Lévis-Saint-Nom est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie

Situation Lévis-Saint-Nom est un bourg périurbain située dans la vallée de Chevreuse, dans le département des Yvelines, dans la région Île-de-France.

Hydrographie Les sources de la rivière Yvette sont sur le hameau dénommé Yvette. L'Yvette, et son affluent le ru de Pommeret, traversent le territoire de la commune.. L'eau n'est pas toujours visible, du fait de l'enfrichement et le boisement dans les fonds de vallée..

Communes limitrophes

Transports et voies de communications Réseau routier La voirie départementale se limite à la route départementale 58 qui traverse l'est de la commune selon un axe nord-sud, menant, vers le nord, au Mesnil-Saint-Denis et La Verrière et, vers le sud-est, à Dampierre-en-Yvelines et Chevreuse.

Desserte ferroviaire Les gares SNCF les plus proches sont les gares des Essarts-le-Roi, Coignières et La Verrière.

Bus La commune est desservie par la ligne 39.27 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines en reliant la gare des Essarts-le-Roi à la gare de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trappes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Lévis-Saint-Nom est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Les Essarts-le-RoiUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Les Essarts-le-Roi comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 84,74 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 5,52 % d'espaces ouverts artificialisés et 9,74 % d'espaces construits artificialisés..

Occupation des sols détaillée Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu12,0 %101Terres arables hors périmètres d'irrigation42,0 %353Prairies et autres surfaces toujours en herbe5,8 %49Forêts de feuillus40,2 %338Source : Corine Land Cover.

Hameaux de la commune Le village s'étend sur trois kilomètres en longeant le cours de la rivière Yvette. Girouard est un hameau à l'est du village constitué de quelques demeures autour de la mairie. Yvette est au centre du village, jouxtant Les Essarts-le-Roi et à proximité de la route nationale 10. La Recette, le Pommeret, les Marronniers sont les hameaux les plus en aval et entourent l'église.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Luviciæ en 744Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., ad Levicias en 774Dans un diplôme de l'année 774, Charlemagne y confirmait la donation que le roi Pépin Le Bref, son père, avait faite en l'année 768 à l'abbaye de Saint-Denis d'une portion de la forêt d'Yveline., Lebiacum , Lebiacus au ., Saint Nom de Lévy jusqu'en 1818, en effet, saint Nom avait été donné comme patron à la paroisse dès le Sacré nom de nom, Volume III, Claude Cougoulat, page 235., puis Lévy Saint Nom jusqu'en 1943, et finalement Levis-Saint-Nom.

En effet, en 1943, sous le régime de Vichy Lévy-Saint-Nom est renommée Lévis-Saint-NomLes noms des lieux en France : essai de toponymie, Stéphane Gendron, Errance, 2003, .Renée Honvault, L’Orthographe en questions, Publication Université Rouen Havre , .Modification orthographique adoptée en 1943 afin de modifier la consonance du toponyme (suppression de l'accent final conférant une apparence de patronyme, dans le contexte de l'époque).

Pour Albert Dauzat qui ne cite que la forme Lebiacus du , il s'agit d'un type toponymique gallo-roman en -(i)acum, suffixe de localisation et de propriété qui a régulièrement abouti à la terminaison -i, notée -y normalement dans cette partie de la France. Il est précédé d'un nom de personne latin LaeviusAlbert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., à l'origine surnom et dont le sens initial est « (le) gaucher ».

Le déterminant complémentaire Saint-Nom fait référence à un saint nommé Nummius en latinAlbert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 619b., évêque d’Édesse au (Şanlıurfa en Turquie) et patron de Lévis-Saint-Nom.

Lévis est devenu déterminatif dans Castelnau-de-Lévis et Labastide-de-Lévis (Tarn), en raison de la famille des Lévis, descendante de Gui de Lévis, maréchal de Simon (IV) de Montfort et originaire de Lévis-Saint-NomErnest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume III : formations dialectales (suite) et françaises, Librairie Droz, Genève 1998, , .

Homonymie avec Levis (Yonne).

