La place des Célestins est une place située dans le de Lyon, en France.

Elle existe sous sa forme actuelle depuis le début du et doit son nom aux religieux de l'ordre des Célestins, qui y étaient installés de 1407 à 1778.

Historique Ordre du Temple Avant 1307, la place était située sur le domaine des Templiers, qui y avaient une commanderie.

Couvent des Célestins

Après l'éviction des Templiers, les Célestins installent un monastère qui, malgré quelques incendies, subsiste presque 400 ans. Finalement abandonné en 1778, il laisse place au lotissement des Célestins et à une salle de spectacle.

Le couvent est orné d'une façade sculptée édifiée en 1746 par Jean-Baptiste Masson. Cette façade décorative côté Saône masque sur l'arrière des bâtiments anciens et hétéroclites.

La disparition du couvent est précédée durant la seconde moitié du siècle d'une chute du nombre de moine présent. Suivant une tendance générale de la chrétienté, les effectifs du couvent des Célestins lyonnais sont amputés de 40% de leurs membres et de nombreuses confréries liées s'étiolent et disparaissentVoir aussi dans l'article de Morel de Voleine dans la Revue du Lyonnais, 1847..

À la suite d'un long procès, le duc de Savoie Victor-Amédée III est reconnu propriétaire de l'ensemble, qu'il vend à A. Devouge, parisien. Ce dernier a l'intention, au vu de la très bonne situation de sa nouvelle propriété, de procéder à une opération immobilière similaire à ce qui vient de se faire au Palais-Royal à Paris, réalisé par l'architecte Victor Louis. Il crée donc une société immobilière avec deux lyonnais, Jars et Madinier, le . La société confie l'étude du projet à Jean-Antoine Morand en 1787, qui vient de réaliser le quartier Saint-Clair et de publier une ambitieuse étude pour les Brotteaux. Il travaille en coordination avec l'architecte Jean-François Colson, chargé du théâtre, et de Drivon, architecte qui a loti un terrain acheté aux Feuillants.

Après deux années de réflexions, les architectes décident de conserver les entités bâties au détriment de la façade monumentale et de l'église.

Création de la place Les démolitions commencent en 1789 avec l'avant-corps et l'église. Dans le même temps, les promoteurs éditent un prospectusIl est retranscrit dans l'article de Perez, 1995. pour faire la promotion du projet et attirer les clients. Entre 1789 et 1792 sont construites quatre rues, et les façades latérales sont bâties en même temps. Il s'agit de la rue de Savoie, d'Égypte, des Célestins et d'Amboise.

Pour les connexions avec les rues avoisinantes, les architectes déposent des demandes d'autorisations au bureau de voirieArchives municipales de Lyon, 316 WP 001, 1791, et .. Au même moment, la construction du théâtre côté jardin commence sous les ordres du Dijonnnais J.-F. Gilles Colson. Ce théâtre .

Après ces débuts, la situation ne tourne pas correctement pour les investisseurs. Le siège de Lyon, la mise à disposition de nombreux autres biens du clergé, l'exécution de Morand retardent le projet et conduisent à un partage. Un nouveau projet est mis à jour en 1797, qui prévoit la réalisation de trois passages couverts ; qui ne seront jamais réalisés, et transformés en 1807 en rue Pazzi.

À cette même époque, le jardin qui est situé à l'emplacement de la place actuelle est assimilé par la mairie à la voie publique et cette dernière interdit aux propriétaires de toucher aux voies sans son autorisation, pour être en concordance avec le plan général de la ville.

Première moitié du

Durant la première moitié du , la place des Célestins est un lieu à la mode pour le loisir et le divertissement. Les débits de boisson y trouvent une population aisée et populaire appréciant les lieux lors de leurs moments de loisirs. Elle est le lieu des premiers café-concert de la ville.

Armand Victorinnotice dans Bru Zane Mediabase, Ressources numériques autour de la musique romantique française., interprète de café-concert, chante ainsi : .

Deuxième moitié du vignette|"Plan des améliorations réalisées ou projetées dans le centre de la ville de Lyon", 1863. Dans la deuxième moitié du , le plan de grandes percées à travers la Presqu'île prévoit la réalisation d'une voie reliant la rue Mercière et la place Bellecour à travers la place des Célestins. Ce projet n'a jamais été réalisé.

En 1858, une fontaine de la fonderie du Val d'Osne, due à Mathurin Moreau et Michel Liénard, et comportant 4 personnages debout (deux néréides et deux putti.) est installée sur la place.

Au et depuis

En 1957, la place est réaménagée pour créer des places de stationnement à l'ouest, et une cour de récréation à l'est. En conséquence, la fontaine est détruite en mai de la même année.. vignette|Les magnolias de la place en fleurs en 2026. La place a été réaménagée entre 1993 et 1995 à l'occasion de la création du Parking des Célestins, parc de stationnement souterrain.. Sur la place, une sorte de télescope imaginé par l'artiste Daniel Buren donne une vision en kaléidoscope du parc à voitures.

Le lieu se divise désormais en quatre zones : des magnolias avec buissons sur les côtes nord, est et sud., un parvis à l'ouest précédé de deux bassins, et une zone centrale, recouverte par des planches de bois.

Entre 2002 et 2005, le parvis est obstrué par le chantier de restauration du théâtre.

En 2016, les planches en bois du centre de la place, usées, sont changées ; du chêne remplace le bois exotique.. Ces planches sont à nouveau changées dix ans plus tard.

En 2025, la mairie annonce la remise en eau prochaine des deux bassins de la place et de leur éclairage, plébiscitée lors du second budget participatif local. Ces bassins sont alors en effet à l'arrêt depuis plusieurs années..

En 2026, le plancher de la place est à nouveau renouvelé, du bambou moso remplaçant le chêne.. Après plusieurs semaines de travaux, l’espace rouvre au public le de la même année.

Théâtre des Célestins Le théâtre des Variétés, qui occupait le même emplacement, est totalement détruit, en 1871, par un incendie. Le théâtre actuel, œuvre de Gaspard André, est endommagé par un autre incendie, en 1880, peu après son inauguration (en 1877). Il rouvre en 1881.

Bibliographie Ouvrages

Articles

Références

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