Cet article traite des divers aspects de la culture mongole, en Mongolie ( habitants en 2014), en Mongolie intérieure ( en 2014) et sur les marges des pays limitrophes.

Langues, peuples, cultures Langues Langues en Mongolie, Langues de Mongolie (rubriques), Écritures mongoles Langues mongoles Mongol Khalkha (dialecte vernaculaire) Bouriate (langue mongole) Dörbet, Dzakhatchin, Oïrate (langue), Oïrate littéraire, Üjümütchin, Khamnigan Mongol, Darkhad dialect Langues toungouses : Evenki Langues turques : Kazakh, Touvain, Dukhan language (500 locuteurs) Chinois (Mandarin), très minoritaire en Mongolie Environ locuteurs. Langue Universitaire. Majoritaire en Mongolie-Intérieure (principalement dialecte du Shanxi du Mandarin du Nord). Langues étrangères Russe, environ locuteurs, surtout des bilingues Kazakh/Russe, et Mongol/Russe. Langue Universitaire. Anglais, enseigné pour le tourisme, et le commerce international. Langue Universitaire. Langue des signes mongole

Peuples Démographie de la Mongolie Groupes ethniques en Mongolie

Traditions

Religion vignette|upright=2.2|Stupas dans le désert de Gobi

Voir aussi : Religion en Mongolie (rubriques) Bouddhisme en Mongolie (55% en 2022), Bouddhisme en Mongolie (rubriques) Agnosticisme (38,59 %) Autres spiritualités (< 10 %) Chamanisme (2,89 %) (), Chamanisme mongol Islam en Mongolie (3-5 %) (), Islam en Mongolie (rubriques) Christianisme en Mongolie (2,16 %) (), Christianisme en Mongolie (rubriques) , Judaïsme ( en 2010), autres (0,36 %) ()

L'animisme et le chamanisme sont les plus anciennes religions mongoles, elles sont encore très actives aujourd'hui et ont imprégné le bouddhisme, religion d'État entre le et le début du et depuis les années 1990, dans ce que l'on appelle le chamanisme jaune. Dans les Mongolies, les Mongols bouriates et les Toungouses evenks pratiquent davantage les chamanismes anciens que le chamanisme jaune.

L'animisme Les croyances animistes sont très vives en Mongolie. Longtemps réprimées sous l'ère soviéto-communiste, les traditions chamanistes et les chamans, hommes et femmes, ont refait leur apparition depuis le milieu des années 1990. Toutes les tribus nomades tentent de vivre en osmose avec la nature.

Le chamanisme L'imaginaire et la culture chamaniques sont omniprésents dans la tradition orale des Mongols. Le chamanisme, ou shamanisme, est une pratique centrée sur la médiation entre les êtres humains et les esprits de la nature ou les âmes du gibier, les morts du clan, les âmes des enfants à naître, les âmes des malades à guérir, la communication avec des divinités, etc. C'est le chamane qui incarne cette fonction, dans le cadre d'une interdépendance étroite avec la communauté qui le reconnaît comme tel.

Le christianisme Le Nestorianisme est apparu assez tôt en Mongolie, c'était la religion de Sorgaqtani beqi, la mère de Möngke et Kubilai Khan, deux Khagans de l'Empire mongol, et petits-fils de Gengis Khan. Voir aussi Yahballaha III.

L'islam On trouve de nombreuses mosquées dans les régions mongoles, mais elles sont davantage fréquentées par les Kazakhs (Ouest de la Mongolie et de la Mongolie-Intérieure, Nord du Xinjiang dans l'ancienne Dzoungarie) ou par les Hui (Mongolie-Intérieure (Hohot, Ordos), Qinghai/Khokhonuur, (Xining)) et Ouïghour (Hohhot).

Le bouddhisme La religion officielle imposée de la Mongolie est le bouddhisme tibétain, une forme distinctive de Vajrayana. Le bouddhisme tibétain est pratiqué dans de nombreuses régions de Chine, non seulement au Tibet, mais aussi en Mongolie-Intérieure, à Pékin (la majorité des temples bouddhistes de Pékin pratiquent le bouddhisme tibétain), et dans les provinces chinoises su Shanxi, Shaanxi, Hebei, Qinghai, Sichuan, Yunnan. Il est également pratiqué en Mongolie et dans différentes Républiques de Russie, comme en République de Bouriatie, République de Touva, ou encore République de Kalmoukie.