Histoire Les comtes de Lévis-Mirepoix, seigneurs de Lévis-Saint-Nom, avaient reçu du roi de France le fief du château de Montségur (Ariège) occupé par les Cathares. Après la prise du château en 1244, la possession du pog (du latin pŏdĭum, éminence) revint à Guy II de Lévis, seigneur officiel de Mirepoix depuis le traité de 1229. C'est sa famille qui bâtira l'actuel château de Montségur.

L'église date en partie du .

Il reste les débris d'un château inachevé que Jacques de Crussol avait commencé dans les premières années du .

On y trouve également les ruines d'une abbaye de bénédictins à Yvette.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de L'Yvette.

Le , Lévis-Saint-Nom est devenue la première commune de France à abandonner totalement son réseau de télécommunications en cuivre pour basculer entièrement à la fibre.

Politique et administration Liste des maires

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 29,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 30,5 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 51,53 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,68 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Enseignement Une école maternelle et primaire, « L'école des Sources », accueille tous les ans une centaine d'élèves.

Ouvert à la rentrée 2021 à la ferme des Néfliers, un ancien manoir avec de terres agricoles, Hectar est un établissement d'enseignement supérieur privé spécialisé dans la formation aux métiers agricoles sous le prisme de l'entreprenariat..

Activités festives Tous les , un feu d'artifice et un repas sont organisés afin de commémorer la Révolution française.

Économie

Culture locale et patrimoine vignette|redresse|L'église Saint-Nom-et-Notre-Dame. vignette|redresse|L'abbaye Notre-Dame-de-la-Roche. vignette|redresse|Hubert Clerget, Notre-Dame-de-la-Roche, aquarelle, Paris, BnF. Lieux et monuments L'Yvette, la rivière qui prend sa source dans la commune. Une statue de femme se baignant au milieu des herbes symbolise le départ de la rivière. L'abbaye Notre-Dame-de-la-Roche, sur la route menant au Mesnil-Saint-Denis : fondée par Guy de Lévis vers 1196, cette abbaye a été construite entre 1232 et 1250 ; les logis et communs datent du début du ; l'ensemble a été inscrit aux monuments historiques en 1926 et abrite aujourd'hui un centre éducatif et de formation professionnelle. L'église paroissiale Saint-Nom-et-Notre-Dame a été construite au et quelque peu remaniée aux s ; elle est située en dehors du village, dans une sorte de clairière dans le bois de Saint-Benoît et entourée de quelques demeures et du cimetière ; le site est classé. Un château fort fut construit au au lieu-dit le Marchais, restauré au puis vendu en 1721 au comte de Toulouse, Louis-Alexandre de Bourbon, qui le fit détruire en 1727 ; le site a été classé en 1980. Le château de La Cour Lévis, au lieu-dit la Cour, a été construit tout à la fin du à l'emplacement d'un château de la fin du détruit ; il n'est pas inscrit aux monuments historiques. Le château de La Boissière Beauchamp, au lieu-dit la Boissière, a été construit, à l'origine, au début du , puis détruit pour laisser la place, vers la fin du et le début du , à l'actuel château non inscrit. Le château de Crussol, au lieu-dit la Recette, avait commencé à être construit en 1506 et resta inachevé. Il n'en reste aujourd'hui que quelques ruines et des douves et une ferme a été établie à l'emplacement de l'ex-château.

Personnalités liées à la commune Jean-Baptiste Lazare René de Moncorps-Duchesnoy (1723-1794), homme politique né à Lévis, député de la noblesse aux États-Généraux en 1789. Félix Amiot (1897-1974), industriel français, était le propriétaire du château de La Boissière Beauchamp. Il est inhumé dans la commune. . Philippe de Lévis (vers 1150 - 1203/1204), chevalier, seigneur de Lévis-Saint-Nom, premier membre connu de la maison de Lévis, père de Guy de Lévis. Guy de Lévis, fils de Philippe de Lévis, chevalier, fondateur de l'abbaye Notre-Dame-de-la-Roche où il est enterré. Jean Marnold (1859-1935), critique musical et traducteur depuis l'allemand vers le français, ami de Maurice Ravel. Il est inhumé dans la commune.