Michel Casseux, dit Pisseux, aussi appelé Michel Pisseux ou Michel Lepisseux, probablement né en 1794 à La Courtille et mort en 1869, est un maître d'armes et entraîneur de savate (ou boxe française) et de canne de combat. Il est à l'origine de l'ouverture de la première salle officielle de savate, vers 1825 à la Courtille, et le premier à avoir enseigné cette discipline.
Il est dépeint, dans le roman d'Edmond d'Alton-Shée de Lignières Les Mémoires du vicomte d'Aulnis paru en 1868, sous le nom de Michel Casseux.
Biographie
Élements biographiques L'état civil de Michel, dit Pisseux n'est pas connu. Un journaliste de La Mode affirme en 1831 qu'il s'appelle Michel Lepisseux et ajoute : . En 1834, le professeur de savate signe lui-même, dans le même journal, une tribune sous le nom de « Michel-Barrabas Lep..... ».
Il apparaît sous la mention dans les éditions 1839 à 1841 de l'Almanach général des commerçans de Paris, à la rubrique Professeurs d'escrime, avec deux adresses : le 32, rue des Martyrs, et le 60, rue Coquenard concernant la salle où il enseigne. Les annuaires de 1848 à 1861 le mentionnent comme , au 10 puis au 16 rue Buffaut, puis au 48 rue des Martyrs, enfin 1 rue Mairie-Montmartre .
Un article de 1831 le dit libéral et lecteur du journal Le Constitutionnel, et évoque sa femme.
Parcours
Dans le chapitre de La Boxe française historique et biographique qu'il lui consacre en 1899, le savateur Joseph Charlemont écrit :Dans Les Mémoires du vicomte d'Aulnis parus en 1868, Edmond d'Alton-Shée le renomme Michel Casseux et le décrit ainsi, dans une scène datée de 1830 :
Maîtrisant l'art du combat, Michel Pisseux, surnommé « la Terreur de la Courtille », ouvre vers 1825 sa propre salle, la première du genre, et devient professeur de savate. Il s'installe plus tard dans un quartier moins malfamé, au 10 rue Buffault, touchant désormais une clientèle plus huppée. On cite comme ayant été ses élèves le dessinateur Paul Gavarni, le duc d’Orléans, Lord Henry Seymour, fondateur du Jockey Club, ou encore Théophile Gautier. Ce dernier affirma que ID magazine, numéro 10, p.27, La savate, un sport dans l'histoire par Régent Bolduc. Michel Pisseux a aussi formé Charles Lecour qui ouvre à son tour une salle d’entraînement en 1832.
En 1842, Théophile Gautier fait paraître Le Maître de chausson, un petit traité sur la savate, dans lequel il cite le nom de Michel Pisseux. Dans Le Charivari , on lit que la brochure a été rédigée par Gautier . vignette|Anonyme, Théorie pratique sur l'art de la savate (appelée chausson ou adresse parisienne) et de la canne, avec démonstration expliquée de la leçon..., Paris, 1843 L'année 1843 marque un point d'orgue dans la notoriété du maître d'armes : publie une brochure intitulée Théorie pratique sur l'art de la savate, première codification et recensement des techniques de combats de rue et de luttes paysannes françaises. Si la brochure ne peut être attribuée avec certitude à Michel Pisseux, Joseph Charlemont indique, dans son Art de la boxe et de la canne, qu'elle a été écrite . La même année, Le Charivari publie quatre lithographies de Paul Gavarni dont trois représentent la salle de Michel Pisseux. Un des dessins figure notamment un maître d'armes face à son élève, avec sur le mur l'inscription . Selon une brève parue en 1869 dans le journal Le Lorgnon du journaliste Aurélien Scholl, le professeur représenté serait Pisseux lui-même. Sur la quatrième lithographie, une affiche placardée dans la rue indique : . Dans leur biographie de Gavarni, les frères Goncourt affirment eux aussi que Pisseux, , est bien l'homme que le caricaturiste a dessiné à plusieurs reprises. En 1843 toujours, une gravure intitulée Chez Pisseux illustre le chapitre consacré au sport dans Petites Misères de la vie humaine, publié par le journaliste Paul-Émile Daurand-Forgues et illustré par Grandville.
Michel Pisseux est recensé comme professeur de canne et maître d'escrime jusqu'au début des années 1860. En 1864, devenu miséreux, il habite dans une petite maison à Montmartre et vit de l'aumône de certains de ses anciens élèves, comme Gavarni qui le soutient jusqu'à sa mort en 1866. Michel Pisseux meurt quelques années plus tard, à l'âge de 75 ans, totalement oublié.
Bibliographie
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Naissance en 1794 Catégorie:Décès en 1869 Catégorie:Entraîneur français de boxes pieds-poings Catégorie:Boxe française Catégorie:Maître d'armes français