La est une ligne du réseau métropolitain lyonnais, dont le premier tronçon a ouvert lors de l'inauguration du réseau, en 1978.

Cette deuxième ligne relie la ville de Villeurbanne, depuis la station Charpennes - Charles Hernu, à la commune de Saint-Genis-Laval, avec la station Hôpital Lyon Sud, en passant par les villes d’Oullins-Pierre-Bénite et de Lyon, dont la rive gauche est traversée par la ligne.

Avec une longueur de , il s'agit de la deuxième plus longue ligne du réseau, derrière la ligne D, mais devant la ligne A.

Conçue comme une antenne de cette dernière, elle a connu quatre prolongements entre 1981 et 2023, ce qui en fait, et de loin, la ligne du réseau ayant connu le plus de prolongements.

Il s'agit d'un métro sur pneumatiques à conduite automatique.

Histoire

Chronologie Le , inauguration de la ligne B du métro entre Charpennes et Part-Dieu. Le , mise en service commercial de la ligne. Le , mise en service du prolongement de Part-Dieu à Jean Macé. Le , prolongement de Jean Macé à Stade de Gerland. Le , prolongement de la ligne de Stade de Gerland à Gare d'Oullins. Le , mise en service des 4 premiers MPL 16. Le , la ligne B devient intégralement automatique. Le , prolongement de la ligne de Gare d'Oullins à Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud.

Détails Naissance et construction de la ligne B thumb|200px|droite|MPL 16 à la station Place Guichard - Bourse du Travail (2022). Lors de la conception de la première ligne du métro lyonnais, la desserte de la gare des Brotteaux, alors gare principale de Lyon, s'est avérée problématique. Elle était en effet située quelques centaines de mètres au sud en retrait du tracé, alors que la ligne A devait poursuivre vers l'est en direction de Villeurbanne. La solution imaginée est alors un triangle entre les stations Masséna et Charpennes permettant aux trains de desservir la gare grâce à un rebroussement.. À la demande de l'État, cette antenne est ensuite prolongée d'une station au sud jusqu'à La Part-Dieu, où une importante opération d'urbanisme est prévue. Le projet à long terme est de former une boucle complète dans le centre-ville sur laquelle viendraient se brancher les différentes lignes.

La construction du centre commercial de la Part-Dieu va permettre la réalisation anticipée d'une première station et d'un tunnel prototypes entre 1969 et 1973, qui serviront de modèle pour l'ensemble du futur métro lyonnais.

Cependant, à la demande de l'État, un changement de dernière minute a lieu en 1973. Afin de réduire le coût de la première phase, l'antenne de Charpennes à Part-Dieu devient une ligne indépendante : c'est la naissance de la ligne B. La construction du triangle de raccordement est repoussée et sera finalement abandonnée. Seul vestige du projet initial, la station Charpennes est construite au même niveau que la ligne A et le raccordement est réduit à une voie pour insérer le quai de la ligne B dans l'espace restant.

Le reste de la ligne B est construit à partir de 1974 principalement selon la méthode de la tranchée couverte. Elle est inaugurée avec ses trois stations en même temps que la ligne A, le .

Prolongement à Jean Macé thumb|200px|droite|La station Jean Macé.

L'installation de la nouvelle gare SNCF et le développement du quartier de la Part-Dieu incitent rapidement à la réalisation d'un premier prolongement de la ligne vers le sud de l'agglomération au niveau de la place Jean-Macé, dans le . Ce projet, qui rencontre peu d'oppositions et ne présente pas de difficultés techniques particulières, permet de renforcer l'intérêt de la courte ligne B. Les travaux se déroulent entre 1978 et 1981 avec la construction de trois nouvelles stations. L'ensemble du prolongement est établi à fleur de sol, sauf la station Saxe-Gambetta, qui est construite plus en profondeur afin d'anticiper la future correspondance avec la ligne D. Au niveau de l'îlot Servient, le tracé est volontairement choisi pour entraîner la reconstruction d'immeubles insalubres situés au dessus du tunnel.

Prolongement à Stade de Gerland 200px|right|thumb|Rame MPL 75 à la station Stade de Gerland – Le LOU.

Envisagé dès les années 1970, le lancement d'un prolongement au sud vers le quartier de Gerland est décidé en 1996. Motivé par la desserte du stade de Gerland et la requalification dans cet ancien quartier industriel, elle comprend trois nouvelles stations : Place Jean Jaurès, Debourg et Stade de Gerland. Celles-ci se distinguent par leur architecture contemporaine qui rompt avec les codes des stations antérieures. Un espace pour une quatrième station baptisée Lortet est réservé dans le tunnel au niveau de la rue éponyme, mais demeure inutilisé à ce jour. La construction de cette extension, qui n'a pas posé de difficultés particulières, s'est poursuivie selon la méthode de la tranchée couverte. La section nouvelle est inaugurée le par le maire de Lyon, Raymond Barre.

Prolongement à Gare d'Oullins thumb|200px|Le tunnelier Agathe prêt à percer, au parc Henry-Chabert. thumb|200px|Le tube creusé en Le prolongement de la ligne à la gare d'Oullins est engagé en , sur la base d'un projet élaboré depuis 1989 à l'initiative de Michel Noir, et mis en service fin 2013. Le projet a un coût de 222 millions d'euros hors taxes pour un prolongement de de ligne (incluant la réalisation d'une traversée sous-fluviale sous le Rhône)Prolongement de la ligne B à Oullins sur le site du Sytral.

Il relie la gare d'Oullins à la station Part-Dieu en moins de 15 minutes et allège appréciablement le trafic dans Oullins et la Mulatière. Le SYTRAL compte en effet 22 000 voyageurs par jour dans la nouvelle station (et estime à par jour la réduction du trafic automobile, soit une économie de de par an). Le prolongement est financé par le SYTRAL, et bénéficie d'une subvention de l'État de 5,5 millions d'euros (soit 2 % du projet), obtenue au titre du Grenelle de l'environnement.

La station nommée Plaine des Jeux de Gerland est créée, mais n'est pas desservie. Elle est clairement visible depuis qu'il est possible de se mettre à l'avant du métro. Elle a servi initialement à la descente du tunnelier vers Gerland.

Le passage sous le Rhône se fait dans un tunnel unique pour les deux sens de circulation du métro. Les travaux de construction du tunnel ont été réalisés par un groupement d'entreprises piloté par Chantiers Modernes (groupe Vinci). Le forage est réalisé par un tunnelier, construit par la société Herrenknecht A.G..

Le percement du tunnel sous-fluvial commence en et s'achève le , date à laquelle le tunnelier atteint la station Gare d'Oullins, après cinq mois de creusementLe Progrès de Lyon du , article: Métro à Oullins : la ligne B voit enfin le bout du tunnel. L'excavation de de diamètre permet la réalisation d'un tunnel de de diamètre interne. Le tunnel présente une rampe maximale de 60 ‰ et atteint une profondeur maximale de sous le lit du fleuve (soit environ sous la surface du Rhône). Le sous-sol est essentiellement constitué d'alluvions et de molasses. Au-delà du terminus, situé à la Saulaie, dans un site de dépendant des anciennes installations ferroviaires d'Oullins, le tunnelier a également creusé le tunnel des installations d'arrière-gare sur dans du granite jusqu'au puits Orsel dans la grand rue d'Oullins. Puis il est démonté et évacué du tunnel.

À partir du printemps 2012, sont réalisés les aménagements fonctionnels du tunnel (voie ferrée, signalisation, aménagement de la station Oullins-Gare) et le recouvrement des puits d'entrée et de sortie du tunnelier.

Un pôle d'échanges intermodal est construit sur le terminus de la ligne, comprenant : la gare d'Oullins, la station de métro, une gare routière de (), et deux parcs relais de 450 places.

La marche à blanc débute dans la nuit du au Oullins: première navette pour le métro B prolongé sur lyonpoleimmo.com.

La mise en service a lieu le à . respectant ainsi la date annoncée dès le départ du projet et marquant la succession de nombres 11 12 13 14.

Automatisation et renouvellement du matériel roulant vignette|MPL 16 à la station Brotteaux. Dans son plan de mandat 2015-2020, le SYTRAL a émis le souhait de remplacer les rames MPL 75 de la ligne B, circulant depuis son ouverture en 1978, par de nouvelles rames équipées de Pilotage automatique intégral (PAI).. L'autorité organisatrice présente en le plan Avenir Métro., dans lequel il prévoit entre autres l'automatisation intégrale de la ligne B et la commande de nouvelles rames automatiques MPL 16 fabriquées par Alstom.. La ligne B automatisée est prévue pour être équipée des nouvelles rames MPL 16, composées de deux voitures dotées d'une intercirculation, susceptibles d'être couplées afin d'obtenir un train de quatre voitures donc de plus grande capacité ; il est alors prévu d'utiliser ce procédé en heure de pointe.

À partir de , l'exploitation de la ligne est interrompue le soir de certains jours de la semaine et partiellement le week-end pour les travaux d'automatisation.... Avec la réception des premières rames MPL 16 à partir du .., l'automatisation est prévue d'abord pour 2020., mais les travaux nécessitant l'interruption partielle du trafic se poursuivent jusqu'en 2022..... À partir du , des rames intégralement automatiques (sans conducteur) à deux voitures MPL 16 circulent sur la ligne B en service commercial : dans un premier temps, uniquement le dimanche, puis à partir du , tout le week-end., et les MPL 75 semi-automatiques (avec conducteur) poursuivent l'exploitation les autres jours. Depuis le , la ligne est intégralement automatisée et équipée uniquement de rames MPL 16.. Les rames MPL 75 libérées devraient être partiellement redéployées sur la ligne A pour renforcer sa capacité.

Prolongement à Saint-Genis-Laval Une étude pour une extension vers le centre hospitalier Lyon Sud Jules Courmont et Saint-Genis-Laval avait été lancée par le Sytral. dans les années 2000. Selon une délibération du SYTRAL débattue le , les travaux commenceraient alors en 2018 pour se terminer en 2022 ou 2023 pour un coût de 300 millions d'euros avec deux stations supplémentaires : « Oullins Centre » et « Saint-Genis-Laval Hôpitaux Sud »..

La CNDP est saisie du projet par une lettre du et décide qu'il n'y a pas lieu d'organiser un débat public sur ce projet de caractère local et recommande au maître d'ouvrage d'organiser une concertation sous l'égide d'un garant qu'elle désigneraCommuniqué des décisions du . Cette concertation préalable se déroule du au Une concertation publique sur le prolongement de la ligne B du métro aux Hôpitaux Lyon Sud - 16 décembre 2014.

Le projet d'extension fait partie du plan de mandat 2015-2020 du SYTRAL adopté en SYTRAL : Plan de mandat 2015-2020 (consulté le ).. L'enquête publique s'est déroulée du au Arrêté n°E-2015-447 du prescrivant l'ouverture d'une enquête préalable à la déclaration d'utilité publique du projet de prolongement de la ligne B du métro aux Hôpitaux Lyon Sud - Préfecture du Rhône (consulté le ).. Le projet est déclaré d'utilité publique le Arrêté n° 69-2016-05-27-002 du déclarant d'utilité publique le projet de prolongement de la ligne B du métro aux hôpitaux Lyon Sud.