Altan Khan (1507-1582) rétablit les liens entre la Mongolie et les chefs religieux du Tibet. Il crée et offre le titre de dalaï-lama (« Océan de Sagesse ») à Sonam Gyatso, chef du courant réformateur Gué-loug-pa, titre qui est appliqué rétrospectivement à ses deux prédécesseurs(Gedun Drub et Gedun Gyatso). Il invite deux fois Sonam Gyatso, le troisième dalaï-lama, en Mongolie (1569, 1578) et se convertit au bouddhisme tibétain durant la seconde visite du lama.

Pendant la période communiste, et surtout en 1939, les monastères bouddhistes sont vandalisés ou détruits totalement.

Symboles Les symboles de la Mongolie sont :

le drapeau : le Soyombo, emblème national présent sur le drapeau, est ; les armoiries ; l'hymne national.

Folklore Croyances Mythologie

Mythologie mongole, Mythologie mongole (rubriques) Cosmogonie mongole Tengri, Tengrisme (rubriques) Ovoo, Sagaan Ubgen, Toli (chamanisme), Etügen, Od iyesi

Habitat

La yourte est la principale image de l'habitat mongol. démontable et montable en quelques dizaines de minutes, elle est adaptée à la vie traditionnellement nomade des peuples mongols. Les différentes cultures utilisent cependant différentes formes d'habitat. Le tipi est utilisé par les peuples toungouses, proches des mongols, dans l'Est des régions mongoles, notamment par les Evenks.

Aujourd'hui, on trouve dans les grandes villes de Mongolie comme de Mongolie-Intérieure une majorité d'immeubles collectifs de plusieurs étages en dur.

Dans les steppes de Mongolie-Intérieure et des hauts-plateaux du Qinghai, il existe également de nombreux habitats en forme de yourtes, mais faits de parpaings et ciment.

À Oulan-Bator, de nombreux sédentaires ont choisi des maisons individuelles utilisant des yourtes, mais entourées de palissades, à l'image des pavillons des villes occidentales. Dans des villes plus petites, les maisons en bois sont plus fréquentes.

Pastoralisme nomade

Jeux Ail ger Course de chevaux Échecs mongols Shagai (jeu d'osselets). Tir aux osselets Tortue multicolore

Fêtes Fête de Naadam. Ce festival célèbre l'indépendance de la Mongolie par rapport à la Chine. Il a lieu en juillet et se compose des sports traditionnels mongols : tir à l'arc, courses de chevaux, lutte mongole. Fête de Tsagaan Sar, le Nouvel An Mongol, qui se tient au mois de janvier ou février en fonction du calendrier lunaire. Fête de glace du lac Khövsgöl, au mois de février. il annonce la fin prochaine de l'hiver et l'espoir des beaux jours. Il a lieu sur le lac qui est un des plus profonds du monde. Les tribus Darkhad et Tsaatan transforment sa surface translucide aux nuances bleutées et craquelée en un immense terrain de jeu sur lequel se déroulent des compétitions de patin à glace en bottes et en vêtements traditionnels, des courses de traîneaux tirés par des chevaux, des luttes, des jeux de traction à la corde et des courses de rennes. Des yourtes de glace sont aussi construites et sont de véritables chefs-d'œuvre d'architecture. Les chamans bénissent les jeux en invoquant les esprits de la nature et entrent en transe.

Arts de la table Cuisine(s) vignette|Khuushuur

Boisson(s)

Santé Protection sociale

Médecine mongole traditionnelle La médecine traditionnelle mongole est une médecine basée sur les plantes, elle est réputée dans l'ensemble de la Chine et notamment au Tibet. Université de médecine de Mongolie-Intérieure.

