Catherine Mavrikakis, née le à Chicago, est une écrivaine et essayiste québécoise. Elle est professeure au département des littératures de langue française de l'Université de Montréal depuis , après avoir été professeure à l’Université Concordia de 1993 à 2003.

Biographie Née le à Chicago d'une mère française et d'un père d'origine grecque qui a grandi en AlgérieDate et lieu de naissance révélés, en sa présence, dans l'AUDIO FIL « Peut-on apprendre à devenir écrivain? », à l'émission radiophonique « Plus on est de fous, plus on lit! » de Marie-Louise Arsenault, sur Radio-Canada, le 24 septembre 2013., Catherine Mavrikakis complète un baccalauréat et une maîtrise en littérature française à l'Université de Montréal, avant de s'orienter vers la littérature comparée au doctorat. Son mémoire de maîtrise a pour titre La question de la fin de l'histoire dans Le dernier homme de Maurice Blanchot. Elle obtient son doctorat à l'Université de Montréal en 1989. Sa thèse, intitulée Langue familière, langue étrangère : de la pureté d'une langue à sa traduction, porte sur la langue, la folie et la fondation de la littérature nationale dans le corpus suivant : Mallarmé, Nodier, Freud et Schreber, Khlebnikov, Hölderlin, Heidegger et les Romantiques allemands.

Elle a également travaillé sur différents sujets, tels la filiation, le deuil, la maladie dans l’écriture moderne. Ses recherches tentent de penser le discours littéraire et social sur la santé actuelle (Foucault), les idées de contamination, contagion et influence dans les écrits du sida et l’imaginaire de l’aveu, de la souffrance à nommer dans le récit contemporain (Christine Angot, Chloé Delaume, Guillaume Dustan, Anne-Marie Alonzo). Elle s’intéresse aussi au processus créateur dans la théorie psychanalytique et dans le discours tenu par les écrivains. Elle participe depuis longtemps au festival littéraire international Metropolis bleu.

Pour Mavrikakis, l’écriture est une écriture de la colère : « La colère chez moi est une éthique, une politique, un facteur de changement.» L’écriture de Mavrikakis s’inscrit ainsi dans le paysage des « auteurs de la colère », dont Martine Delvaux, Christine Angot, Elfriede Jelinek, Chloé Delaume, Alice Massat, Lorette Nobécourt et Virginie Despentes. Son écriture, notamment dans ses textes récents, est marquée d’un « humour acerbe […] niché dans ses craques et se présentant à nous de façon inopinée ».

Elle est membre de l'Académie des lettres de Québec depuis 2017.

Carrière universitaire De 1993 à 2003, Catherine Mavrikakis occupe le poste de professeure à l'Université Concordia.

En 2003, Catherine Mavrikakis et Martine Delvaux deviennent les directrices de la revue féministe Tessera, laquelle cessera ses activités en 2005.

De 2004 à 2010, Catherine Mavrikakis participe à plusieurs projets de recherche subventionnés par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, seule ou en collaboration avec d’autres chercheurs, dont Martine Delvaux et Christian Saint-Germain. Ses projets abordent principalement la figure du féminin et le visage des femmes.

Avec Servanne Monjour et Marcello Vitali-Rosati, Catherine Mavrikakis participe à un projet de recherche sur le récit de voyage intitulé « Réaménagement littéraire de la route Transcanadienne (St-Jean-Victoria) », et ce de 2018 à 2021.

Elle enseigne au Département d'études françaises de l'Université de Montréal depuis et y a dirigé 102 mémoires ou thèses de 2005 à 2024.

Œuvres Romans

Essais

Théâtre « Entrevue audio : Catherine Mavrikakis, Les derniers jours de Smokey Nelson et Omaha Beach », interview par Caroline Legal, émission La Librairie francophone, sur Radio-Canada, 2011.

