Léon Mathot, né le à RoubaixArchives du Nord, commune de Roubaix, acte de naissance , année 1885 (vue 202/525) (avec mentions marginales de mariage et de décès) et mort le à Paris, est un acteur et réalisateur françaisArchives de Paris 10e, acte de mariage , année 1916 (page 15/31) (avec mention de la profession).
Il a joué le rôle d’Edmond Dantès dans le film Le Comte de Monte-Cristo, réalisé par Henri Pouctal en 1918. Il a également joué dans Cœur fidèle de Jean Epstein en 1923.
Biographie
Après avoir passé sa jeunesse à Liège et suivi les cours du Conservatoire, Léon Mathot fait ses débuts sur les planches à Lyon, puis joue à Bruxelles et à Paris. Grâce à son ami Lucien Nonguet qui tournait des scènes burlesques pour Pathé, il vient au cinéma en 1907 pour jouer des rôles de figuration, puis des rôles plus importants avec Henri Andréani. Pendant la guerre, Léon Mathot passe au Film d'art, et y travaille sous la direction du jeune Abel Gance. Sa collaboration avec Henri Pouctal commence avec Volonté et culmine, en 1917, avec Le Comte de Monte-Cristo qui lui apporte la célébrité. La renommée de l'acteur ne fait que grandir dans les années 1920 et fait de lui une des vedettes les plus populaires du cinéma muet, avec des films tels que L'Ami Fritz (1920), L'Empereur des Pauvres (1922), Cœur Fidèle (1923), L’Auberge Rouge (1923), Mon Oncle Benjamin (1923), Le Mirage de Paris (1925), Le Puits de Jacob (1926), Yasmina (1927), Le Mystère de la Villa Rose (1929), La Maison de la flèche (1930). Dans deux films la comédienne Madeleine Erickson est sa partenaire, dans Mon oncle Benjamin (1923) et dans Le mirage de Paris (1925).
Sentant son étoile décliner, il passe derrière la caméra en 1928, d'abord en collaboration avec André Liabel, tout en continuant à jouer, puis devient réalisateur à part entière à partir de 1930. Il ne fera plus que deux apparitions à l'écran, dans Passeport 13.444 qu'il dirige lui-même (1931) et dans Deuxième Bureau contre Kommandantur (1939) de René Jayet et Robert Bibal, son ultime rôle de comédien. Il tourne d'abord des films de commande, sans autre ambition que celle de divertir : plusieurs véhicules pour le chanteur comique Georges Milton (La Bande à Bouboule, Bouboule Roi des Nègres, Embrassez-moi, Nu comme un Ver, Le Comte Obligado) et l'adaptation d’une opérette pour Dranem (La Mascotte). Puis, il se met au cinéma d'espionnage à une époque où ce genre n'était guère en faveur, en réalisant deux des quatre aventures du « Capitaine Benoît » d'après « Ceux du SR » de Charles-Robert Dumas (Les Loups entre eux et L'Homme à abattre).
Insensiblement, il change alors de style, adapte le Chéri-Bibi de Gaston Leroux (incarné par Pierre Fresnay), qui sera considéré comme l'un de ses meilleurs films. En 1938, il signe Le Révolté, d'après un roman de Maurice Larrouy, adapté et dialogué par un jeune scénariste nommé Clouzot, film qui marque l'un des premiers rôles d'importance de René Dary (Mathot dirigera à nouveau le même acteur quatre ans plus tard dans Forte Tête). Puis, après un bref retour à la comédie (Le Bois Sacré avec Victor Boucher et André Lefaur, d'après la pièce de Flers et Caillavet), il réalise Rappel Immédiat avec Erich von Stroheim et Mireille Balin, nouveau film d'espionnage très remarqué. Il s'était essayé au mélodrame exotique en 1937 avec Aloha, le chant des îles, et s'intéresse aux peuples nomades en 1941 avec Cartacalha, reine des gitans, qui consacrera la carrière de Viviane Romance.
La critique appréciera également son adaptation d'Alphonse Daudet, Fromont jeune et Risler aîné. Après la guerre, il alterne des productions mélodramatiques (La Route du Bagne), des fictions policières (Le Dolmen Tragique) et des films d’aventures (La Dernière Chevauchée), et se distingue en tournant une pseudo biographie de Marcel Cerdan jouée par le boxeur en personne (L'Homme aux Mains d'argile). Après avoir supervisé La Rue sans Loi, inspiré des dessins de Dubout et signé Marcel Gibaud, il termine sa carrière par un bref retour à la comédie (Mon Gosse de Père, avec Maurice Teynac, Jean Tissier et Armand Bernard). Il est nommé vice-président (1938-1959) puis président de la Cinémathèque française (1959-1967), et président de l'Union Européenne des Techniciens du Film et de la Télévision.
Léon Mathot meurt le au sein de l'hôpital Tenon dans le de ParisArchives de Paris 20e, acte de décès , année 1968 (page 24/31), et est inhumé au cimetière ancien d'Asnières-sur-SeineRegistre des pompes funèbres payantes, année 1968 en date du 9 mars (page 2/21).
