La famille d'Ourches est une ancienne famille noble originaire de Lorraine dont la filiation prouvée remonte à 1350. La tradition, reprise par d'anciennes généalogies, lui donne comme premier auteur Lambyrin d'Arches ou de Warches, originaire de Champagne, vivant en 1213 dont le fils aurait reçu un fief à Ourches-sur-Meuse dont il prit le nom.

La famille d'Ourches a donné plusieurs branches et s'est éteinte en 1867.

Histoire Origine Selon la tradition reprise par d'anciennes généalogies, la filiation de cette famille remonte à Lambyrin d'Arches ou de WarchesFrançois-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire Généalogique, volume 2, Duchesne, 1757, pages 647-648., un chevalier originaire de Champagne, qui commanda des troupes Lorraines à la bataille de Rosheim en 1213 et fut fait prisonnier à la bataille d’Amance en 1218 et se retira ensuite en Lorraine où son fils Rémy reçu en 1229 du sire de Joinville la terre d'Ourches-sur-Meuse dont il prit alors le nomFrançois Jean Baptiste Nöel, Mémoires pour servir à l'histoire de Lorraine, Volume 7, 1838, page 59..

Selon certains auteurs, le rattachement de la famille d’Ourches à Lambyrin d’Arches semble peu probable et ne repose que sur une similitude de noms tout à fait fortuiteAuguste Didot, Histoire de Lorraine, Numéro 1, 1856, page 29..

Le dossier généalogique de la famille d'Ourches établi et certifié en 1769 par Jean-Nicolas Beaujon et Bernard Chérin donne comme premier auteur à cette famille « Regnier d'Ourches, seigneur en partie d'Ourches, vivant en 1350 et père de Jean d'Ourches, seigneur de Pargney sur Meuse. qui servit avec quatre de ses fils Edouard III, duc de Bar, contre Charles I duc de Lorraine, dans la guerre menée entre ces princes en 1414 ». Le mémoire ajoute que Jean d'Ourches « mourut dans un âge très avancé peu après 1442, laissant d'Isabelle de Foug, entre-autres enfants Aubert d'Ourches, chevalier, seigneur en partie d'Ourches et seigneur de Pargney, mort depuis 1463 et qui avait épousé avant 1408 Marie d'Aspremont...»Collection Chérin, manuscrit Français 31712 (Chérin 150) : généalogie de la famille d'Ourches..

Les membres de la famille d'Ourches ont été successivement au service des comtes puis des ducs de Bar, des ducs de Lorraine puis des rois de France.

En 1710, un procès oppose Charles d’Ourches, seigneur de Cercueil, maréchal de camp des armées du roi et Messieurs d’Ourches de Sauville et de Vidampierre qui s'accusent mutuellement de ne pas être issus de la famille d'OurchesMémoires de la Société royale des sciences, lettres et arts de Nancy, 1845, pages 140-143..

Toutefois, Augustin Calmet écrit en 1756 dans Notice De La Lorraine, que la famille d'Ourches, seigneurs de Cercueil et comtes d'Ourches descendent de Jean d'Ourches, chevalier, qui vendit en 1433 le droit de patronage de la cure d'Uruffe au chapitre de la cathédrale de ToulAuguste Calmet, Notice De La Lorraine, tome 2, 1756, page 923.

La généalogie de la famille d'Ourches, établie sur présentation des originaux et certifiée en 1769 par Jean-Nicolas Beaujon et Bernard Chérin, généalogistes des ordres du roi, indique que Didier d'Ourches, seigneur de Cercueil, chambellan du duc de Lorraine et bailli d’Épinal, mort avant 1587 est le fils de Robert d'Ourches, écuyer, seigneur de Wadoncourt, mort avant 1549 et d'Anne Guyot de Bulizy.

Les généalogistes ont continué de donner les seigneurs de Cercueil comme issus des premiers seigneurs d'Ourches par Robert d'Ourches, écuyer, seigneur de Wadoncourt, mort avant 1549 et marié à Anne Guyot de Bulizy.

Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France donne une filiation suivie de cette famille à partir de Regnier, seigneur d'ourches, vivant en 1350, qui fut le père de Jean, écuyer, co-seigneur d'Ourches et de Pargny, cité en 1414, allié à Isabelle de FougHenri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, tone 5, Société du Grand armorial de France, 1948, page 195 : généalogie de la famille d'Ourches..