Activités physiques Sports, arts martiaux

Les trois sports nationaux pratiqués lors des festivités du nouvel an sont : Lutte mongole () Tir à l'arc Courses de chevaux. Les courses de chevaux en Mongolie sont de longues courses dans la steppe, les chevaux de 2 ans parcourent et les adultes . Chaque famille peut y présenter un cheval. Les chevaux sont montés par des enfants de moins de 12 ans puisque grâce à leur légèreté infantiles ils permettent au cheval de courir plus vite. On dit qu'un cheval montre sa bravoure lorsqu'il peut être conduit même par un tout petit. Le vainqueur de la course rapporte un grand honneur pour toute sa famille. Le dernier des chevaux est également loué et encouragé pour les années suivantes. Jeux de l'Asie centrale, Jeux mondiaux nomades Mongolie aux Jeux olympiques

Média :Catégorie:Média en Mongolie Presse Radio Télévision Internet

Littérature

Écritures mongoles

Au fil de l'histoire les langues mongoles ont utilisé plusieurs écritures. Les Köktürks, des turco-mongols (proto-mongols ?) utilisaient l'alphabet de l'Orkhon, on a trouvé des traces de cette écriture sous forme de pétroglyphes, surtout dans la vallée de l'Orkhon, en Mongolie. Elle était surtout utilisée pour noter le Köktürk.

L'écriture mongole qui a été le plus longuement utilisée dans l'histoire est le mongol bichig, utilisée au moins depuis l'époque de Gengis Khan et adaptée de l'alphabet ouïghour par Tata Tonga.

L'écriture Han'er est une écriture en caractères chinois de la langue Han'er, une langue Han fortement influencée par les langues mongoles.

Sous la dynastie Yuan dirigeant l'Empire mongol sur la Chine, aux frontières proche du territoire de la Chine actuelle, l'Écriture phags-pa a été une écriture officielle pendant environ un siècle, elle est tombée en désuétude avec la chute de la dynastie.

Le todo bichig, est une adaptation du mongol bichig à la langue mongole orïat (ou kalmyk/kalmoul).

Différentes autres écritures comme le soyombo sont restées marginales dans leur utilisation.

L'alphabet latin fut utilisé brièvement au début du .

Le mongol cyrillique, principal alphabet officiel de l'état mongol, est une adaptation de l'alphabet cyrillique à la langue mongole.

Littérature contemporaine Littérature mongole, Littérature mongole (rubriques) Écrivains mongols

Artisanat Les artisans de Mongolie produisent et vendent aux touristes : Des produits textiles en cachemire (écharpe, plaid…) ; le pays fournit 90 % de la production mondiale du célèbre lainage et les prix y sont 4 à 5 fois moins chers que dans les pays développés. Des chaussons en poil de chameau et des bottes en cuir de cavaliers mongols Le deel qui est le manteau traditionnel Des yourtes complètes et le mobilier adéquatwww.mongolyurt.com. Art des steppes Textiles, cuir, papier

Ceintures de prestige Depuis l'âge du bronze tardif jusqu'à la fin du , les ceintures ouvragées sont des objets prestigieux qui expriment le rang des individus. Elles allient travail du cuir, métallurgie et joaillerie. Plusieurs objets archéologiques sont retrouvés et la signification et l'usage de ces ceintures est compris au travers de stèles et gravures contemporaines.

Le port de la ceinture a d'abord un usage pratique. Enserrant le deel, elle permet de protéger le corps du vent et du gel durant les longs trajets ainsi que d'y accrocher différents objets tel que des saadag (carquois), des bourses et des couteaux. Le second élément est quant à lui prestigieux et le don d'une ceinture s'entoure au Moyen-Âge de rituels retranscrits dans lHistoire secrète des Mongols. Les ceintures jouent tout d'abord un rôle important dans les serments d'amitiés et alliances entre les clans et princes mongols. Plusieurs fouilles archéologiques de tombes médiévales font état de décorations métalliques serties de pierre qui ornaient les ceintures. Les ceintures se divisent en trois types selon leur utilisation : cérémonielle, pour la chasse, au quotidien.

Couvre-chefs vignette|L'empereur Témur Khan portant un boli mao. gauche|vignette|L'impératrice Chabi portant le au symbolisant son statut élevé.