Édouard Fournier, né le à Orléans et mort le à Paris , est un homme de lettres, dramaturge, historien, bibliographe et bibliothécaire français.
Biographie Issu d'une famille d'artistes serruriers réputés, il fait de bonnes études au collège d'Orléans et fait ses débuts dans la carrière du journalisme, en 1842, en publiant quelques feuilletons littéraires dans le journal le Loiret.. Encouragé par le bon accueil reçu par cet essai, il s’occupe d’un travail d’érudition, publié en 1817, sous le titre de Souvenirs historiques et littéraires du Loiret. Se sentant du goût pour la critique, il publie, la même année, une étude sur la Musique chez le peuple ou l'Opéra national, son passé et son avenir, travail qu’il a complété, par la suite, avec Léon Kreutzer, par un essai sur l’Art lyrique au théâtre (1849)..
Tout en publiant de très nombreuses études historiques, littéraires, bibliographiques et théâtrales, il édite de nombreux auteurs et fournit de très nombreux d'articles à l’Encyclopédie universelle, au Supplément du Dictionnaire de la conversation, à l’Histoire des villes de France, au Moniteur, au Constitutionnel, à L'Illustration, à La Revue française, à l’Encyclopédie du , à la seconde Revue française, au Théâtre, dont il a été rédacteur en chef de 1853 à 1855, à La Patrie, où il a rédigé une chronique parisienne ; puis la revue hebdomadaire du théâtre et des livres, etc... À la fin de 1863, il a pris en main la direction de la Revue des provinces, organe de la décentralisation littéraire..
Bien qu’essentiellement connu comme érudit, il a néanmoins également écrit pour le théâtre, mais, le plus souvent, en collaboration, notamment avec Pol Mercier, pour diverses scènes parisiennes, l’Odéon, les Néo-Thermes, le Théâtre-Lyrique, le Théâtre-Français, les Bouffes, le Vaudeville.
Comme éditeur scientifique, il a procédé à l’édition des œuvres de Nicolas Boileau, Voltaire, Jean-François Regnard, Beaumarchais, La Fontaine, Marivaux.
En 1866, l’Académie française lui décerne le prix Halphen pour l'ensemble de ses œuvres critiques et en 1881, sa veuve reçoit le prix Monbinne en mémoire des œuvres de son mari. Il a été décoré de la Légion d’honneur, le .
Son travail avait amené une déperdition de force qui s’est aggravée de jour en jour. La guerre de 1870 et la Commune lui ont porté un coup dont il ne s’est pas relevé. Pendant la Commune, il s’était réfugié à Versailles, avec un de ses fils, . Il continuait de travailler, mais fatigué. Revenu à Paris, il a repris ses occupations, mais la souffrance, l’a arrêté bien des fois, au milieu de son travail. Une maladie de foie s’était déclarée, l’affaiblissant malgré tous les soins qu’il recevait. Son dernier hiver a été particulièrement rude. Ayant dû garder la chambre, pendant deux mois, quand il est ressorti, il avait le teint jaune et défait. Il ne devait pas se remettre de la crise plus terrible, qui l’a emporté, presque subitement.. Il a été inhumé au cimetière du Montparnasse ; ses restes ont été transférés à l'ossuaire du Père-Lachaise en 1992.
La rue Édouard-Fournier du lui rend hommageJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de Minuit, édition, 1963, (« A-K »), « Rue Édouard-Fournier », ..
Marié à Claire Émilie Renguédé, il est le père de (1847-1925), aquafortisteFiche exposant Salon 1873, base salons du musée d'Orsay. qui a été préfet et directeur au ministère de l'Intérieur, officier de la Légion d'honneurDossier base Léonore, Archives nationales de France., et du peintre Louis Édouard FournierArchives de Paris , année 1917, décès, acte nº 706 (vue 29/31)..
