Le Mouvement pour les autonomies (, MPA) est un parti politique italien, créé par le député européen de Catane, Raffaele Lombardo le et qui a changé son nom en . En 2012, la fédération sicilienne du MPA devient le Parti des Siciliens (en italien, , PdS) pour l'élection de l'Assemblée régionale de Sicile. Lombardo se retirant de l'action politique fin 2012, pour faire face à ses ennuis judiciaires, le MPA-PdS s'allie avec Grande Sud pour les élections générales italiennes de 2013. Se présentant séparément au Sénat, avec pour symbole électoral MPA - Partito dei Siciliani, il n'obtient que , soit 0,15 %. Il obtient néanmoins un député et deux sénateurs, élus sur les listes du Peuple de la liberté.

Il se veut modéré, favorable à l’autonomie du et au méridionalisme. Il présente des listes dans toutes les régions où la Ligue du Nord n’en présente pas, en étant apparenté au Peuple de la liberté de Silvio Berlusconi lors des élections générales italiennes de 2008, où il obtient huit députés, ainsi que deux sénateurs.

Le parti est né d’une dissension interne de l’UDC en Sicile : Lombardo quitte l’UDC parce qu’.

Fin , le MPA signe un accord avec Le Peuple de la liberté (cartel électoral) tout en présentant son propre symbole, comme pour la Ligue du Nord.

Il a obtenu les 13 et 1,13 % des suffrages () soit huit députés à la Chambre (plus deux élus par rapport aux députés sortants). Le même jour, son leader Raffaele Lombardo remporte la présidence de la Sicile avec plus de 60 % des voix. Son deuxième congrès a eu lieu fin février et le 2009 à Rome (hôtel Mariott) : il y change son nom initial.

Pour les élections européennes de , il se présente en cartel électoral, baptisé « L'Autonomie » avec La Droite, le Parti des retraités et l’Alliance de centre. Mais ce cartel n’obtient que (2,2 %) trop loin du quorum fixé à 4 %. L’émission Report de Rai3 confirme les financements de la Ligue du Nord au MPA : en 2007 et en 2008, comme indiqué dans les bilans du mouvement. Le , Enzo Scotti, secrétaire d’État est expulsé du MPA ainsi que les députés (Arturo Iannaccone, Luciano Mario Sardelli, Elio Belcastro et Antonio Milo) qui ont constitué un nouveau groupe avec un symbole « Noi Sud » (Nous Sud). Peu de temps après, le sénateur de Campanie Riccardo Villari (PD) et le député calabrais Aurelio Misiti (IdV), de même que le sénateur Sebastiano Burgaretta Aparo le rejoignent.

Lors des élections régionales de 2010, le MPA s’organise ainsi : en Campanie, il présente une liste avec le Nouveau PSI et le PRI, pour soutenir Stefano Caldoro, en obtenant un des quatre conseillers qui revenait à la liste ; dans le Latium, il élit un conseiller dans la liste civique qui soutenait Renata Polverini ; en Calabre, il participe à la liste « Autonomie et droits », en soutenant le président sortant Agazio Loiero (de centre-gauche) ; en Basilicate, le MPA présente son propre symbole, en obtenant environ (2,65 %) en élisant un conseiller régional ; dans les Pouilles, il appuie Adriana Poli Bortone, en présentant une liste commune avec le mouvement « Io Sud » (avec lequel, il signe un accord fédéral) ; le MPA était déjà présent dans l’Assemblée régionale sicilienne et dans les conseils régionaux des Abruzzes, du Molise et de la Sardaigne, en obtenant régionaux.

Le MPA s’abstient lors de la motion de défiance à Giacomo Caliendo, avec le nouveau groupe Futur et liberté, l’UDC et l’API. Le nombre total d’abstenus est de 75. Le MPA quitte le gouvernement Berlusconi le avec la démission du secrétaire d’État Giuseppe Maria Reina. Le MPA reproche à Berlusconi de ne pas maintenir les engagements pris avec les électeurs et d’agir contre les intérêts du . Le , il vote la motion de défiance et se place dans l’opposition.

Notes et références

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