Filmographie Comme acteur 1906 : La Course à la perruque de Georges Hatot et André Heuzé 1911 : Gontran champion du monde 1911 : Gontran aime les animaux 1911 : Gontran a le coup de foudre de Lucien Nonguet 1911 : Gontran ne veut pas être trompé 1912 : La Légende des chevaliers d'Algalbert d'Henri Andréani 1912 : Gontran charmeur 1912 : Gontran enlève la femme aimée 1912 : Gontran interviewe une étoile 1912 : Gontran roi du piano 1912 : Gontran ronfle-t-il ? 1912 : Les Rivaux d'Arnheim d'Henri Andréani 1912 : La Dramatique Passion d'Algabert et d'Élisabeth de Rodembourg d'Alfred Machin 1912 : Joachim Goëthal et le secret de l'acier (Le secret de l'acier) d'Alfred Machin 1913 : Gontran et le billet de faveur 1913 : Gontran liquide… pour cause de mariage 1913 : Gontran 1er roi 1913 : Gontran médecin de service de Lucien Nonguet 1913 : Gontran fait des conquêtes de Lucien Nonguet 1913 : Le Roi du bagne de René Leprince 1914 : Gontran victime des cartes postales 1914 : Gontran émule de Sherlock Holmes 1914 : Gontran a des bottines neuves 1914 : Gontran pompier par amour 1914 : Le Pont fatal d'Henri Andréani 1914 : La Lumière qui s'éteint de Louis J. Gasnier 1915 : L'Intrus (Sous l'uniforme) de Camille de Morlhon : Maurice 1915 : Strass et Compagnie d'Abel Gance 1915 : Les Faussaires de Louis Paglieri 1915 : Le Lord ouvrier d'Henri Diamant-Berger et Max André 1915 : Les Gants blancs de Saint-Cyr d'Henri Diamant-Berger 1916 : Les Dames de Croix-Mort de Maurice Mariaud 1916 : Les Gaz mortels (Le brouillard sur la ville) d'Abel Gance 1916 : Nemrod et compagnie de Maurice Mariaud : Marquis de Pont-Croix 1916 : Le Droit à la vie d'Abel Gance : Jacques Alberty 1916 : Le Moulin tragique de Georges Laîné 1916 : La Source de beauté (Fioritures) d'Abel Gance : Julien Darvoncourt 1917 : Son héros de Charles Burguet 1917 : Les écrits restent de Georges-André Lacroix 1917 : Les Dames de Croix-Mort 1917 : Volonté d'Henri Pouctal : Louis Hérault 1917 : Barberousse d'Abel Gance : Trively 1917 : La Zone de la mort d'Abel Gance 1918 : Le Comte de Monte-Cristo d'Henri Pouctal : Edmond Dantès / Monte Cristo 1918 : Les Petites Marionnettes de Louis Feuillade (court métrage) 1918 : La Maison d'argile de Gaston Ravel 1918 : La Course du flambeau de Charles Burguet 1918 : Le Marchand de bonheur de Georges-André Lacroix 1919 : Travail d'Henri Pouctal : Luc Froment 1920 : Papillons d'Édouard Violet 1920 : L'Ami Fritz de René Hervil : Fritz Kobus 1920 : L'Empire du diamant de Léonce Perret : Arthur Graves 1921 : Blanchette de René Hervil 1922 : L'Empereur des pauvres de René Leprince : Marcos Anavan 1922 : Être ou ne pas être de René Leprince : Pierre de Kérouec 1922 : Jean d'Agrève de René Leprince : Jean d'Agrève 1922 : La Robe déchirée de Jacques de Baroncelli (court métrage) 1923 : Vent debout de René Leprince 1923 : Cœur fidèle de Jean Epstein : Jean 1923 : L'Auberge rouge de Jean Epstein d'après Honoré de Balzac : Prosper Magnan 1924 : Mon oncle Benjamin de René Leprince 1924 : Les Cinquante Ans de Don Juan (Le Réveil de Maddalone) d'Henri Étiévant 1924 : Le Diable dans la ville de Germaine Dulac : Marc Herner 1924 : La Nuit de la revanche d'Henri Étiévant 1925 : Le Puits de Jacob d'Edward José 1925 : La Blessure (Les Ailes brûlées) de Marco de Gastyne 1925 : Le Mirage de Paris (Au pied du géant) de Jean Manoussi : Charles Bonard 1926 : Yasmina d'André Hugon 1926 : Rue de la paix d'Henri Diamant-Berger 1926 : Le Berceau de Dieu de Fred Leroy-Granville : John Powers 1927 : Celle qui domine de Léon Mathot et Carmine Gallone 1928 : Dans l'ombre du harem de Léon Mathot et André Liabel 1929 : L'Instinct de Léon Mathot et André Liabel 1929 : L'appassionata de Léon Mathot et André Liabel 1930 : La Maison de la flèche d'Henri Fescourt : Langeac 1930 : Le Mystère de la villa rose de René Hervil et Louis Mercanton : Langeac 1931 : Passeport 13.444 de Léon Mathot : André de Bussac 1939 : Deuxième bureau contre Kommandantur de René Jayet et Robert Bibal : Abbé Gaillard
Comme réalisateur
Notes et références
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