Les élections législatives serbes de 2003 (en serbe : et ) ont eu lieu le . À cette époque, la Serbie était une des unités fédérales de la Serbie-et-Monténégro.
Contexte Après le départ de Slobodan Milošević, renversé par la Révolution des bulldozers en 2000, la Serbie a traversé une importante crise politique. Les réformateurs, conduits par l'ancien président yougoslave Vojislav Koštunica, ont connu des difficultés à prendre en main le pouvoir : trois élections présidentielles successives se sont déroulées, sans que les 50 % de participation requis soit atteint. L'assassinat du premier ministre Zoran Đinđić, en mars 2003, est l'un des événements les plus importants pour comprendre l'élection législative de .
Lors de ces élections, l'ancienne alliance de l'Opposition démocratique de Serbie (DOS) s'était scindé en trois composantes : le Parti démocrate de Serbie de Vojislav Koštunica, le Parti démocrate de l'ancien premier ministre Zoran Đinđić (dont le chef actuel est Boris Tadić) et le parti G17 Plus, un groupe d'économistes libéraux conduits par Miroljub Labus. Face à ces partis se trouvaient le Parti radical serbe de Vojislav Šešelj et le Parti socialiste de Serbie de Slobodan Milošević, héritier de l'ancien Ligue des communistes de Yougoslavie. Au moment de l'élection, Šešelj et Milošević étaient tous deux en détention à La Haye, Milošević accusé de crimes de guerre, Šešelj accusé de les avoir inspirés.
Parmi les autres partis en lice, il faut signaler la coalition monarchiste, composée du Mouvement serbe du renouveau et de Nouvelle Serbie, conduite par Vuk Drašković. Drašković faisait partie de l'opposition patriotique et, bien que considéré comme un nationaliste serbe, il était hostile à Šešelj et apparaissait comme susceptible de soutenir les partis réformateurs.
Résultats
Notes: Les pourcentages diffèrent de la source car ce sont les pourcentages des suffrages exprimés (là où la source présente les pourcentages des votants). Les partis ayant obtenu moins de 5 % des suffrages par rapport aux votants ne sont pas représentés au Parlement. La coalition Ensemble pour la tolérance a les soutiens de: Ligue des sociaux-démocrates de Voïvodine () Alliance des Magyars de Voïvodine () Parti démocratique du Sandžak () Ligue pour la Šumadija () Alliance démocratique des Croates de Voïvodine ()) Alliance du peuple croate (Hrvatski narodni savez) Mouvement européen démocrate-chrétien Mouvement civique des Hongrois de Voïvodine Parti démocratique des Roms de Serbie Alliance démocratique des Bulgares de Serbie Union de Voïvodine Parti pour le Sandžak Organisation libérale bosniaque Parti social-démocrate des travailleurs
Commentaire Aux élections législatives de 2000, l'Opposition démocratique de Serbie avait obtenu 67,0 % des suffrages et remporté 176 sièges, dont 46 pour le Parti démocrate de Serbie et 45 pour le Parti démocrate. En 2003, malgré le soutien des radicaux, les quatre partis réformateurs (le Parti démocratique, le Parti démocratique de Serbie, le G17+ et l'alliance Mouvement serbe du renouveau-Nouvelle Serbie) ne remporta que 49,8 % des suffrages, contre 34,8 % pour le Parti radical serbe et le Parti socialiste de Serbie. Sur les 250 sièges au Parlement de Serbie, les réformateurs en obtinrent 146 contre 104 revenant à leurs adversaires.
Le score élevé des Radicaux reflétait le déclin relatif des Socialistes autrefois majoritaires.
Voir aussi Articles connexes Élections législatives serbes de 2007 Politique en Serbie Liens externes et références
2003 Serbie, legislatives Catégorie:2003 en Serbie Catégorie:Politique en décembre 2003