Selon Arnaud Clement, « les premiers degrés de cette famille sont bien embrouillés. D’après la tradition, elle est issue de Geoffroy d’Arches dit Lambyrin, « nommé grand-maître de Lorraine et général commandant en chef des armées par le duc Thiébaud, il est battu à la bataille de Rosheim. En 1218, il est fait prisonnier à la bataille d’Amance par l’Empereur Frédéric II d’Allemagne. ». Cet auteur écrit que la famille d'Ourches tire son nom du village d’Ourches en Meuse qui était partagé avec le chapitre cathédral de Toul et donne une filiation suivie à partir de Regnier d'Ourches, vivant en 1350..

Au , la famille d'Ourches, seigneurs de Cercueil, fut reçue aux Honneurs de la Cour en 1769, 1780, 1784, 1786 et 1790 sur une filiation prouvée remontant à 1350François Bluche, Les Honneurs de la cour, ICC, 1958, page 76..

Charles-Didier d'Ourches (1722-1789), maitre de camp et premier gentilhomme du roi de Pologne, fut titrée marquis de Tantonville par lettres patentes du duc de Lorraine de 1763.

La famille d'Ourches s'est éteinte en 1867 en ligne masculineHenry de Woelmont, Notices généalogiques, Volume 1, Champion, 1923, pages 567-568. avec Didier-Balthazar, marquis d'Ourches, mort sans postérité.

Généalogie Généalogie présumée des premiers seigneurs d'Ourches Cette filiation présumée est donnée par la tradition reprise dans d'anciennes généalogies. Lambyrin (ou Lamberin et Lambirin) d'Arches ou de Warches, chevalier originaire de ChampagneJean Cayon, Ancienne chevalerie de Lorraine, 1850, page 152.C.B. Noisy, Les ducs de Lorraine, 1860, page 53.Émile Auguste Nicolas Jules Bégin, Histoire des Duchés de Lorraine et de Bar, tome 1, Vidart et Jullien, 1833, pages 92-93. , commande les troupes Lorraines à la bataille de Rosheim en 1213 et est fait prisonnier à la bataille d’Amance en 1218. Il est encore cité comme présent en 1219 lors d'une l'assemblée de seigneurs lorrains qui vit une rébellion de Hugues de Lunéville et Philippe de Gerbéviller pour confisquer le pouvoir du duc Thiébaud, alors prisonnier du roi des Romains Frédéric II. Les historiens anciens lui prêtent lors de cette réunion, une harangue de fidélité au duc Thibault au cours de laquelle il propose de mettre en gage les bijoux de sa femme pour payer la rançon. Toutefois, selon certains auteurs, « il est fort douteux que Lambyrin, chevalier étranger et non fieffé dans le pays, eût pu faire partie de cette assemblée et tenir le discours qu'on lui prête »François Jean Baptiste Noël, Mémoires pour servir à l'histoire de Lorraine, Volume 7, 1838, page 60.. Il se serait ensuite retiré en Lorraine et serai mort avant 1229. Rémy d'Ourches, son fils, reçoit du sire de Joinville un fief et une maison à Ourches-sur-Meuse mouvant du château de VaucouleursHistoire ecclésiastique et politique de la ville et du Diocèse de Toul, 1707, page 518. dont il prit alors le nom Jean I d'Ourches, seigneur de Monts (son fils), marié à Isabelle. Jean II d'Ourches (son fils), marié à Isabelle d'Épinal. Jean III d'Ourches (son fils), marié à Isabelle d'Apremont. Aubert I d'Ourches, seigneur d'Ourches (son fils), épousa Marie d'Apremont. Jean IV d'Ourches, seigneur d'Ourches et de Villers-en-Argonne (du chef de sa femme) (son fils), marié à Gillette de La Grange. Aubert II d'Ourches, seigneur d'Ourches et de Villiers-en-Argonne (son fils) (vivant en 1431), marié à Jeanne de Fontenois. Le , il engage avec sa femme Jeanne de Fontenoy, les château et seigneurie de Blainville pour 200 francs de LorraineHenri Lepage, Les communes de la Meurthe, 1853, page 154..

