.

Ce rassemblement d’« ultra gauche » a alors une orientation assez éloignée des thèses bolcheviques. Il refuse la discipline imposée dans les partis politiques classiques et s’interdit de présenter des candidats aux élections.

Il est cependant traversé par des oppositions fortes, d'orientations et de personnes. Ainsi, en novembre, le secrétaire général Sigrand est contraint à la démission. Celui-ci recrée un parti communiste en ou relance le précédent moribond, selon les sources « Le mouvement anarchiste en France 1917-1945», par David Berry, maître de conférences au Department of Politics, History & International Relations à l’université de Loughborough (Royaume-Uni), édition commune des éditions Noir & Rouge et des éditions libertaires, qui revendique environ , mais disparaîtrait en septembre .

La majorité de ce PC devient, sous l’impulsion de ses éléments libertaires, majoritaires, la Fédération communiste des soviets (FCS) en . Celle-ci est co-dirigée par Marius Hanot et Alexandre Lebourg. Des collaborateurs réguliers du Libertaire adhèrent à l’une ou l’autre de ces organisations en même temps qu’à la Fédération anarchiste.

Le premier PC est auto-dissout en , pour devenir un groupe d’études, après une série de scissions et de dissensions internes .

Le Parti communiste français, né en 1920 au congrès de Tours, va faire le chemin inverse en se débarrassant des éléments ultra-gauche, anarchisants ou des syndicalistes révolutionnaires.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

Liens externes Textes de la gauche communiste française (1919-1920), sur archivesAutonomies.org.

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