Jugements
Publications vignette| Publicité pour la collection « Le livre d'or des métiers » (1850-1852), à laquelle Fournier a collaboré. Essai historique sur l'orthographe, 1849. . Un prétendant portugais au , lettre à M. M. D'Antas, sur Don Antonio, prieur de Crato, suivie d'études sur un prédicateur portugais à Paris en 1610, la Rosalinda et l'origine portugaise de la Fiancée du roi de Garbe, 1851. Histoire des cordonniers et des artisans dont la profession se rattache à la cordonnerie... depuis leur fondation jusqu'à leur suppression en 1789, précédée de l'histoire de la chaussure depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec Paul Lacroix et Alphonse Duchesne, coll. « Le Livre d'or des métiers », Paris, F. Seré, 1852. . . Les Lanternes. Histoire de l'ancien éclairage de Paris, suivi de la réimpression de quelques poèmes rares : Les Nouvelles Lanternes, 1755 [par de Valois d'Orville] ; Plaintes des filoux et écumeurs de bourses contre nosseigneurs les réverbères, 1769 ; Les Ambulantes à la brune contre la dureté du temps, 1769 ; Les Sultanes nocturnes, 1769, 1854. Curiosités des inventions et découvertes, 1855. Curiosités militaires, 1855. . Variétés historiques et littéraires, recueil de pièces volantes rares et curieuses en prose et en vers, 10 volumes, 1855-1863. Lettres inédites de la marquise de Créqui à Sénac de Meilhan, 1782-1789, mises en ordre et annotées par Édouard Fournier, précédées d'une introduction par Sainte-Beuve (1856. . Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, augmentée d'une notice sur Dulaure et continuée jusqu'à nos jours par Édouard Fournier, 3 vol., 1858. Le Vieux-neuf, histoire ancienne des inventions et découvertes modernes, 2 vol., 1859. . , , . Le Jeu de paume, son histoire et sa description, notice par M. Edouard Fournier, suivie d'un traité de la courte-paume et de la longue-paume, des biographies des principaux paumiers, etc., 1862. . L'Art de la reliure en France aux derniers siècles, 1864. . La Comédie de Jean de La Bruyère, 2 vol., 1866. Les Prussiens chez nous, 1871. Histoire de la butte des Moulins, suivie d'une étude historique sur les demeures de Corneille à Paris, 1877. . Paris-Capitale, 1881) . Histoire des enseignes de Paris, revue et publiée par Paul Lacroix, 1884. . Histoire des jouets et des jeux d'enfants, 1889. Une Malouine au temps de la Révolution. Madame de Bassablons d'après les documents de l'époque, , 1922.
Théâtre Christian et Marguerite, comédie en 1 acte, en vers, avec Pol Mercier, Paris, Comédie-Française, . Le Roman du village, comédie en vers, en 1 acte, avec Pol Mercier, Paris, Théâtre de l'Odéon, . Les Deux Épagneuls, opéra-comique en 1 acte et en vers libres, musique de Charles Manry, Paris, Néo-Thermes, . Jacqueline ou la Fille du soldat, opéra-comique en 1 acte, avec Eugène Scribe et Léon Battu, musique de Jules Costé et du comte d'Osmond, Paris, Opéra-Comique, . Le Chapeau du roi, opéra-comique en 1 acte, musique de Henri Caspers, Paris, Théâtre-Lyrique, . La Charmeuse, opéra-comique en 1 acte, musique de Henri Caspers, Paris, Théâtre des Bouffes-Parisiens, . Le Diable rose, pièce à ariettes en 1 acte, avec Pol Mercier, musique de Hermine Déjazet, Paris, Théâtre Déjazet, . Titus et Bérénice, opérette bouffe en 1 acte, musique de Léon Gastinel, Paris, Théâtre des Bouffes-Parisiens, . Corneille à la butte Saint-Roch, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre-Français, . Le Paradis trouvé, comédie en 1 acte, en vers, avec Pol Mercier, Paris, Théâtre de l'Odéon, . . Racine à Uzès, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre du Vaudeville, . La Valise de Molière, comédie en 1 acte, en prose, Paris, Théâtre-Français, . Gutenberg, drame en 5 actes et en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, . La Vraie Farce de Maître Pathelin, mise en 3 actes et en vers modernes, Paris, Comédie-Française, .
Éditions scientifiques . Les Caquets de l'accouchée, récit anonyme de 1622, 1855. Gaultier-Garguille, Chansons, 1854. Marie-Catherine-Hortense de Villedieu, Récit en vers et en prose de la farce des Précieuses, 1856. Alexis Piron, Œuvres, 1857. Les Tragédies de Sophocle, texte grec avec un commentaire critique et explicatif, 1867. Le Théâtre français au , ou Choix des comédies les plus curieuses antérieures à Molière, avec une introduction, des notes et une notice sur chaque auteur, 1871. Œuvres complètes de Nicolas Boileau, précédées de la vie de l'auteur d'après des documents nouveaux et inédits, 1873. Voltaire, Théâtre complet, 1874. Jean-François Regnard, Œuvres complètes, précédées d'une introduction d'après des documents entièrement nouveaux, 1875. Beaumarchais, Œuvres complètes, 1876. Jean de La Fontaine, Œuvres : théâtre, fables, poésies, etc., 1876. Marivaux, Théâtre complet, 1877. . Scarron, Théâtre complet, 1879. Louis-Benoît Picard, Théâtre choisi, 1881. .
Références
Liens externes
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