Le d'artillerie géographique ( RAG) est une unité de l'Armée de terre française située à Haguenau (Bas-Rhin) spécialisée dans la topographie et la cartographie.

Il est l'héritier des traditions du régiment d'artillerie et des ingénieurs-géographes existant depuis l'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations 1688 : création du dépôt de la Guerre 1887 : le dépôt de la Guerre devient le service géographique de l'armée (SGA) : suppressionLe service géographique de l'armée (SGA), organisme militaire, est remplacé par l'institut géographique national (IGN), organisme civil rattaché au ministère des travaux publics. 1943 : création des et dans l'Armée française reconstituée : création du groupe géographique autonome 1950 : groupe géographique 1966 : reçoit la garde de l'étendard du 1972 : régiment géographique 1976 : batterie géographique, devient officiellement héritier du 1979 : reprend le nom de groupe géographique 1999 : ( GG) 2026 : régiment d'artillerie géographique ( RAG)

Colonels et chefs de corps 1946-1948 : Lieutenant-colonel Georges MIRAILLET 1948-1948 : Chef d'escadron Jean PISTRE 1948-1950 : Lieutenant-colonel Charles TINGRY 1950-1953 : Lieutenant-colonel Louis KOLB 1953-1955 : Lieutenant-colonel Jacques LESUR 1955-1957 : Chef d'escadron Robert GUIDOT 1957-1961 : Lieutenant-colonel Georges PRIVAT 1961-1962 : Chef d'escadron Georges ARMAND 1962-1967 : Lieutenant-colonel Eugène GUILLERME 1967-1972 : Lieutenant-colonel Edmond LONVIS 1972-1972 : Chef d'escadron Jean TACQUENET 1972-1974 : Lieutenant-colonel Lucien MEUNIER 1974-1976 : Colonel VOINEY 1976-1978 : Lieutenant-colonel Jean DEFFONTAINES 1978-1980 : Lieutenant-colonel Michel JACQUINET 1980-1982 : Colonel Bernard LE GLEUHER 1982-1984 : Lieutenant-colonel Philippe DE GAYFFIER 1984-1986 : Lieutenant-colonel André BERNARD 1986-1988 : Lieutenant-colonel Jean-Marie MOUGIN 1988-1991 : Lieutenant-colonel Robert MERLE 1991-1993 : Lieutenant-colonel Michel TOUSSAINT 1993-1995 : Lieutenant-colonel Alain CALIPPE 1995-1997 : Lieutenant-colonel Michel COUDRY 1997-1999 : Lieutenant-colonel Éric GUYON 1999-2001 : Lieutenant-colonel Jean-Pierre GIULIANI 2001-2003 : Colonel Danny LAUDE-BAZIN 2003-2005 : Colonel Hervé LE SÉNÉCHAL 2005-2007 : Colonel Philippe ARNAUD 2007-2009 : Colonel Nicolas AUBOIN 2009-2011 : Colonel Jean-Emmanuel BRUNEAU 2011-2013 : Colonel Franck MARGELIDON 2013-2016 : Colonel Yannick CARRÉ 2016-2019 : Colonel Dominique LAMBERT 2019-2022 : Colonel Julien DEROUETTEAU 2022-2024 : Colonel Grégoire NOUGAYREDE 2024-2026 : Colonel Guillaume SCHMIDT 2026-actuel : Lieutenant-colonel Sébastien QUINOT Historique des garnisons, combats et batailles du

Origines thumb|Ingénieurs géographes en 1775 (planche 21 du tome I des Uniformes de l'armée française, par le docteur Constant Lienhart et le professeur René Humbert). Le RAG tient ses origines du dépôt de la Guerre créé par Louvois en 1688 et du service géographique de l'armée (SGA) son successeur en 1887. Les travaux les plus célèbres réalisés pendant cette période sont : La carte de Cassini, première carte détaillée du royaume de France réalisée au 1/86.400 (rapport correspondant à une échelle de 1 pouce pour 100 toises). Ce travail commencé sous Louis XV s'est terminé à la fin de la Révolution. Napoléon Bonaparte fut le premier à émettre le désir d'avoir une nouvelle carte de France pour remplacer celle de Cassini qui demeurait insuffisante. Sous son impulsion, en 1802, une commission spéciale a défini les principes d'établissement du successeur de la carte de Cassini. En particulier ont été intégrés l'adoption des échelles décimales, le remplacement du tracé des courbes de niveau par des hachures suivant la plus grande pente et le nivellement rapporté au niveau de la mer. La carte dite d'état-major au 1/80.000 comptant 273 feuilles, série terminée en 1875. En 1889, le service géographique de l'armée décida d'en dériver une édition au 1/50.000 par simple agrandissement zincographique.