Ouvrages collectifs

Articles et chapitres de livre (sélection) « À la manière de Régine. Déambulations, errances et "cyberwalks" dans l'œuvre de Robin », dans Caroline Désy, Véronique Fauvelle, Viviana Fridman et Pascale Maltais (dir.), Une œuvre indisciplinaire, Mémoire, texte et identité chez Régine Robin, Presses de l'Université Laval, 2007, p. 113-130. « Préface », L'Oiseau, le Vieux-Port et le Charpentier de Michel van Schendel, Montréal, l'Hexagone, 2006, 48 p. « Qu'on en finisse donc..., l'inscription du posthume, de la survivance et du prénatal modernes », dans Ginette Michaud et Élisabeth Nardout-Lafarge (dir.), Constructions de la modernité au Québec. Actes du colloque international tenu à Montréal les 6, 7 et , Lanctôt Éditeur, 2004. « L'Inhôpitalité de l'hôpital », dans Lise Gauvin, Pierre l'Hérault et Alain Montandon (dir.), actes du colloque Le dire de l'hospitalité, Presses universitaires Blaise Pascal, 2004. « À bout de souffle. Vitesse, rage et pornographie. Parcours rapide des textes d'Hervé Guibert et de Christine Angot », Sites, The Journal of 20th-Century/Contemporary French Studies, University of Connecticut, . « L'Empire du passé. Nostalgie, deuils et ruminations de l'histoire au Québec et en Autriche », Le transfert culturel et scientifique entre l'Autriche et le Canada, Zentrum für Kanadastudien an der Universität Innsbruck, Leopold-Franzens Universitat, 2003. « Les Mauvaises Influences de John Walker Lindh », dans Pierre Ouellet (dir.), Politique de la parole. Singularité et communauté, Trait d'union, 2002. « La Face de la métaphysique », dans Alexis Nouss, Simon Harel et Michael La Chance (dir.), L'infigurable, Montréal, Éditions Liber, 2000. « Plus rien ne m'étonne. Et autant le dire tout de suite : Cela ne m'étonne pas... », dans Francine Belle-Isle, Simon Harel et Gabriel Moyal (dir.), L'Étonnement, Montréal, Liber, 2000, 155-168.

Prix et distinctions

2006 : Finaliste, Prix du gouverneur général, catégorie Études et essais de langue française pour Condamner à mort. Le meurtre et la loi à l'écran 2006 : Lauréate, Prix Spirale Eva-Le-Grand, pour Condamner à mort. Le meurtre et la loi à l'écran 2006 : Lauréate, Prix Victor Barbeau de l'Académie des lettres du Québec pour Condamner à mort. Le meurtre et la loi à l'écran 2008 : Finaliste, Prix du gouverneur général, catégorie Théâtre, pour Omaha Beach 2008 : Lauréate, Grand prix du livre de Montréal pour Le Ciel de Bay City 2009 : Lauréate, Prix littéraire des collégien•ne•s pour Le Ciel de Bay City 2009 : Lauréate, Prix des libraires du Québec pour Le Ciel de Bay City 2012 : Lauréate, Prix Jacques-Cartier du roman et de la nouvelle de langue française, pour Les Derniers jours de Smokey Nelson

2012 : Finaliste, Prix littéraire des collégien•ne•s pour Les Derniers jours de Smokey Nelson 2012 : Finaliste, Prix littéraire du gouverneur général pour Les derniers jours de Smokey Nelson 2015 : Finaliste, Prix littéraire du Gouverneur général avec Nicolas Lévesque pour Ce que dit l'écorce 2015 : Finaliste, Prix littéraire des collégien•ne•s pour La ballade d'Ali Baba

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

« Mavrikakis, Catherine : Professeure titulaire », Département des littératures de langue française, Université de Montréal « Catherine Mavrikakis, lectrice et insomniaque », sur www.diplomes.umontreal.ca du Printemps 2010. « Rencontres des écrivains du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) », par Catherine Mavrikakis, sur radiospirale.org (2006-2012). « La banlieue dans l'imaginaire québécois », sur la figure de la banlieue dans Le ciel de Bay City. L'auteure chez Auteurs contemporains, Documentations critiques

Littérature Danielle Dumontet, La comédie de la peine de mort. "Les derniers jours de Smokey Nelson" de Catherine Mavrikakis. En: À la carte: Le roman québécois (2010-2015). Ed. Gilles Dupuis, Klaus-Dieter Ertler. Peter Lang, Berne 2017, pp. 349–368

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