Marcel René Stürmel, né le à Mulhouse dans le Haut-Rhin et mort le dans la même villeÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est un homme politique français.

Biographie thumb|left|Procès des autonomistes alsaciens (1928) Cheminot de profession, il est un militant ardent de la cause autonomiste alsacienne, qu'il défend notamment par ses nombreux articles publiés dans le Courrier alsacien (« Elsässer Kurier »). Il milité également à l'Union populaire républicaine, le grand parti social-chrétien alsacien de l'Entre-deux-guerres. En 1928, le gouvernement français mène un dure combat contre les visées des autonomistes alsaciens. De nombreux militants de l'UPR sont alors accusés d'avoir conspiré contre le gouvernement légal, et inculpés. Marcel Stürmel est acquitté mais ses camarades Eugène Ricklin et Joseph Rossé, députés, sont déchus de leur mandat.

Marcel Stürmel, déjà conseiller général de Dannemarie se porte candidat au titre de l'UPR à la succession de Ricklin. Triomphalement élu dès le premier tour, il rejoint le petit groupe conservateur des Députés indépendants. Réélu en 1932 et 1936, il adhère successivement aux groupes des Républicains du centre, puis des Indépendants d'action populaire, qui tentent d'organiser à la Chambre des députés la mouvance sociale-chrétienne de l'est de la France.

Il intervient essentiellement sur les questions relatives à l'Alsace, et se fait l'avocat d'une organisation de type fédérale pour la France, fondée sur des régions plus autonomes, libres d'organiser le culte et l'usage des langues régionales ainsi qu'elles l'entendent.

En , il est arrêté sous l’inculpation d’atteinte à la sûreté de l’État et emprisonné à Nancy. Encore prisonnier le , il ne peut prendre part au vote sur la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il est libéré sur injonction de l’Allemagne courant juillet, et signe, le , le manifeste des Trois-Épis qui demandait l’intégration de l’Alsace au Troisième Reich.

De à , il est référendaire du bureau de l’agriculture et de l’approvisionnement pour le Haut-Rhin.

En , il est nommé conseiller municipal et adjoint au maire de Mulhouse Paul Maas, nommé par l'administration nazie.

Il ne retrouve pas le chemin du Parlement après la Seconde Guerre mondiale.

Il est arrêté en . Le , la cour de justice de Mulhouse le condamne à huit ans de travaux forcés, à vingt ans d'interdiction de séjour, à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de ses biens présents et à venir jusqu'à concurrence de 330.000 francs, pour intelligence avec l'ennemi et atteinte à la sûreté extérieure de l'État.

Libéré le , il est amnistié en 1954 en application d'une des lois d’amnistie de 1953.

Sources

Voir aussi Bibliographie Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, article de Christian Baechler, vol. 36, p. 3821

Liens externes

Marcel Stürmel sur le site de l'Assemblée nationale Le journal de prison de Marcel Stürmel sur Hewwemi.net

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