Avoir vingt ans dans les Aurès est un film français réalisé par René Vautier et sorti en 1972.

Synopsis En , dans le massif de l'Aurès en Algérie, un commando de chasse, formé d'appelés bretons, affronte un groupe de l'Armée de libération nationale : il fait un prisonnier algérien. Le soldat français blessé au cours de l'accrochage, instituteur dans le civil, se rappelle les événements qu'il a vécus avec ses camarades au cours des derniers mois : leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis ; il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous, sauf lui, cèdent progressivement à l'escalade de la violence. Le parcours d'un militaire, ami de cet instituteur et membre de ce commando, après cette capture, occupe le dernier tiers du film, et est en partie inspiré, très librement, de celui de Noël Favrelière dont le nom est repris.

Fiche technique Titre : Avoir vingt ans dans les Aurès Réalisation et scénarioInspiré du livre Le Désert à l'aube, de Noël Favrelière, qui relate comment, à l’aube du , il a quitté son unité et libéré un prisonnier « rebelle » algérien. Publié en 1960, aux Éditions de minuit, l’ouvrage a alors été saisi et sa diffusion interdite. Il a été réédité en 2000. : René Vautier Photographie : Pierre Clément et Daniel Turban Son : Antoine Bonfanti Musique : Yves Branellec et Pierre Tisserand (chanson du générique) Montage : Nedjma Scialom Production : UPCB - Unité de production cinématographique Bretagne Format : couleur Distribution : coopérative DHR. Durée : 97 minutes Date de sortie : France :

Distribution Philippe Léotard : le lieutenant Perrin Alexandre Arcady : Noël Hamid Djellouli : Youssef Jacques Canselier : Coco Jean-Michel Ribes : le curé Alain Scoff : Le soldat Lomic Jean-Jacques Moreau : Jacques Michel Elias : Robert l'instituteur Yves Branellec : Youenn Philippe Brizard : La Marie Charles Trétout : Charles Pierre Vautier : Pierrick Alain Vautier : Lanick Bernard Ramel : Nanard

Distinctions Grand prix de la Semaine de la critique (FIPRESCI) au Festival de Cannes 1972.

Autour du film Le film a été considéré par certains comme une vision « incorrecte » de la guerre d'Algérie, avec une apologie de la désertion, et a fait l'objet de polémique encore vingt-cinq ans après sa sortie, dans le cadre d'un festival à Tourcoing en . Le général Maurice Faivre décrit le film comme « une caricature de la réalité ». Il reproche au titre sa « méconnaissance géographique » et rappelle que les commandos de chasse étaient des « soldats d’élite, volontaires pour cette mission », et non pas « des bidasses farfelus et violents », in Études coloniales, 24 novembre 2010. Pour Gilles Manceron, Avoir vingt ans dans les Aurès « est — parmi les quelques films faits en France sur la guerre d'Algérie — l'un des rares à avoir cette qualité et cette force de témoignage par rapport à l'événement »Matériaux pour l'histoire de notre temps, , octobre - décembre 2003, . Le film ressort en version numérique restaurée le .

Bande originale du film

Celle-ci sort sur un disque vinyle en deux faces :

Face A Pierre Tisserand – Nous Aussi Nous Marchions (durée 2:50) Face B Yves Branellec – Ne Mets Pas Ton Pied Dans Cette Merde (durée 2:25)

Notes et références

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