Françoise Choay, née Françoise Weiss le à Paris<ref name="AKB"> Françoise Choay - Am 29. März 1925 in Paris geboren. Seit 1999 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Baukunst sur le site de lAkademie der Künste</ref> où elle meurt le Relevé des fichiers de l'Insee, est une historienne des théories et des formes urbaines et architecturales française, professeure aux universités de Paris I et Paris VIII.

Biographie

Françoise Weiss naît le dans une famille protestante et juive républicaine. Son père, André Eugène Paul Weiss (1899-1950), est avocat à Paris, résistant durant la guerre, puis nommé préfet régional à Montpellier à la Libération et directeur au ministère de l’Éducation nationale[chttps://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=116830 Un Français Libre parmi 63234], sur francaislibres.net, consulté le 21 janvier 2025.. Sa mère est Colette Cerf (1899-1975), fille du gastronome Camille Cerf. Françoise est aussi la nièce de la journaliste et féministe Louise Weiss et la pédopsychiatre Jenny Aubry. Elle épouse Jean Choay, le couple a deux filles.

Elle suit des études de philosophie avant de devenir critique d'art. Dans les années 1950, elle collabore à des revues d’art telles L’Observateur, à L’Œil et à Art de France. En 1960, elle s'occupe de l'antenne parisienne d'''Art internationalVoir son entretien avec Thierry Paquot, dans Urbanisme, en 1994: http://urbanisme.u-pec.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1259768720200&ID_FICHE=38710. Elle écrit plusieurs ouvrages sur l'histoire de l'architecture et l'urbanisme, dont une critique de l’œuvre de Le Corbusier, puis une anthologie critique sur l'urbanisme : L'Urbanisme, utopies et réalités. Une anthologie, parue au Seuil en 1965.

Ce livre donne une assise théorique à la contestation de l'urbanisme moderne alors mis en œuvre dans la France gaullienne. Ce modèle d'urbanisme, formulé en réponse aux conditions de vie déplorables de la ville industrielle du siècle, s'est donné pour objectif de développer de nouvelles formes de cités volontairement distinctes de celles de l’architecture et de la ville traditionnelles, jugées obsolètes. Héritières des Lumières et de sa philosophie politique, ayant foi en la capacité humaine de concevoir rationnellement un avenir meilleur, l'approche fonctionnaliste en urbanisme est porteuse d’une idéologie progressiste qui propose d’organiser la ville en quatre fonctions séparées : se loger, circuler, se reposer et se divertir. Elle traduit ces fonctions en modèles spatiaux se voulant de portée universelle, qualifiés d’utopistes par Françoise Choay (1965). Ces modèles sont fondés sur un nombre restreint de principes rigides, visant en particulier une ségrégation fonctionnelle de l’espace. Les travaux conduits par les Congrès internationaux d’architecture moderne (CIAM), à l’occasion, notamment, de celui de 1933, qui ont conduit à la publication de la Charte d’Athènes en 1943 (Le Corbusier, 1943), illustrent parfaitement le réductionnisme fonctionnaliste.

Dans les années 1970, elle est sollicitée par Pierre Merlin, fondateur de la section urbanisme de l'Université de Vincennes (aujourd'hui Université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis), pour y enseigner.

Après la soutenance de sa thèse d'Étatthèse d'État consacrée à Leon Battista Alberti et aux utopies spatiales (notamment celles de Thomas More), en 1978, elle y devient professeure et y enseigne jusqu'aux années 1990. Dans ce travail, édité en 1980 sous le titre La Règle et le Modèle. Sur la théorie de l'architecture et de l'urbanisme, elle approfondit son analyse des sources utopiques de l'urbanisme, mené dans son précédent ouvrage. Elle oppose à cette tradition le mode générique de faire la ville prôné par Alberti, basé sur la prise en compte du désir, à partir de règles génératives et non pas de la reproduction stérile et aliénante d'un modèle. L'urbanisme d'Haussmann constitue, selon elle, une illustration réussie de cet urbanisme génératif, basé sur des règles (de gabarit, de taille de rue, de distribution des espaces verts). Elle participe au tome 4 de lHistoire de la France urbaine, de Georges Duby, paru en 1985. Elle participe plus tard à l'édition et aux commentaires de textes d'Haussmann et d'Alberti. Ultérieurement, elle pousse ses élèves vers d'autres grands textes fondateurs de l'urbanisme, tels que ceux de Ildelfons Cerdà ou Melvin Webber.

