Fritz von Unruh, né le à Coblence et mort le à Diez, est un dramaturge, poète et romancier expressionniste allemand. Il est le frère aîné de Friedrich Franz von Unruh - avec qui il est souvent confondu : c'est Friedrich Franz qui publie dans le Frankfurter Zeitung, sous l'intitulé National-Socialisme, le programme économique, ( selon Armin Mohler) .

Biographie

Né en 1885 à Coblence, Fritz von Unruh est issu d'une grande famille de la vieille noblesse militaire prussienne. Après avoir terminé l'école des cadets à Plön dans le Holstein, il devient officier puis quitte l'armée. Sa première pièce de théâtre, L'Officier, est jouée en 1911 à Berlin et rencontre le succès. Il combat durant la Première Guerre mondiale, comme engagé volontaire. Antinazi (discours le au palais des sports de Berlin), il fonde en 1932 une organisation de résistance républicaine contre le nazisme. Il doit quitter l'Allemagne en 1933 et gagne l'Italie puis la France. Il est déchu de la nationalité allemande le 10 août 1939. Il est mis en camp de concentration en France en , en raison de ses origines allemandes, mais est libéré en . Il se réfugie à New-York et obtient la nationalité américaine. Il revient à Francfort en 1948 et reçoit le Prix Goethe cette année-là. Il repart à New-York en 1950.

(En 1947, à New-York, il a peint Claire et Yvan Goll. Voir Suzanne Nadolny, Claire Goll, Berlin 2002, page 118. Voir aussi la photo du dessin qu'il présente d'eux (esquisse du tableau?) dans le livre-catalogue in 4°, Claire Goll, 328 pages, Saint-Dié-des-Vosges, 2012, page 201))

Il meurt en 1970. Son épouse meurt en 1971.

Distinctions (extrait) Prix Goethe (1948)

Œuvres Pièces de théâtre Offiziere, 1911 Louis Ferdinand Prinz von Preußen, 1913 Vor der Entscheidung, 1914 Ein Geschlecht, Tragödie, 1917 Platz, 1920 (Fortsetzung von Ein Geschlecht) Stürme, Schauspiel, 1922 Rosengarten, 1923 Bonaparte, Schauspiel, 1927 Phaea, Komödie, 1930 Zero, Komödie, 1932 Gandha, 1935 Charlotte Corday, 1936 Miss Rollschuh, 1941 Der Befreiungsminister, 1948 Wilhelmus, 1953 Duell an der Havel, Schauspiel, 1954 Bismarck oder Warum steht der Soldat da?, 1955 Odysseus auf Ogygia, Schauspiel, 1968

Romans Opfergang, 1918. Le chemin du sacrifice, préfacé par Nicolas Beaupré. Traduis en français par Martine Rémon. La Dernière Goutte Éditions, 2014. Der nie verlor, 1948. Traduit par Yvan Goll: Ce n'est pas encore la fin, 632 pages, Gallimard 1951 (A Yvan Goll, au poète, à l'esprit fraternel In Memoriam. Edition dédiée à M. P. Aubert) Die Heilige, 1952 Fürchtet nichts, 1952 Der Sohn des Generals, 1957

Autres Vaterland und Freiheit. Eine Ansprache an die deutsche Jugend, 1923 Flügel der Nike. Buch einer Reise, 1925 Seid wachsam! Eine Goethe-Rede, 1948 Rede an die Deutschen, 1948 Mächtig seid ihr nicht in Waffen, Reden, 1957 Meine Begegnungen mit Trotzki, 1963 Friede in USA? Ein Traum, 1967

Bibliographie

Ina Götz: Tradition und Utopie in den Dramen Fritz von Unruhs. (= Abhandlungen zur Kunst-, Musik- und Literaturwissenschaft, 175). Bouvier, Bern 1975, . Karola Schulz: Fast ein Revolutionär. Fritz von Unruh zwischen Exil und Remigration (1932–1962). (= Cursus, 11). Iudicium, München 1995, . Dieter Kasang: Wilhelminismus und Expressionismus. Das Frühwerk Fritz von Unruhs 1904–1921. (= Stuttgarter Arbeiten zur Germanistik, 78). Akademischer Verlag Hans-Dieter Heinz, Stuttgart 1980, . : Fritz von Unruh. Rebell und Verkünder. Der Dichter und sein Werk. Verlag für Literatur und Zeitgeschehen, Hannover 1960, . Robert Meister: Fritz von Unruh. (= Germanische Studien, 39). Kraus Reprint, Nendeln 1967, . (Nachdr. d. Ausg. Berlin 1925) Eberhard Rohse: Fritz von Unruh 1885–1970. In: Karl-Heinz Habersetzer (Hrsg.): Deutsche Schriftsteller im Porträt. Band 6: Expressionismus und Weimarer Republik. (= Beck’sche Schwarze Reihe, 292). C.H. Beck, München 1984, , S. 172–173. Volker Weidermann: Das Buch der verbrannten Bücher. Verlag Kiepenheuer & Witsch, Köln 2008, . (Zu Unruh S. 100–102) Wernfried Schreiber (Hrsg.): Fritz von Unruh zum 100. Geburtstag und 15. Todestag. Ausstellungskatalog. (= Veröffentlichungen der Stadtbibliothek Koblenz, 16). Stadtbibliothek Koblenz, 1985, . Dirk Kemper: Politeia – Splitter zur Exilgeschichte Fritz von Unruhs aus einem Moskauer Teilnachlaß. In: Rainer Wild (Hrsg.): Dennoch leben sie. Verfemte Bücher, verfolgte Autorinnen und Autoren. Zu den Auswirkungen der nationalsozialistischen Literaturpolitik. Festschrift für Gerhard Sauder. Ed. Text und Kritik, Stuttgart u. a. 2003, , S. 407–418. Hans Joachim Schröder: Fritz von Unruh (1885–1970) – Kavallerieoffizier, Dichter und Pazifist. In: Wolfram Wette (Hrsg.): Pazifistische Offiziere in Deutschland 1871–1933. Donat Verlag, Bremen 1999, , S. 319–337.

Notes et références

Liens externes

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