Les Molières (prononcé ) sont une commune française située dans le département de l'Essonne en région Île-de-France. Géographie Situation vignette|gauche|redresse|Position des Molières en Essonne.

Les Molières sont situées à vingt-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, vingt-huit kilomètres au nord-ouest d'Évry, treize kilomètres au sud-ouest de Palaiseau, quinze kilomètres au nord-ouest de Montlhéry, seize kilomètres au nord-ouest d'Arpajon, dix-sept kilomètres au nord-est de Dourdan, vingt-huit kilomètres au nord-ouest d'Étampes, vingt-neuf kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, trente-et-un kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, quarante-deux kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.

Située dans l'Essonne, à l’entrée de la vallée de Chevreuse, la commune est limitrophe du département des Yvelines.

La commune est devenue membre du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse en 2017.

Le sentier de grande randonnée GR 11D passe dans la commune.

Communes limitrophes

Géologie et relief

La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie vignette|redresse=1.4|Carte des réseaux hydrographiques et routiers de la commune. Les Molières sont drainés par des ruisseaux, dont le ruisseau de Montabé.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Choisel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Milieux naturels et biodiversité Les bois au nord du village ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'EssonneCarte des ENS des Molières sur le site du conseil général de l'Essonne. Consulté le 03/2019..

Urbanisme Typologie Au , Les Molières sont catégorisées bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'INSEE en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). +Occupation des sols. Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit10,7 %75,20Espace urbain non construit2,4 %16,93Espace rural87,0 %613,88Source : MOS-Iaurif 2008Fiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 11/11/2010.

Lieux-dits, écarts et quartiers Le lieu-dit la Cocquetière se situe un peu à l'écart du village, vers l'est. Le lieu-dit les Longs Réages se situe un peu à l'écart du village, vers le nord-ouest. Montabé, en partie sur la commune de Boullay-les-Troux La Noue

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 755, alors qu'il était de 726 en 2015 et de 690 en 2010..

Parmi ces logements, 94 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires et 3,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,3 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements aux Les Molières en 2020 en comparaison avec celle de l'Essonne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,1 %) supérieure à celle du département (1,8 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

+ Le logement aux Les Molières en 2020. Typologie Les Molières. Essonne. France entière. Résidences principales (en %)9491,682,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,11,89,7 Logements vacants (en %)3,96,68,2

Voies de communication et transports La commune est desservie par l'ancienne route nationale 838 (actuelle RD 838) reliant Versailles à Angerville et est tangentée au sud-est par la route départementale 988, un tronçpon de l'ancienne route nationale 188 qui reliait Massy et l'autoroute A 10 à la ville nouvelle des Ulis.

Toponymie L'origine du nom de la commune provient du mot latin Moleriae en 1186, Molleriæ, Mollariæ au , Esmolières en 1648Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., signifiant meulière, roche commune dans la région Consulté le 15/03/2010.. Une coïncidence veut qu'on y trouve des pierres meulières. Mais le nom des Molières est déjà attesté au , c'est-à-dire bien avant que le terme de "pierre meulière" ne soit usité en français– Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 .. Des terrains détrempés, on les appelle souvent des "mouillères", terme largement répandu dans la microtoponymie. C'est aussi ce qu'exprime le nom des Molières, localité sise au-dessous de la source d'un affluent de l'Yvette, c’est un dérivé du latin « mollis » qui signifiait « des terres qui s’égouttent mal ». La commune fut nommée Les Mollieres à sa création en 1793, l'orthographe actuelle fut introduite en 1801 dans le bulletin des lois.

Le nom de la commune ne vient donc probablement pas de Mollis, toponyme d'origine romaine signifiant : sol mou, terrain humide, mais plutôt de la pierre meulière très réputée qu'elle produisait autrefois, exportant très loin ses meules à grains. D'autres lieux portent ce nom pour la même raison, voir par exemple le calcaire de Saint-Julien-des-Molières..

Histoire Moyen Âge En 1070, Guillaume, abbé de Saint-Florent de Saumur, reçoit de l'évêque Geoffroy de Boulogne, l'église du village ainsi que celles de Gometz-la-Ville et Gometz-le-Châtel.

Temps modernes Au , le fief est acheté par la famille de Sully. De 1601 à la Révolution française, Les Molières dépendent du comté de Limours.

Époque contemporaine Le village est connu pour l'extraction du grès et de la meulière, servant à la fabrication des meules. Une forte communauté d'ouvriers italiens y vivait. Les carrières ont cessé leur activité vers 1950.

La gare de Boullay, située à la limite entre la commune et Boullay-les-Troux sur la ligne de Sceaux, a été desservie de 1867 à 1939.

Les Molières abritaient le centre émetteur du Poste Parisien du jusqu'en . Pendant la guerre il diffusa le "Radio Paris". Sa licence n'a pas été renouvelée après la guerre et le centre émetteur fut converti en centre d'écoute par l'ORTF. Désormais en friche, ce poste a accueilli des ateliers d'artistes plasticiens durant les années 2010.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne et à son arrondissement de Palaiseau après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Limours de Seine-et-Oise, puis de l'Essonne. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Gif-sur-Yvette

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Essonne.

Intercommunalité La commune est membre de la communauté de communes du Pays de Limours, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2001 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Tendances et résultats politiques

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours : Élection présidentielle de 2002 : 90,44 % pour Jacques Chirac (RPR), 9,56 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 87,50 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 03/08/2009.. Élection présidentielle de 2007 : 50,05 % pour Ségolène Royal (PS), 49,95 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 91,44 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 03/08/2009.. Élection présidentielle de 2012 : 51,67 % pour François Hollande (PS), 48,33 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 89,62 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 08/05/2012..

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours : Élections législatives de 2002 : 50,37 % pour Marianne Louis (PS), 49,63 % pour Pierre-André Wiltzer (UMP), 70,83 % de participationRésultats de l'élection législative 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 03/08/2009.. Élections législatives de 2007 : 50,85 % pour Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), 49,15 % pour Olivier Thomas (PS), 66,48 % de participationRésultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 03/08/2009.. Élections législatives de 2012 : 50,72 % pour Olivier Thomas (PS), 49,28 % pour Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), 72,98 % de participationRésultats de l'élection législative 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 21/06/2012..

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores : Élections européennes de 2004 : 36,14 % pour Harlem Désir (PS), 14,40 % pour Marielle de Sarnez (UDF), 55,29 % de participationRésultats de l'élection européenne 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 03/08/2009.. Élections européennes de 2009 : 28,03 % pour Michel Barnier (UMP), 25,66 % pour Daniel Cohn-Bendit (Les Verts), 58,53 % de participationRésultats de l'élection européenne 2009 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 03/09/2009..

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores : Élections régionales de 2004 : 57,44 % pour Jean-Paul Huchon (PS), 36,16 % pour Jean-François Copé (UMP), 74,70 % de participationRésultats de l'élection régionale 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 03/08/2009.. Élections régionales de 2010 : 57,31 % pour Jean-Paul Huchon (PS), 42,69 % pour Valérie Pécresse (UMP), 61,26 % de participationRésultats de l'élection régionale 2010 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 31/03/2010..

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours : Élections cantonales de 2001 : données manquantes.