Saint-Léonard est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Sierre.

Géographie Le territoire de Saint-Léonard s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .

Le village possède une curiosité géologique, le plus grand lac souterrain naturel d'Europe, le lac souterrain de Saint-Léonard, qui est peuplé de nombreuses truites introduites volontairement par l'homme. Celles-ci ne disposent pas des conditions nécessaires pour se reproduire ; de nouvelles sont régulièrement introduites.

Toponymie Saint-Léonard tire son nom du saint patron de sa paroisse, Léonard de Noblat, ou saint Léonard. Ce nom est attesté en 1218 sous la forme « », de 1249 à 1276 « » et en 1250 environ « . L'ancien nom allemand de la commune est « ».

Histoire La première mention de Saint-Léonard date du . Néanmoins le site est habité depuis l'Antiquité : un monument de pierre dans le vignoble d'Arsal, un anneau de bronze près de l'église ainsi que plusieurs tombes du premier et du deuxième âge de fer et de l'époque romaine ont été découverts sur le territoire communal.

Le nom de Saint Abbé Léonard, qui est devenu le patron de la paroisse, se lit dans le nécrologe de Granges. Au début du , des bénédictins d'Aynai possédaient les deux prieurés d'Ayent et de Granges. Ces bénédictins obtinrent du Chapitre de Sion des droits au Mont de Lens et probablement aussi à Saint-Léonard. Ils y construisirent maisons et chapelle. C'est cela qui explique la croyance d'un prieuré attesté par la tradition.

Métralie, puis châtellenie, enfin commune, Saint-Léonard fait partie, au militaire, de la Grande Bannière de Sierre. Diverses familles nobles y avaient des biens. La communauté remonte à 1300. Le seigneur présidait le plaid où l'on traitait des intérêts de la localité et des affaires de la confrérie du Saint-Esprit.

Sur le pont de la Lienne, qui sépare encore aujourd'hui Saint-Léonard d'Uvrier, était installé un péage épiscopal. Ce point connut deux batailles sanglantes : en 1375, la défaite d'Antoine de la Tour qui venait d'assassiner Guichard Tavelli, prince-évêque de Sion ; en avril 1840, après quelques jours de combats, la colonne du Bas-Valais, représentant le courant réformiste, commandée par Alexis Joris, y mit en déroute les Hauts-Valaisans, placés sous les ordres de Louis de Courten. Ce fut la fin de la première guerre civile suscitée par la révision constitutionnelle de 1839.

Politique Les habitants de St-Léonard ont élu en :

Nicolas Pralong (PLR) pour le poste de Président. C'est la première fois que ce parti arrive à la présidence de la commune qui était, depuis les années 40, en main PDC. Fabien Schwery (PDC) pour le poste de Vice-Président

François Wanner (indépendant) comme conseiller communal Stephen Tissières (PDC) comme conseiller communal Alain Anthamatten (PLR) comme conseiller communal

Juges et Vice-juges de communes :

Marie Charvet (PDC) comme Juge de commune Marie-Cécile Rossetti (PLR) comme Vice-Juge de commune

Population et société

Gentilé et surnom Les habitants de la commune se nomment les Léonardins.

Ils sont surnommés les Foussons, soit les serpettes en patois valaisan (dont ils se servaient pour voler du bois dans les forêts des communes voisines).

Démographie Évolution de la population

Pyramide des âges

Religion La paroisse de Saint-Léonard est créée vers 1200. Elle se base alors dans une chapelle mentionnée déjà au et ayant comme saint patron Léonard de Noblat ; avant la paroisse, cette chapelle dépend du prieuré bénédictin d'Ayent. L'église paroissiale du village, de style néogothique, est construite en 1894.

Culture et patrimoine Personnalités liées à la commune Monseigneur Henri Schwery (1932 - 2021), cardinal, y est né et mort. Romaine Obrist (née le ), championne suisse de basket féminin avec Université Neuchâtel en 2007. Blaise Piffaretti (né le ), ancien joueur de football suisse, international, aujourd'hui entraîneur.

Héraldique

Les armoiries de Saint-Léonard seraient issues de l'ancienne bannière de la commune. Elles sont attestées sur un autel de l'ancienne église de Saint-Léonard. Un sceau de la bourgeoisie du porte quatre étoiles au lieu de deux..

Références

Voir aussi

Fonds d'archives

Liens externes

Site de la commune

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