Le de grenadiers à pied de la garde impériale est un régiment d'élite de la Grande Armée des guerres napoléoniennes. Il fait partie de la garde impériale et il est l'une des quatre seules véritables unités de la Vieille Garde (avec le à pied, les chasseurs à cheval et les grenadiers à cheval). Il s'agit du plus ancien régiment d'infanterie de la Grande Armée.
Chef de corps vignette|Le général Claude Étienne Michel, qui commande le régiment de 1807 à 1813, est tué à Waterloo lors de l'attaque de la garde sur le Mont-Saint-Jean. 1804 : Joseph Higonet 1805- 1807 : Jean Marie Pierre Dorsenne 1807- 1813 : Claude Étienne Michel 1813- 1815 : Jean Martin Petit
Historique Les grenadiers à pied de la garde impériale tirent leur origine des grenadiers de la Convention et la garde du Directoire, qui participent au coup d’état du 18 Brumaire et sont regroupés dans la garde consulaire le . À cette époque, les grenadiers de la garde forment un régiment divisé en deux bataillons de six compagnies, chacune comptant quatre-vingt grenadiers dirigés par quatorze sous-officiers, deux officiers et deux tambours ; s’ajoutent à cela l'état-major du régiment et une formation de musiciens. Ils prennent part à la campagne d’Italie, servant de réserve à Bonaparte. Lors de la bataille de Marengo, leur intervention stabilise la ligne française au moment où elle faiblissait, lui permettant de tenir jusqu’à l’arrivée de Desaix.
Le , le régiment, alors commandé par le colonel Hulin, voit ses effectifs augmenter, passant de six à huit compagnies par bataillon, chacune recevant en plus deux sapeurs. Le , un bataillon de vélites vient encore renforcer ses rangs. Après l’accession de Bonaparte au trône impérial le , la garde consulaire prend alors le nom de garde impériale.
À part le nom, peu de choses changent pour les grenadiers, si ce n’est que le nombre de musiciens passe à quarante-six et que les symboles évoluent, le régiment recevant notamment son aigle le . Après l’entrée en guerre de la Russie et de l’Autriche, les grenadiers de la garde impériale se mettent en route le pour Strasbourg où ils rejoignent le reste de la Grande Armée. Bien qu’ils la suivent tout au long de la campagne d’Allemagne, ils restent en réserve à chaque bataille et ne participent à aucun combat.
Le le 2e régiment de grenadiers à pied de la garde impériale est créé, le régiment déjà existant devenant ainsi le . Le nouveau régiment reçoit également un autre bataillon de vélites, portant son effectif à quatre bataillons. Peu après, le régiment suit l'Empereur dans la guerre de la Quatrième Coalition, mais reste d'abord en réserve et ne participe pas aux combats. Son unique engagement a lieu à la bataille d'Eylau, où l'artillerie russe lui inflige de lourdes pertes.
Uniformes L’uniforme a connu peu de changement entre 1799 et 1815. Les grenadiers portent un habit bleu avec un plastron blanc, des parements et des épaulettes à franges écarlates. La couleur du pantalon alterne entre blanc et bleu selon la tenue. Par temps froid, un grand manteau bleu est porté par-dessus l’ensemble, à l’exception des épaulettes qui se portent par-dessus.
Le couvre-chef emblématique est le bonnet en fourrure d’ours noir, agrémenté sur le devant d’une plaque en laiton ou en bronze ornée de l’aigle impériale, auquel s’ajoute à la parade un plumeau rouge et des cordes blanches. Le fond de la coiffe est orné d'une croix blanche sur fond rouge, puis d'une grenade en fil blanc à partir de l'été 1807. Surnommé la « ruche à miel », le bonnet à poil est réputé assez grand pour contenir deux bouteilles de vin. Les grenadiers portent toutefois couramment un bicorne pendant la marche ou dans la vie de tous les jours, auquel cas le bonnet est rangé dans un étui fixé sur le havresac. L'équipement au complet pèse .
La tenue de campagne comprend un surtout bleu impérial et un pantalon blanc ou blanc et bleu. Les grenadiers disposent également d'une tenue de sortie composée d'un surtout, d'une culotte de nankin, de bas en coton blanc et de souliers à boucles, ces deux derniers éléments étant remplacés en hiver par un pantalon bleu et, au choix, des guêtres noires ainsi que des bottes « à la Souvarov ». En dehors du service, les soldats portent aussi un bonnet de police en drap bleu galonné et passepoilé d'or.
Batailles et campagnes vignette|Les grenadiers de la Vieille Garde au combat, reconnaissables à leur bonnet d'ours (par Hippolyte Bellangé, vers 1900). vignette|Bataille d'Essling : sur cette peinture de Fernand Cormon, on voit au centre des grenadiers à pied de la Garde et des officiers du régiment, dont un gît à terre grièvement atteint à la jambe. À gauche, les tambours du . Enfin, derrière ces personnages, se distingue une ligne de grenadiers qui assistent au combat se déroulant devant eux.
1800 : Campagne d'Italie (1799-1800) Bataille de Marengo 1805 : Campagne d'Autriche (1805) Bataille d'Ulm 2 décembre : Bataille d'Austerlitz 1806 : Campagne de Prusse 14 octobre : bataille d'Iéna 1807 : Campagne de Pologne (1807) Le 8 février : bataille d'Eylau Le 14 juin 1807 les 2 bataillons du regiment participent à la bataille de Friedland 1808 : Guerre d'indépendance espagnole, Madrid 1809 : Campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809) Bataille d'Essling Bataille de Wagram Bataille d'Eckmühl 1812 : Campagne de Russie (1812) Bataille de Krasnoïe Bataille de Smolensk (1812) Bataille de La Moskowa 1813 : Campagne d'Allemagne (1813) Bataille de Lützen Bataille de Reichenbach Bataille de Dresde 16-19 octobre : bataille de Leipzig Bataille de Hanau 1814 : Campagne de France (1814) : Bataille de Montmirail 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps Bataille de Laon Bataille de Soissons Bataille d'Arcis-sur-Aube Bataille de Paris 1815 : Campagne de Waterloo Bataille de Ligny Bataille de Waterloo
Étendards et fanions
Les inscriptions sur le drapeau modèle 1812 sont les suivantes (à cette date, seuls les noms des villes ou des batailles sont inscrits sur la soie du drapeau) :
Marengo (1800) Ulm (1805) Austerlitz (1805) Iéna (1806) Eylau (1807) Friedland (1807) Eckmuhl (1809) Essling (1809) Wagram (1809) Smolensk (1812) La Moskowa (1812) Vienne (1809) Berlin (1806) Madrid (1808) Moscou (1812)
Pendant la campagne des Cent-Jours, l'aigle est portée par la compagnie du bataillon. Le bataillon en revanche possède un fanion. Sur l'avers :
Vienne Berlin Madrid Milan Moscou Varsovie Venise Le Caire
Sur le revers :
Marengo Ulm Austerlitz Iéna Eylau Friedland Wagram La Moskowa Lutzen Montmirail
Personnalités ayant servi au régiment Jean-Roch Coignet : capitaine. Sous-officier quand il servait au . Jean Martin Petit, général d'Empire.
Notes et références
Annexes
Bibliographie
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Articles connexes Liste des unités de la garde impériale (Premier Empire)
Catégorie:Unité de la Garde impériale (Premier Empire) Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute