Simon Fournier-Faucher, dit Auguste Fournier-Faucher, né le à Ladoix-Serrigny (Côte-d'Or), mort à Dijon le , était un entrepreneur et un homme politique local. Il a été maire de Dijon de 1900 à 1904Marquès (Charles), Le à l'hôtel de ville de Dijon, Précy-sous-Thil, Éditions de l'Armençon, 2006..
Biographie
Né à Serrigny-sous-Beaune (aujourd'hui Ladoix-Serrigny) le , Simon Fournier-Faucher, qui se faisait appeler Auguste Fournier-Faucher, est élève de l’école des Beaux-Arts de Dijon. Il exerce le métier d’entrepreneur de travaux publics et particuliers de 1878 à 1886. Il se spécialise dans l'architecture et la construction de « maisons à loyer » et plus spécialement d’hôtels privés. Fournier-Faucher est le créateur d’une usine dijonnaise, quai Navier, d’un bureau technique ainsi que d’une industrie nouvelle destinée à la fabrication mécanique du ciment arméLa Société des ciments armés.. Il fonde alors la société des ciments armés.
Parallèlement à ces activités industrielles, il exerce des fonctions de Juge au tribunal de commerce de Dijon de 1889 à 1893. Il est surtout connu pour avoir été maire de Dijon de 1900 à 1904.
Marié à Marie Faucher, d'où le patronyme composé, il a six garçons et une fille : Pierre, Augustin, Alexandre (architecte.), Hubert (architecte), Jules, Marguerite et RobertAdjudant-chef au d'infanterie de ligne, Robert meurt au combat le 31 mars 1916. Voir : Lettres et Fiche officielle. Il meurt à Dijon le .
Son mandat municipal (1900-1904)
Principales réalisations de la municipalité Fournier-Faucher :
Poursuite de l’adduction des eaux de Merceuil. Aménagement de bornes fontaines. Construction d’une chambre frigorifique aux abattoirs. Construction de la caserne d’artillerie Junot (1901 - 1903). Création de la place François-Rude (ou « place du Bareusai »). Prolongement de la rue Musette (future place Grangier). Aménagement et classement d'une quinzaine de rues de la ville. Bibliothèque universitaire Chabot-Charny (à la suite de l'accord intervenu en 1902 entre la ville et l’Université concernant la vente d’un terrain situé au numéro 38 de la rue Chabot-Charny). Transfert de l’École primaire supérieure. Création de l’École pratique de commerce et d’industrie des filles et de garçons. École de filles (rue Chevreul). Nombreuses subventions à la jeune École supérieure de commerce (fondée en 1899 sous la municipalité précédente).
Autres faits marquants :
1900 : Visite-étape du président des Boers, Paul Kruger, qui se rendait par chemin de fer de Marseille à ParisDaragon (Henri), Le président Krüger en France ; Marseille Dijon Paris (22 novembre – décembre 1900), Éditeur H. Daragon, Paris, 1901. dans le cadre de sa tournée européenne (jusqu'aux Pays-Bas) destinée à obtenir des appuis diplomatiques. La population dijonnaise manifeste son soutien au vieux président (il vient en plus de perdre sa femme) en l'acclamant sous les fenêtres de sa chambre à l'Hôtel de la Cloche. 1903 : Visite du roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, et de la reine. Outre la municipalité Fournier-Faucher, Dijon est aussi représentée par les anciens maires : Louis Robelin, François Bordet et Auguste Morin-Gacon. Simon Fournier-Faucher est décoré de l'Ordre de la Couronne d'Italie ().
Voir aussi
Articles connexes Liste des maires de Dijon
Liens externes
Site consacré à la famille Fournier-Faucher
Notes et références
Catégorie:Maire de la Côte-d'Or Catégorie:Maire de Dijon Catégorie:Naissance en novembre 1848 Catégorie:Naissance à Dijon Catégorie:Décès en décembre 1915 Catégorie:Décès à Dijon Catégorie:Décès à 67 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière des Péjoces