En 1994, son article « Le règne de l'urbain et la mort de la ville » est publié dans le catalogue de l'exposition « ville, art et architecture en Europe, 1870-1993 » pour le musée Pompidou et fait date. Elle y critique un aménagement urbain inféodé aux réseaux techniques et à leurs concepteurs, qui entraîne une perte de l'échelle humaine dans l'urbanisme.

Dans le même temps, ses travaux se consacrent à la notion de patrimoine. Dans son ouvrage L’Allégorie du patrimoine, elle identifie les textes et les figures fondatrices des pratiques de conservation tant muséale qu'archéologique et urbaine. Elle fait publier en français le livre d'Aloïs Riegl. Cet ensemble de travaux prolonge sa critique de l'urbanisme et cherche à identifier les voies d'un aménagement de l'espace respectueux de l'humain. Son livre Pour une anthropologie de l’espace en 2007, qui regroupe des textes épars, en constitue un nouveau jalon en soulignant la cohérence de son parcours intellectuel.

Elle a dirigé aux éditions du Seuil la collection « Espacements », dans laquelle paraissent plusieurs traductions de textes fondateurs de l'urbanisme.

Elle est élue Membre de l'Académie des arts de Berlin en 1999.

Françoise Choay a reçu le prix du Livre d'architecture 2007 pour son ouvrage Pour une anthropologie de l’espace. « L'auteur livre une anthologie d’articles novateurs et fondamentaux sur les figures multiples de la spatialisation et de son histoire (architecture, urbanisme, aménagement, protection du patrimoine) », a estimé le jury présidé par Gérard Grandval, architecte et membre de l'Académie d'architecture. Ce prix lui a été remis le par Christine Albanel, alors ministre de la Culture et de la Communication« Christine Albanel félicite Françoise Choay pour le Prix du livre d’architecture 2007 » sur le site internet du ministère de la Culture et de la Communication, .

Publications Ouvrages Choay Françoise, Le Corbusier, New-York, États-Unis, G. Braziller, 1960, 126 p.

Choay Françoise et Banham Reyner et Baird G., Le Sens de la ville, Paris, France, Seuil, 1969.

Choay Françoise et Sainte Marie Gauthier Vincent, Haussmann conservateur de Paris, Arles, France, Actes Sud, 2013, 107 p.

Préfaces, présentations Postface à la traduction française de La Dimension cachée de Edward T. Hall, Seuil, 1971. Préface à Ildefons Cerdà, La Théorie générale de l’urbanisation, Paris, France, éditions du Seuil, 1979, 247 p. Édition et présentation de La Conférence d’Athènes ; sur la conservation artistique et historique des monuments (1931), Besançon, France, 2002, 124 p. Présentation de Webber Melvin M., L’Urbain sans lieu ni bornes, La Tour-d’Aigues, France, éd. de l’Aube, 1996, 123 p. Françoise Choay, « Le règne de l’urbain et la mort de la ville », in La Ville, art et architecture en Europe, 1870–1993. Paris, Centre Georges Pompidou, 1994, Françoise Choay a préfacé l'ouvrage de Françoise Choay a écrit l'introduction de l'ouvrage de

Françoise Choay a écrit l'introduction de l'ouvrage d’ Françoise Choay a écrit la préface à la traduction américaine de l'ouvrage de Jean François Augoyard", Step by Step: everyday walks in a French Housing project", (transl. by David Ames Curtis), Minneapolis, University of Minnesota Press, 2007.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes L'Urbanisme, utopies et réalités Le patrimoine en questions Liens externes

Les Javal-Wallerstein-Weiller ou la médecine de campagne Françoise Choay, arrière-petite-nièce de Sophie Wallerstein - Les Grandes Familles du Bassin Arcachon, L'Express'', .

Catégorie:Urbaniste français Catégorie:Professeur à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne Catégorie:Enseignant à l'université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis Catégorie:Théoricien de la restauration Catégorie:Historien français du XXe siècle Catégorie:Membre de l'Académie des arts de Berlin Catégorie:Naissance en mars 1925 Catégorie:Naissance dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 2025 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 99 ans