La Maison de Haynin est une ancienne et illustre famille noble du comté de Hainaut, qui a pour origine Étienne de Denain, vivant en 1205, qui, après son mariage avec Rose de Mons, dame de Haynin, prit le nom de cette terre. Elle donna de nombreuses branches.

En 1774, François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois écrit que la famille de Haynin « ne subsiste plus que dans deux branches, à savoir celle des seigneurs de Wambrechies qui est l'aînée et celle des seigneurs du Cornet qui est la cadette ».

Nicolas Viton de Saint-Allais écrit en 1840 que la maison de Haynin « s’est éteinte dans les deux branches de Wambrechies, qui était l’ainée, et dans celle des seigneurs du Cornet, qui était la cadette »Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, tome 19, 1840, page 129...

En 1857, Félix-Victor Goethals donne une généalogie de la famille de Haynin. (résumée dans cet article), dans laquelle il lui rattache un rameau, issu de la branche cadette du Cornet, qu'il nomme Hennin de BoussuFélix-Victor Goethals, Miroir des notabilités nobiliaires de Belgique, des Pays-Bas et du nord de la France, Volume 1, 1857, page 59.., qui sera notamment à l'origine de la famille de Hennin de Boussu Walcourt et de la famille de Haynin de Bry.

Des généalogistes contemporains, comme Pierre Sage ou Thierry de Hennin de Boussu Walcourt tentent de confirmer dans leurs travaux le rattachement de la famille de Hennin de Boussu Walcourt à la maison de Haynin. D'autres généalogistes contemporains, comme Frédéric Collon, Jean-François Houtart ou encore le collectif de généalogistes Blaise d'Ostende-à-Arlon, émettent des réserves ou rejettent ce rattachement.

Origine

Selon La Chenaye-Desbois, une ancienne tradition de cette maison est de tirer son nom de la Hayne, rivière près de Mons, et d'être cadette des anciens seigneurs de Denain.

Félix-Victor Goethals écrit que la maison de Haynin doit son nom à la seigneurie de Haynin, près de Saint-Ghislain en Hainaut, et que la similitude des armories a fait supposer que les seigneurs de Haynin appartenaient à une branche cadette des seigneurs de DenainFélix-Victor Goethals, Miroirs de Notabilités, 1857, .Ferdinand Ignace chevalier Malotau de Villerode (1682-1752), chef du Magistrat de Valenciennes et conseiller honoraire au Parlement de Flandre de Douai, est le seul à donner une filiation à Étienne de Denain. Dans L’armorial généalogique ou dictionnaire des Nobles manuscrit déposé à la Bibliothèque de Douai, il dit que la maison de Haynin est issue de la maison d’Ostrevant et précise que le père d’Étienne de Denain s’appelle Hugues de Denain. Voici ce qu’il écrit dans le Tome II, folio 58 et 59 (ref(1)) : « Dans le , Hueves d’Ostrevant changea les noms et armes de la maison pour prendre ceux de son fief de Denain. Jean, son fils ainé, qui est mort l’an 1202, inhumé en l’église des Dames Chanoinesses de Denain, son épitaphe y est encore existante, il s’y qualifie fils de Monseigneur Hueves de Denain, avec sa statue en marbre bleu toute armée, avec l’écu antique aux armes de Denain, qui sont d’or à la croix engrêlée de gueules. Estienne de Denain, second fils d’Hueves d’Ostrevant dit de Denain, épousa, l’an 1202 Rose de Mons, dame de Haynin, fille de Gossuin de Mons et de Béatrix de Rumigny, tige des seigneurs de Haynin». La Chenaye-Desbois, dans son Dictionnaire de la Noblesse, indique pour les de Haynin, que « l’antique tradition de cette maison est (…) d’être cadette des anciens seigneurs de Denen actuellement écrit Denain ». André Jurénil dans son livre Denain et l’Ostrevant avant 1712, cite page 142 : « Étienne dit Makrellus de Denain, chevalier de Bauduin V de Hainaut en 1172 (…) qui épouse en 1178 la fille (Rose) du richissime Gossuin de Mons » (lire en ligne), et page 137 : « Reinars dit Makrellus de Denain second fils de Guillotin dit Makrellus de Denain, accompagné de plusieurs chevaliers, ayant poursuivi un certain Gérard Maufilâtre, qui pillait le Cambrésis, fut, paraît-il blessé au bras droit dans une rencontre par delà l'Eskaillon en 1122 » (lire en ligne). Dans une nouvelle édition des chroniques de Gislebert de Mons, annotée et publiée en 1904, L. Vanderkindere considère Étienne de Denen et Gérard dit Makrellus de Denen le Vieil, cités en 1188, comme frères (lire en ligne).

