Un cyberdissident est un dissident politique qui utilise des moyens de communication électroniques, notamment les blogs et les réseaux sociaux, pour diffuser ses idées.
Cyberdissidents notables
Quelques personnes qualifiées de cyberdissident : Kareem Amer, blogueur égyptien ; Guillermo Fariñas, directeur de presse y compris via Internet, a fait une grève de la faim en faveur du libre accès à Internet à Cuba ; Massoud Hamid a diffusé des photos d'une manifestation kurde en Syrie ; Israa Abdel Fattah est une blogueuse égyptienne, arrếtée en 2008 ; Huang Qi est un blogueur chinois arrêté pour avoir critiqué le mauvais état de la construction des écoles ; Li Zhi, un Chinois accusé d'avoir été en relation par le biais d'Internet avec des dissidents basés à l'étranger via Internet ; Nguyễn Tiến Trung est détenu au secret depuis le pour avoir écrit une lettre ouverte au gouvernement vietnamien ayant circulé sur les blogs . Fathimath Nisreen aidait à faire un bulletin d'information par courrier électronique aux Maldives ; Shi Tao a publié sur Internet une note du gouvernement chinois enjoignant aux journaux du continent de ne pas célébrer le quinzième anniversaire des manifestations de la place Tian'anmen ; Trương Quốc Huy, cyberdissident vietnamien.
Outils
En 2010, Le Monde cite quelques outils utiles à la cyberdissidence : Tor ; Collage, un dispositif qui permet de dissimuler un texte (de manière indétectable à l'œil nu) dans une image, et retrouvable en recherchant un mot-clé spécifique via le moteur de recherche interne de la plateforme où l'image est publiée.
Cyberdissidence en Tunisie avant et pendant la révolution
En 1998, deux étudiants tunisiens créent une liste de diffusion appelée Takriz (www.takriz.com), mot grossier qui peut être traduit par « ras-le-bol ». Le site devient une sorte de magazine électronique qui traite de politique et de religion dans un style moqueur et mordant, ce qui attire la jeunesse. Les membres les plus actifs de Takriz sont majoritairement des étudiants. Le chercheur Amor Ben Amor (revue Communication de l'Université Laval) considère la création de Takriz comme le point de départ de la cyberdissidence tunisienne qui mène ensuite à la révolution en 2011.
En 2001, Zouhair Yahyaoui crée le forum Tunezine (www.tunezine.com) qui dénonce la censure et le non-respect des droits de l'homme par le régime de Ben Ali dans un style satirique et parfois même sarcastique.
Les jeunes Tunisiens trouvent en Internet un espace de contestation qui échappe au pouvoir..
La révolution tunisienne de 2011 est parfois surnommée en référence au réseau social massivement utilisé.
On compte parmi les cyberdissidents tunisiens notables avant et pendant la révolution : Zouhair Yahyaoui (mort en 2005) ; Slim Amamou ; El Aziz Amami.
Répression
En 2004, selon Reporters sans frontières (RSF), au moins 75 cyberdissidents sont emprisonnés dans le monde, dont 63 rien qu'en Chine, 7 au Vietnam, 3 aux Maldives et 2 en Syrie.
En 2007, RSF estime que 52 cyberdissidents sont toujours emprisonnés en Chine, certains peut-être avec la collaboration du moteur de recherche Yahoo!
En 2010, un nouveau procès de cyberdissidents se tient au Vietnam.
Une répression des cyberdissidents est également remarquée en Biélorussie en 2012.
Références
Voir aussi
Prix Cyberliberté
Liste des personnes emprisonnées pour avoir contribué à Wikipédia
* Catégorie:Lutte contre la censure