Après la guerre de 1870, l'extension du domaine colonial a conduit les géographes à exercer leurs activités partout où le drapeau français flottait ce qui a donné naissance au service géographique de l'AOF, service géographique de l'AEF, du Levant, de Madagascar et d'Indochine. Les premières cartes détaillées de tous ces territoires ont été réalisées à cette époque, comme la carte d'état-major au 1/80.000 de l'Algérie ou la carte régulière de l'Indochine.

La Première Guerre mondiale, premier conflit où l'on a utilisé de façon intensive le tir indirect, a amené de nouveaux développements, en particulier ce qui a été appelé les « groupes de canevas de tir », unités géographiques ayant pour vocation d'établir sur toute la ligne de front des cartes extrêmement détaillées (1/5.000, 1/10.000, 1/20.000) du terrain ainsi que du dispositif ennemi. Ces cartes portaient le nom de « plans directeurs ». La projection de Bonne causant des déformations de longueur et d'angle néfastes aux artilleurs, on adopta une projection spéciale limitant aux maximum les déformations de représentation, la projection conique conforme sécante « Lambert Nord de Guerre ».

L'après-guerre fut marquée par l'établissement d'une nouvelle carte de France au 1/50.000 et pour la première fois en couleur, la 1/50.000 type 1922. Le développement des nouvelles technologies (photographies aériennes, photogrammétrie) a permis sa réalisation en des délais plus brefs. Cette série a inclus de nouvelles améliorations comme la représentation du relief par des courbes de niveau (visualisation complétée par un estompage) et un choix très élaboré des signes conventionnels.

Seconde Guerre mondiale

C'est la campagne de 1940 qui a mis fin aux activités du SGA. Après l'armistice de juin 1940, dans un souci de camouflage des effectifs et de sauvegarde du patrimoine cartographique des armées vis-à-vis de l'occupant, le général Hurault, directeur du service depuis 1937, réussissait à obtenir du gouvernement un décret-loi daté du supprimant le SGA et le remplaçant par l'Institut géographique national (IGN), établissement civil, qui prenait en lieu et place toutes ses attributions, Monsieur (ex-général) Hurault en devenant le premier directeur.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée française reconstituée, a mis sur pied les et compagnies géographiques, affectées respectivement aux et corps d'armée de la armée française du général de Lattre de Tassigny. La géographique ainsi qu'un service géographique militaire pour la armée française sont créés en 1944.

De 1945 à 2010 thumb|120px|alt=Fourreau d'épaule de grade de major de l'Armée de terre française - artillerie 28°groupe géographique|Fourreau d'épaule de grade de major du groupe géographique.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'IGN a été maintenu et a conservé depuis lors la responsabilité de la réalisation des cartes sur le territoire national. C'est la section géographique militaire de Vincennes qui aura désormais vocation à répondre aux besoins spécifiques des armées. Elle a sous son commandement, outre l'ensemble des dépôts de cartes : en Métropole, le groupe géographique autonome créé le au fort de Montrouge à partir de la en Allemagne, la batterie géographique d'Offenbourg (ex-) puis batterie géographique autonome des FFA en Indochine, la batterie géographique de Saïgon (ex-) puis batterie d'Extrême-Orient du groupe géographique autonome (BEOGGA)

Le groupe géographique autonome s'installe à Joigny dans l'Yonne en 1949.

La batterie géographique d'Extrême-Orient est transférée en Algérie en sur le Pasteur et donne naissance à la batterie géographique autonome. Installée à Oran, elle est active de à , date à laquelle, elle rejoint Joigny.