Généalogie

Les différents auteurs anciens ou plus récents, ne s'accordent pas complètement sur les premières générations de la maison de Haynin, mais sans en écarter des erreurs, on peut en ressortir les premiers degrés suivantsFrançois-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, tome VII, 1774, page 736..Casimir de Sars de Solmont, Recueil de généalogies, fragments, notes et épitaphes des provinces du Nord, Manuscrits , folio 256 à 288, Bibliothèque Municipale de Valenciennes (lire en ligne).Jean de Pitpan de Montauban, Manuscrits, B 1026, folio 111 à 116, B 1023, folio 139 et 140, B 1030, folio 82 à 85, Bibliothèque Municipale de Cambrai (lire en ligne)..André Frantzen, Grand Armorial de France, tome VII, 1952, pages 300-301 : notice généalogique sur la famille de Haynin, rédigée à partir des preuves du cabinet d'Hozier, citant les familles confirmées dans leur noblesse entre 1660 et 1830.André Jurénil, Denain et l’Ostrevant avant 1712, 1936, page 142 (lire en ligne). :vignette|144x144px|Sceau de Brognart de Denain en juin 1229Archives Départementales du Nord, 59 H 29 pièce 128, acte scellé par Brougnard de Denain en juin 1229 (lire en ligne). Étienne dit Makrelus de Denain, chevalier de Bauduin V de Hainaut en 1172, vivant en 1205, épousa en 1178, Rose de Mons, dame de la seigneurie de Haynin, fille de Gossuin de Mons, premier pair du Hainaut et de Béatrix de Rumigny. Il prit le nom de la terre de Haynin, dont son épouse était héritière et conserva les armes de Denain. Dont : Watier qui suit, Watier (Waltier) de Denain, seigneur de Quinchy en 1213, seigneur de Haynin, mort en 1260, tué par les Français, inhumé en l’église d’Obies, marié à Jossine de Rumigny, dame d’Obies, morte en 1280. Dont : Jean qui suit, Jean (Gossuin) dit Brognard de Haynin, seigneur de Haynin, vivant en 1260. Marié à Marie Desmaret dame d’Amfroipret. Dont : Wauthier qui suit, Wauthier (Wathier, Waltier, Gossuin) dit Brognard de Haynin, seigneur de Haynin, seigneur de Quinchy, grand bailli du Hainaut en 1305 et en 1313, mort le , il fut inhumé dans l’église de Hainin. Il épousa Elisabeth (Isabeau) de Bousies. Dont : Étienne qui suit, Étienne dit Brognard de Haynin, seigneur de Haynin et seigneur d’AmfroipretMémoires de la Société archéologique & historique de l'arrondissement d'Avesnes, 1973, page 50... Il obtint en 1318, le droit de seigneurie dans toute l’étendue de Saint-Amand. Il épousa Marie du Breucq, dame dudit lieu. D’où deux fils : Jean de Haynin, seigneur de Haynin et seigneur d’AmfroipretMémoires de la Société archéologique & historique de l'arrondissement d'Avesnes, 1973, page 50 (extrait 2).., marié à Marie de Pottes, auteur de la branche ainée d’Amfroipret et de Wambrechies, Aubert de Haynin, marié à Marguerite de Rosimbos, auteur de la branche cadette du Cornet.

Branches

Jean de Haynin, qui continua les seigneur d'Amfroipret, et son frère Aubert de Haynin, auteur de la branche des seigneurs du Cornet et de WarransSociété d'études de la province de Cambrai, Recueil 32, 1930, page 73., furent les auteurs de deux grandes branches principales, qui donnèrent de nombreux rameaux.

Félix-Victor Goethals donne pour la famille de Haynin, une généalogie des différentes branches et rameaux suivants, qui ne fait pas consensus auprès des généalogistes contemporains cités plus haut, ni avec la généalogie donnée en 1774 par François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, ni avec la généalogie donnée en 1840 par Nicolas Viton de Saint-Allais, ni aussi avec la notice généalogique sur la famille de Haynin publiée en 1952 dans le Grand Armorial de France, rédigée à partir des preuves du cabinet d'Hozier, citant les familles confirmées dans leur noblesse entre 1660 et 1830.