Filiation prouvée Cette filiation prouvée, établie et certifiée en 1769 par Jean-Nicolas Beaujon et Bernard Chérin, généalogistes des Ordres du roi, est celle retenue par les auteurs récents : Regnier d'Ourches, seigneur en partie d'Ourches, vivant en 1350, dont un fils, Jean qui suit. Jean V d'Ourches, co-seigneur d'Ourches, seigneur de Pargney-sur-Meuse, de Villiers et de Rougeville. Marié à Isabelle de Foug. Il servit avec quatre de ses fils Édouard III, duc de Bar, contre Charles I, duc de Lorraine, dans la guerre menée entre ces princes en 1414 ». Il donne dénombrement en 1441 à René d'Anjou, duc de Bar, pour la part qu'il tient dans la seigneurie d'Amanty, du chef de sa femme Isabelle de FougAugustin Calmet, Notice de la Lorraine, 1840, page 16.. Le mémoire de Chérin indique « il mourut dans un âge très avancé peu après 1442, laissant d'Isabelle de Foug, entre autres enfants, Aubert d'Ourches, chevalier, seigneur en partie d'Ourches et seigneur de Pargney, mort depuis 1463 et qui avait épousé avant 1408 Marie d'Aspremont […]». Aubert III d'Ourches, co-seigneur d'Ourches et de Pargney, mort avant 1463, marié avant 1408 à Marie d'Aspremont. Selon Chérin, il eut deux autres alliances avec Catherine de Fontenois puis avec Catherine de Stainville De son mariage avec Marie d'Aspremont, il eut : 1) Thomas d'Ourches, marié à Marie de Magnières et qui eut plusieurs enfants dont on ne connaît pas la postérité; 2) Aubert, qui suit. Aubert IV d'Ourches, co-seigneur d'Ourches et de Villiers (son fils aîné), partagea la succession de ses père et mère en 1447 et fit une transaction en 1463 avec le chapitre de Toul, par laquelle il est prouvé qu'il descendait de Rémy d'Ourches, fils de Lambyrin. Il épousa avant 1458 Catherine de Mandres. Il avait pour frères Christophe et Thomas d'Ourches, et deux sœurs qui avec lui tiennent en fief la seigneurie d'Ourches. Sont aussi cités sans être reliés Guillaume d'Ourches, écuyer et Claude d'Ourches alias SaveryMémoires de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube, Volume 63, 1899, page 150.. Jean VI d'Ourches, seigneur d'Ourches, Morionvillers, Récicourt, Vadoncourt, Domrémy, Goussaincourt (son fils), officier d'ordonnance dans une compagnie au service de France, sous les ordres du maréchal de Baudricourt, épousa Annette du Hautoy de Récicourt dont il eut : 1) Aubert, qui de son alliance avec Catherine de Neuville n'eut que des filles et Robert, qui suit. Robert d'Ourches (mort avant 1549), co-seigneur d'Ourches, seigneur de Vadoncourt, Domrémy, Goussaincourt, fut officier d'ordonnance dans une compagnie au service de la France, commandée par Claude de Lorraine, duc de Guise. Il épousa Jeanne de Guyot de Bulizy et eut entre autres enfants Didier d'Ourches, auteur de la branche des seigneurs de Cercueil.

Branche des seigneurs de Cercueil, marquis de Tantonville Les seigneurs de Cercueil sont issus de Didier d'Ourches, seigneur de Cercueil, chambellan du duc de Lorraine et bailli d’Épinal, mort avant 1587, fils de Robert d'Ourches, écuyer, seigneur de Wadoncourt, mort avant 1549 et d'Anne Guyot de Bulizy, marié par acte du à Alix de Bild(e)steinEssais sur la ville de Nancy, dédiés à son altesse royale Monseigneur Charles-Alexandre, Duc de Lorraine et de Bar, 1779, page 286..

En 1711 le Pouillé ecclésiastique et civil du diocèse de Toul indique que Messire Charles d'Ourches, seigneur de Cercueil, maréchal de camp des armées du roi, descend à la neuvième génération de Jean d'Ourches, chevalier qui vendit en 1433 au chapitre de Toul le droit de patronage de la Cure d'UruffeBenoit de Toul, Pouillé ecclésiastique et civil du diocèse de Toul, Volume 2, 1711, page 389..