Beta Coronae Borealis (β CrB / β Coronae Borealis, ), également nommée Nusakan, est la deuxième étoile la plus brillante de la constellation de la Couronne boréale. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, le système est situé à environ de la Terre.
Nomenclature et histoire β Coronae Borealis, latinisé , est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de .
Du ciel arabe à l'UAI vignette|gauche|Les séries النسقان al-Nasaqān et الفكّة le Bris, dans le ciel arabe traditionnel. Nusakan est le nom aujourd'hui approuvé pour par l’Union astronomique internationale (UAI). Il est issu de l’arabe النسقان al-Nasaqān, « les Deux Séries », qui est, dans le ciel arabe traditionnel, le nom de deux alignements d’étoiles appartenant à la même figure : 1. la septentrionale, النسق الشأمي al-Nasaq al-Šāmī, littéralement « la Série syrienne », constituée par la ligne qui part de β et , traverse Hercule et se termine par β et ; et 2. la méridionale, النسق اليماني al-Nasaq al-Yamānī, littéralement « la Série yéménite », constituée par la ligne λ, α, ε et + δ, ε, υ, ζ, η et Paul Kunitzsch, Untersuchungen zur Sternnomenklatur der Araber, Wiesbaden : O. Harr0assowitz, 1961, p. 86.Roland Laffitte, Le ciel des Arabes. Apport de l’uranographie arabe, Paris : Geuthner, 2012, pp. 117-118..
Dans ses Commentaires à la traduction du زيجِ سلطانی Zīğ-i Sulṭānī ou « Tables sultaniennes » d’Uluġ Bēg (1437), Thomas Hyde cite (1655) le lexicographe al-Fayrūzabādī (XIV s.) pour qui al-Nasaqān commencent près (incipiunt prope) d’al-Fakka, et il transcrit ‘AlNasakân vel AlNusakân’, ce dont se saisit l’astronome palermitain Giuseppe Piazzi pour nommer en 1814 Nusakan l’étoile qui n’appartient pourtant pas à ces séries et la figure qui les contient Giuseppe Piazzi, Præcipuarum stellarum inerrantium positiones mediæ ineunte sæculo XIX : ex observationibus habitis in specola Panormitana ab anno 1792 ad annum 1813, éd. Panermi : ex regia typ. militari, 1814, p. 103., ce qui est relevé par Richard Allen (1899)Roland Laffitte, Héritages arabes. Des noms arabes pour les étoiles, Paris : Geuthner, 2005, p. 164..
En Chine En astronomie chinoise traditionnelle, est connue comme 貫索三, soit « la étoile » de l'astérisme 貫索 (pinyin : Guàn suǒ), « le Cordon »Sun Xiachun Sun & Jacob Kistemarker, The Chinese Sky During the Han, Leiden / Köln : Brill, 1997, p. 131.. vignette|centré|貫索 Guàn suǒ, « le Cordon », dans le ciel chinois traditionnel.
Propriétés Beta Coronae Borealis est une binaire spectroscopique dont les deux étoiles complètent une orbite avec une longue période de et selon une excentricité de 0,55. Le système a également été résolu visuellement. Sa composante primaire, désignée Beta Coronae Borealis A, est une étoile jaune-blanc de la séquence principale de type spectral F2pSrCrEuSi. Cette notation spectrale complexe indique que c'est une étoile Ap, dont le spectre présente des surabondances marquées en strontium, chrome, europium et silicium. C'est une variable de type α Canum Venaticorum, dont la magnitude apparente varie entre 3,65 et 3,72 selon une période de , correspondant à sa période de rotation. Elle a par la suite également été identifiée comme une étoile Ap à oscillations rapides, avec une période de seulement .
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Constellation de la Couronne boréale Catégorie:Binaire spectroscopique Catégorie:Étoile de type spectral FV Catégorie:Étoile Ap à oscillations rapides Catégorie:Étoile variable de type Alpha2 Canum Venaticorum Coronae Borealis, Beta Coronae Borealis, 03 Catégorie:Objet du Bonner Durchmusterung 137909 075695 5747 Coronae Borealis, W2