Le , le groupe géographique reçoit l'étendard du régiment d'artillerie.

À compter du , le groupe géographique prend l'appellation de régiment géographique.

En 1976, le régiment géographique est désigné héritier des traditions du . La batterie géographique des FFA est dissoute en . Le , le régiment géographique est renommé batterie géographique. vignette|L'insigne du groupe géographique (1979). En , la batterie géographique reprend l'appellation de groupe géographique.

À compter du , le groupe géographique est rattaché à la brigade du génie. En 1999, il prend l'appellation de groupe géographique. À cette époque, le groupe soutient les déploiements français dans la guerre du Kosovo. Le groupe compte une cellule de documentation géographique capable de créer des brochures présentant la géographie humaine et naturelle d'une zone d'opération aux soldats appelés à y être déployés.

Le , le groupe géographique est rattaché à la brigade de renseignement. Le groupe soutient alors les unités françaises engagées dans la guerre d'Afghanistan.

Depuis 2010 thumb|La garde d'honneur du groupe géographique le à l'ancien camp de concentration de Natzwiller-Struthof. Le groupe géographique est transféré à Haguenau (Bas-Rhin) à compter du afin de se rapprocher du reste de la brigade de renseignement. La cérémonie d'adieu aux Joviniens a lieu le , après 60 ans de présence de la géographie militaire. Le départ des 400 militaires renforce l'isolement de Joigny qui perd d'autres services publics à la même époque.

En 2016, il est rattaché au commandement du renseignement de Strasbourg qui succède à la brigade de renseignement.

En , le GG retourne à la brigade du génie qui vient d'être reconstituée.

Le juin 2026, il change d'appellation et devient le régiment d'artillerie géographique ( RAG)DÉCISION N° 502196/ARM/EMAT/SCPS/BORG changement d'appellation du 28e groupe géographique. Du 19 mars 2026.. Les missions et l'organisation de l'unité ne sont pas modifiés. Le 27 août 2026, le RAG est institué héritier du régiment d'artillerie par filiation directeDÉCISION N° 504932/ARM/CAB/CM11 portant filiation du 28e régiment d'artillerie géographique. Du 27 août 2026..

Missions Unité d'appui géographique des forces, le d'artillerie géographique doit, en temps de paix comme en temps de crise : réaliser les travaux géodésiques, topographiques, cartographiques et des levés d'infrastructure ; fournir en données numériques les systèmes d'armes et de commandement.

Il est en permanence à la recherche du renseignement géographique afin de constituer une documentation militaire géographique.

Il assure la formation technique des officiers, des sous-officiers et des militaires du rang (géographes, topographes, cartographes, documentalistes). Le d'artillerie géographique est la seule unité de ce type dans l'Armée de terre.

Structure et composition Au début des années 2020 : Une batterie de commandement et de soutien (état-major, bureau opérations et instruction, bureau maintenance logistique, bureau ressources humaines, section multi-techniques, section d'instruction). Deux batteries géographiques à trois sections chacune (deux sections géographiques et une section d'appui), Un centre de formation délégué (CFD) chargé de l'instruction spécialisée des officiers, sous-officiers et militaires du rang géographes des armées.

Matériels vignette|VLRA du géographique le .

Appareils de mesure de distance Appareils de positionnement (GPS, navigateur terrestre), Consoles de traitement informatique d'images, Stations informatiques équipées de systèmes d'information géographique (SIG), Drones eBee-x et Phantom, Véhicules tout-terrain équipés de matériels topographiques et cartographiques (VAB VAT GEO (Appui Topographique), Quad Polaris Sportsman 700, Panhard PVP, Acmat VLRA TPK 4.36 SH SMT (Station Mobile Topographique), Peugeot P4, Renault GBC 180, Renault Sherpa 5, TRM 2000, VBL), Pantalon de treillis militaire F2 (camouflage centre-europe (CE) et camouflage daguet), Veste de treillis militaire F2 (camouflage centre-europe (CE) et camouflage daguet), Gilet pare-balles série 3, ANP VP F1 (masque à gaz), Casque TC F NVG V2 et casque FELIN, FAMAS-F1 Valoriser et Heckler & Koch M416F,