Branche ainée d'Amfroipret et de Wambrechies Cette branche ainée a pour auteur Jean dit Brougnart de Haynin, seigneur de Haynin et deuxième seigneur d'Amfroipret, fils ainé d'Étienne dit Brognard de Haynin, seigneur de Haynin et premier seigneur d’Amfroipret, et de Marie du Breucq. Il épousa Marie de Pottes.

De la branche ainée d'Amfroipret et de Wambrechies, sont issues les rameaux suivants : Rameau des seigneurs de Haynin et d'AmfroipretFélix-Victor Goethals, Miroirs de Notabilités, 1857, page 8., Rameau des seigneurs de Gussignies, Rameau des seigneurs du Breucq, Rameau des seigneurs du Maisnil, Rameau des seigneurs de Haynin et de Wambrechies, Rameau des barons d'HamelincourtFélix-Victor Goethals, Miroirs de Notabilités, 1857, page 26., Rameau des seigneurs de Louvignies, Rameau de l'Est valenciennois (non mentionné par Goethals). Rameau des seigneurs de Haynin et d'Amfroipret Ce rameau, à l'origine de tous les autres rameaux de la branche ainée d'Amfroipret et de Wambrechies, commence par Jean dit Brougnart de Haynin, seigneur de Haynin et deuxième seigneur d'Amfroipret, marié à Marie de Pottes.

Nicolas Viton de Saint-Allais attribut à Jean dit Brougnart de Haynin le gisant de l'église du Grand-WargnyNicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, volume 19, 1840, page 131... Félix-Victor Goethals attribut ce gisant à Jehan Bastard de HayninFélix-Victor Goethals, Miroirs de Notabilités, 1857, pages 9 et 10.. Pierre Sage attribut ce gisant à Jehan Bastard de HainautPierre Sage, Bulletin de l'Association Généalogique et Historique Flandre-Hainaut, , 2017, page 36..

Ce rameau finit avec Jacques de Haynin seigneur d'Amfroipret, fils puîné de Claude de Haynin, seigneur d'Amfroipret, Gussignies, Bettrechies et de Jacqueline de Carondelet. Il épousa Françoise de la Pierre, fille de Robert, seigneur de Bousies. Leur fille Hélène de Haynin dame d'Amfroipret épousa Pierre-Philippe du Chasteler, seigneur de RelegenFélix-Victor Goethals, Miroirs de Notabilités, 1857, page 28..

Rameau des seigneurs de Gussignies Ce rameau, issu de celui des seigneurs de Haynin et d'Amfroipret, a pour auteur Charles de Haynin seigneur de Gussignies, guidon d'ordonnance du comte de Berlaymont, fils puîné de Claude de Haynin, seigneur d'Amfroipret, Gussignies, Bettrechies et de Jacqueline de Carondelet. Il épousa Louise de Ruelin dame d'Eth.

Il n'eut que deux enfants : Antoine, sans postérité connue et Anne mariée en 1626 à Jacques de Haynin seigneur du Cornet, gouverneur de LandreciesFélix-Victor Goethals, Miroirs de Notabilités, 1857, pages 29-30..

Rameau des seigneurs du Breucq Ce rameau, issu de celui des seigneurs de Haynin et d'Amfroipret, a pour auteur Ghislain de Haynin, chevalier, seigneur du Breucq, fils de François de Haynin, seigneur d'Amfroipret, de Gussignies et du Breucq et d'Antoinette de Terremonde. Il épousa Marguerite Domissent.

Il finit avec Henri de Haynin, vicomte du Breucq et de Seclin, gentilhomme de la maison de l'Archiduc Albert. Il épousa en 1633 Anne de Gruutere, dont il n'eut que des fillesFélix-Victor Goethals, Miroirs de Notabilités, 1857, pages 30-31..

Rameau des seigneurs du Maisnil Ce rameau est issu de celui des seigneurs du Breucq. Il a pour auteur Jean-Charles de Haynin, chevalier, seigneur du Maisnil, mayeur de Saint-Omer, fils cadet de François de Haynin, seigneur du Breucq et de Françoise le SauvaigeFélix-Victor Goethals, Miroirs de Notabilités, 1857, page 32..

Il finit avec Henri-Philippe de Haynin, seigneur du Maisnil et de Watinnes, marié à Anne-Eléonore de Berghes dont il n'eut que des filles.

Rameau des seigneurs de Haynin et de Wambrechies