Le terme tamarin est un nom vernaculaire porté par plusieurs espèces de singes du continent américain (les Platyrrhini) de la famille des Callitrichidae. Ce terme probablement d'origine tupi est ambigu, car il est à la fois utilisé dans les noms vernaculaires de plusieurs espèces du genre Saguinus, mais il peut désigner génériquement l'ensemble de ce genre qui inclut les pinchés, le Callimico et les petits singes-lions appelés aussi tamarins lions.

Les tamarins fréquentent la forêt humide tropicale de plaine, alors que les pinchés d’Amérique centrale sont des hôtes réguliers de la forêt sèche. Ils vivent dans des polyandres.

Les tamarins lions forment le genre des Leontopithecus.

Rôle écologique, services écosystémiques La partie nord-péruvienne autrefois luxuriante de la jungle amazonienne a été fortement déforestée au début des années 1990 pour y créer des pâturages pour des élevages de buffle d'eau, ensuite abandonnée plus tard. La forêt depuis y regagne du terrain, en formant une forêt dite « secondaire » ; cette reconquête se fait plus rapidement qu’on aurait pu s’y attendre, et des études ont montré en 2019 que c’est grâce aux tamarins. En effet, en dépit de leur très petite taille, ces singes s’avèrent être d’excellents disperseurs de graines forestières (zoochorie). Depuis la fin du les systèmes de radiotracking et SIG ont facilité l’étude du comportement du tamarin. Ils ont notamment permis un suivi de dans une zone déforestée jouxtant une zone de forêt primaire où on a pu précisément mesurer le temps passé par ce singe en forêt primaire et secondaire (forêt déjà exploitée), le temps qu’il passe à se nourrir et où et à quelle fréquence il dépose ses excréments riches en graines des fruits précédemment ingérés. Dans cette région les graines venaient pour la plupart d’une forêt voisine. Un suivi de a montré qu’au cours des trois premières années, les singes ont passé moins de 1,5 % de leur temps dans la forêt précédemment exploitée, mais en 2016, ce pourcentage était passé à environ 12 %. Sur plusieurs centaines de graines retrouvées dans des excréments de tamarins et suivies par les chercheurs, 15 ont survécu et ont donné des arbres de plus de deux mètres de haut. En analysant leur génome on a montré que plus de la moitié de ces arbres provenaient effectivement de la forêt primaire voisine, confirmant le rôle joué par ce singe pour la renaturation de zones dégradées, à condition qu’elles jouxtent une zone primaire assez grande pour le nourrir. Néanmoins, après de régénération, cette forêt n’a pas récupéré la grande diversité des plantes ni la haute canopée nécessaires pour redonner un habitat convenable à ces petits singes.

Noms vernaculaires Liste des espèces nommées avec ce terme : Tamarin bicolore — Saguinus bicolor Tamarin blanc — Saguinus melanoleucus, deux sous-espèces Tamarin à coiffe rouge — Saguinus pileatus Tamarin empereur — Saguinus imperator, deux sous-espèces Tamarin à face marbrée — Saguinus inustus Tamarin à face nue de Martin — Saguinus martinsi, deux sous-espèces Tamarin labié — Saguinus labiatus, plusieurs sous-espèces Tamarin à mains dorées — Saguinus midas Tamarin à manteau doré — Saguinus tripartitus Tamarin à manteau noir — Saguinus nigricollis, deux sous-espèces Tamarin à moustaches — Saguinus mystax, deux sous-espèces Tamarin noir — Saguinus niger Tamarin du Rio Napo — Saguinus graellsi Tamarin à selle — Saguinus fuscicollis, plusieurs sous-espèces Tamarin pinché ou tamarin à crête blanche — Saguinus oedipus, en danger critique d'extinctionLe tamarin pinché sur le portail especes-menacees.fr

Notes

Catégorie:Nom de primate ambigu Catégorie:Primate (nom vernaculaire)