La rue Victor-Hugo, autrefois nommée rue de Bourbon, est une rue piétonne de la Presqu'île du de Lyon, en France.

D'orientation Nord-Sud, elle relie la place Bellecour à place Carnot.

La rue de la République en constitue, au-delà de la place Bellecour, son prolongement naturel, en traçant ainsi l'une des plus grands artères piétonnes et commerçantes d'EuropeOnly Lyon - Tourisme et Congrès.

Odonymie La rue aurait dû s'appeler rue d'Euripide puis rue du Caire, mais ces noms furent finalement abandonnés.

Le premier nom, prévu avant même sa construction, fut rue de la Direction. Elle s'appela ensuite Grande rue Royale et fut renommée rue de Bourbon en en hommage à l'échevin lyonnais Jacques Bourbon.

Elle fut rebaptisée rue de la République de 1848 à 1852 avant de reprendre son nom original. Son nom actuel lui a été attribué par la délibération du conseil municipal du ., quatre jours seulement après la mort de Victor Hugo. Histoire

Création (1817-1841) Planifiée en 1775 par Antoine Michel Perrache et tracée pendant le Premier Empire, la rue devait permettre à l'empereur de voir le cheval de la place Bellecour (statue équestre de Louis XIV) depuis le palais dont la construction était prévue dans ce qui est aujourd'hui le quartier de la Confluence. Le percement de la rue a été terminé en 1842. Dès sa création, l'aristocratie lyonnaise l'a habitée.

La rue a été ouverte en cinq étapes : en 1817, de la place des Victoires (actuelle place Carnot) jusqu'à la rue des Remparts-d'Ainay ; en 1820, de la rue Sainte-Hélène jusqu'à la rue Sala ; en 1832, depuis la rue Jarente jusqu'à la rue Sainte-Hélène ; en 1839, au niveau du ; en 1841, depuis cet Hôtel jusqu'à la place Bellecour.

Les nombres impairs 1 à 27 ont été construits entre 1834 et 1848, les numéros 29 à 67 entre 1820 à 1857, les numéros pairs de 2 à 16 en 1844, et numéros 18 à 68 entre 1826 et 1864. Aux numéros 25 et 27 s'installa une institution fondée par Chalotte Dupin et nommée l'Œuvre des Charlottes, devenue par la suite les Sœurs de Saint-Joseph.

L'ancienne prison Saint-Joseph, installée dès le dans un couvent du sud de la place Bellecour, sur la rue de Bourbon, a profondément marqué le tracé de la rue : son bail expirant en 1828, sa démolition a permis de prolonger la voie jusqu'à Bellecour, prolongeant l'axe et favorisant ainsi l’urbanisation ordonnée de la Presqu'île.

Piétonnisation (1974-1976) En 1974, la rue a été éventrée pour les besoins de la construction de la ligne A du métro.

Le , après deux ans de travaux et malgré l'opposition des commerçants et le manque d'enthousiasme du maire, Louis Pradel, elle fut transformée en rue piétonnière, ce qui en fit la deuxième de Lyon, quelques mois après la rue de la République, de l'autre côté de la place Bellecour, qui prolonge ainsi son cheminement piétonnier vers le Nord.

Attaque d’une banque (1984) Le , le général de gendarmerie Guy Delfosse y a été tué lors d’une attaque de banque perpétrée par le groupe armé Affiche rouge, issu d'Action directe. vignette|Les blocs en 2026. Faits de pierre grise foncée, ils remplacent en 2019 ceux installés deux ans plus tôt, alors simultanément posés sur la rue et celle de la République.

Sécurisation (2017) En 2017, pour se protéger des attaques à la voiture-bélier et en réaction à l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, des blocs de béton cubiques sont disposés aux extrémités de la rue et à ses intersections avec d’autres voies.vignette|Le dispositif d’éclairage de la rue en 2025. Les façades éclairées ont ici été restaurées.

Réaménagement (2018-2019) Entre 2018 et 2019, le revêtement de la rue, abîmé car datant de la piétonnisation des années 1970, est remplacé par un nouveau fait de pierres claires dans le cadre de l’opération de rénovation du centre-ville « Cœur Presqu’île ».

Dans la même lignée, une vaste campagne de restauration de ses façades est lancée, et un nouveau dispositif d’éclairage est apposé sur ces dernières, dispositif étant cependant resté pratiquement inutilisé depuis ; en raison de l’absence d’autorisations des copropriétés, il ne fonctionne qu’entre la rue Jarente et la place Ampère.

Attentat au colis piégé (2019) Le , un colis piégé explose, au numéro 15, à proximité de l'enseigne Brioche dorée, blessant treize personnes dont une enfant de 8 ans..

Description On trouve principalement dans la rue Victor-Hugo des cafés, commerces, services et hôtels.

La rue comporte, en son centre, une place piétonne et arborée, la place Ampère qui a donné, avec la rue elle-même, le nom à la station de métro qu'elle dessert, Ampère - Victor Hugo.

La rue est principalement bordée d'immeubles du comportant de trois à six étages. Il y a également deux maisons anciennes aux angles avec la rue Sainte-Hélène et avec la rue Jarente. La plupart des portes ont de belles sculptures et des décorations : têtes de lions, serpents, etc.

Événements vignette|La rue illuminée pour le mois de décembre 2025.

Fêtes de fin d’année La rue est illuminée par des décorations lumineuses à l’occasion des fêtes de fin d'année.

Accessibilité

Transports en commun Ce site est desservi par les stations de métro Perrache et Ampère - Victor Hugo, toutes deux traversées par la ligne A.

Notes et références

Catégorie:Voie dans le 2e arrondissement de Lyon Catégorie:Voie de Lyon se référant à un nom d'homme Catégorie:Voie piétonnière à Lyon Catégorie:Ainay Catégorie:Rue ou quartier commerçant en France Lyon