Félix est, selon l'Église catholique, le et évêque de Rome du à sa mort le . Il succède à Denys, mort le .

Il est célébré liturgiquement par l'Église catholique le . Son martyre relève de la légende.

Biographie et pontificat Félix naît à RomeAnnuario Pontificio 2012, Libreria Editrice Vaticana, p. 8 .. Selon le Liber pontificalis, il est le fils de CostanzoLiber pontificalis .. Félix est choisi pour être pape le , à la suite de Denys, décédé le .

Félix exerce son pontificat sous le règne de l'empereur romain Aurélien (270-275), qui supprime la liberté de culte pour les chrétiens, ordonnant de les persécuter. Félix envoie Révérien d'Autun, évêque d'Autun, et ses disciples pour évangéliser le pays Éduens en Gaule celtique.

Félix est l'auteur d'une importante lettre dogmatique sur l'unité de la personne du Christ. Il reçoit l'aide de l'empereur Aurélien pour régler un différend théologique entre l'anti-trinitaire Paul de Samosate, qui a été privé en 269 de l'évêché d'Antioche pour hérésie par un concile d'évêques et remplacé par un évêque orthodoxe Domnus , (268-273).. Lorsque Félix succède à Denys, le rapport du concile d'Antioche parvient à Rome. Paul refuse de céder ; en 272, Aurélien est invité à départager les rivaux. Il ordonne que le bâtiment de l'église soit confié à l'évêque « reconnu par les évêques d'Italie et de la ville de Rome »Eusèbe de Césarée, Hist. Ecc. vii. 30., attribuant les biens immobiliers de l'église d'Antioche à ceux qui sont en communion avec l'église de Rome.

Il rédige une lettre à Maxime d'Alexandrie, évêque d'Alexandrie, où il scelle la doctrine christologique, affirmant que la divinité et l'humanité de Jésus-Christ sont deux natures distinctes en une même personne. Cette lettre est lue lors du concile d'Éphèse en 431. Elle parle des doctrines de la Trinité et de l'incarnation, s'opposant à Paul de Samosate. Le texte de cette lettre fut ensuite interpolé par les disciples d'Apollinaire de Laodicée dans l'intérêt de leur secte.

Mort et vénération Les actes du concile d'Éphèse donnent le pape Félix pour martyr ; mais cette information, qui revient dans la biographie du pape dans le Liber pontificalis, n'est étayée par aucune preuve antérieure authentique et est manifestement due à une confusion de noms avec un martyr romain du même nom enterré sur la Via Aurelia et sur la tombe duquel une église a été construite. Le Liber pontificalis déclare que Félix a érigé une basilique sur la Via Aurelia et qu'il y a été enterréHic fecit basilicam in Via Aurelia, ubi et sepultus est.. Ce dernier détail est de toute évidence une erreur, car le calendrier romain des fêtes du dit que le pape Félix a été enterré dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte sur la voie AppienneDepositio episcoporum : « III Kal. Januarii, Felicis in Callisti ».. Dans le Catalogus Liberianus ou calendrier des fêtes, le nom de Félix apparaît dans la liste des évêques romains (Depositio episcoporum), et non dans celle des martyrs. Sa pierre tombale n'a jamais été retrouvée.

Félix est enterré le , III Kal. Jan. (troisième jour des calendes de janvier) dans le système de datation romain. Saint est mentionné comme pape et martyr, avec une fête simple, le . Cette date, donnée dans le Liber pontificalis comme celle de sa mort est probablement une erreur qui pourrait facilement se produire par le biais d'un transcripteur écrivant « Jun » pour « janvier ». Cette erreur a persisté dans le calendrier liturgique romain jusqu'en 1969, date à laquelle la mention de saint a été réduite à une commémoration lors de la messe en semaine par décision du pape Paul VI. Son nom n'apparaît plus dans le calendrier romain général et il est commémoré le jour de sa mort, c'est-à-dire le , sans le titre de martyrMartyrologium Romanum, Libreria Éditrice Vaticana, 2001 .. Selon des études plus récentes, les livres liturgiques les plus anciens indiquent que le saint honoré le était un martyr peu connu, enterré sur la via Aurelia, qui a été identifié par erreur avec le pape Félix Calendarium Romanum, Libreria Editrice Vaticana, 1969, p. 125., une erreur similaire à l'identification dans les livres liturgiques du saint martyr célébré le avec l'antipape Félix II, corrigés au milieu des années 1950.

De nombreuses églises italiennes portent le nom du pape San ; il est également le saint patron de plusieurs localités.

Erreurs biographiques La version française du Liber pontificalis Le Liber pontificalis : texte, introduction et commentaire par Louis Duchesne, - Version en ligne. souligne plusieurs anomalies et probables confusions de nom, concernant le récit de la vie du pape Félix .

La notice concernant Félix dans le Liber pontificalis lui attribue un décret selon lequel des messes devraient être célébrées sur les tombeaux des martyrs (Hic constituit supra memorias martyrum missas celebrare)Liber pontificalis .. L'auteur de cette information fait évidemment allusion à la coutume de célébrer la messe en privé sur les autels proches ou au-dessus des tombeaux des martyrs dans les cryptes des catacombes (missa ad corpus). Cette pratique, encore en vigueur à la fin du , doit son origine aux services solennels de commémoration des martyrs, célébrés sur leurs tombeaux le jour anniversaire de leur mort, dès le , tandis que la célébration solennelle, qui avait toujours lieu dans les basiliques construites sur les catacombes, remonte au , époque à laquelle sont construites les grandes basiliques des cimetières romains. Félix n'a probablement pas émis un tel décret, mais le rédacteur du Liber pontificalis le lui a attribué parce qu'il ne s'écarte pas de la coutume en vigueur à son époque.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . . .

Liens externes

Félix Ier, Vatican

Felix Ier Catégorie:Pape du IIIe siècle Felix Catégorie:Saint catholique italien Catégorie:Pape canonisé Catégorie:Persécution des chrétiens sous l'Empire romain Catégorie:Chrétien martyr dans l'Italie antique Catégorie:Chrétien martyr au IIIe siècle Catégorie:Personnalité inhumée dans la catacombe de Saint-Calixte