La frontière terrestre entre la Côte d'Ivoire et le Ghana est une frontière internationale d'une longueur de 668 kilomètres qui sépare la Côte d'Ivoire du Ghana en Afrique de l'Ouest.

Histoire La frontière actuelle est issue des découpages territoriaux opérés durant la colonisation européenne en Afrique de l’Ouest. Elle correspond à la séparation entre les anciennes colonies française (Côte d’Ivoire) et britannique (Gold Coast, devenue Ghana). Après les indépendances respectives des deux États, la frontière est maintenue comme limite internationale reconnue, conformément au principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

Tracé et caractéristiques géographiques Le tracé de la frontière est en grande partie hérité de la période coloniale. Il suit, par endroits, des éléments naturels tels que des rivières, des forêts ou des reliefs, qui servent de repères de délimitation. Dans certaines zones, la frontière n’est pas matérialisée de manière continue, ce qui entraîne des incertitudes locales. Des bornes et des repères végétaux sont utilisés pour marquer la limite, bien que certains disparaissent ou soient déplacés avec le temps.

Délimitation et démarcation La délimitation correspond à la définition juridique du tracé de la frontière, tandis que la démarcation consiste à la matérialiser physiquement sur le terrain à l’aide de bornes ou de repères visibles. Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire et le Ghana engagent un processus conjoint de clarification et de matérialisation de leur frontière terrestre. En 2025, les deux États procèdent notamment à la pose de bornes dans le cadre d’un programme de coopération soutenu par des partenaires internationaux. Ce processus vise à réduire les ambiguïtés territoriales, à prévenir les conflits locaux et à faciliter la gestion des ressources et des activités transfrontalières.

Enjeux et dynamiques frontalières La frontière constitue à la fois une ligne de séparation administrative et un espace d’échanges. Les populations des zones frontalières entretiennent des relations économiques, sociales et culturelles étroites, notamment à travers le commerce, l’agriculture et les liens familiaux. Les autorités des deux pays présentent la frontière comme un espace de coopération et de coexistence pacifique, plutôt que comme une barrière stricte.

Frontière maritime Outre la frontière terrestre, la Côte d’Ivoire et le Ghana partagent une frontière maritime dans l’océan Atlantique. Celle-ci fait l’objet d’un différend portant sur l’exploitation des ressources pétrolières offshore. En 2017, le Tribunal international du droit de la mer statue sur cette question et fixe une délimitation juridique de la frontière maritime entre les deux États.vignette|center|Transport de marchandises entre les deux pays par la plage du golfe de Guinée.

Frontière terrestre La frontière terrestre entre la Côte d’Ivoire et le Ghana s’étend sur environ 668 kilomètres, du nord au sud, reliant les zones sahéliennes aux régions côtières du golfe de Guinée. Le tracé de cette frontière est hérité de la période coloniale, au cours de laquelle elle sépare les territoires administrés par la France et le Royaume-Uni. Il est maintenu après les indépendances des deux États, conformément au principe de respect des frontières héritées. La ligne frontalière suit en partie des éléments naturels tels que des cours d’eau, des zones forestières et des reliefs, mais elle comprend également des segments définis de manière géométrique.

Références

Annexes Articles connexes Liste des frontières terrestres internationales par longueur

Liens externes « Un no man's land forestier de l'artifice à l'artificialité : l'étatisation de la frontière Côte-d'Ivoire-Ghana », Bruno Stary, Cahiers d'Outre-Mer, n°222, 2003.

* Catégorie:Relations entre la Côte d'Ivoire et le Ghana