vignette|upright=0.9|Cocarde républicaine française (l'anglaise inverse le bleu et le rouge, la royale française est intégralement blanche). La cocarde tricolore est la cocarde utilisée comme symbole de la République française, composée des trois couleurs du drapeau actuel de la France, avec le bleu au centre, le blanc ensuite et le rouge à l'extérieur.

Histoire

Le , debout sur une table de café aux alentours du Palais-Royal, le journaliste Camille Desmoulins harangue la foule : . Desmoulins cueille alors une feuille et une cocarde vert d'espérance. De son côté, le comité des électeurs institue, par un arrêté du , une milice parisienne qui se voit attribuer une cocarde bicolore bleu et rouge qui représentent les couleurs de Paris. La couleur verte est vite abandonnée car elle rappelle la livrée du frère du roi le comte d'Artois. Dans la nuit du au , un arrêté impose aux citoyens le port de la cocarde tricolore avec le blanc, symbole de la nation française. (les couleurs personnelles du roi sont déjà à cette époque le bleu, le blanc et le rouge), inséré entre le bleu et le rouge. Ce qui contredit le récit traditionnel, né au et relayé par nombre d'historiens affirmant que la cocarde naît le lorsqu'on .. Une autre source indique, à la même date, que le blanc inséré était .. Denise Turrel en montre ainsi que la cocarde tricolore est née le ou le de la fusion de la cocarde rouge et bleue de la milice des bourgeois de Paris avec la cocarde blanche des Gardes françaises.

Le vendredi , trois jours après la prise de la Bastille, , accompagné de quelques courtisans, quelques gardes du corps et de tirés au sort, se rend à l'hôtel de ville de Paris sous une voûte d'acier, où il reçoit la cocarde tricolore appelée alors ..

s'avança au milieu de la Révolution en armes : nationaux qui ne criaient pas mais Il fut reçu à l'hôtel de ville par le nouveau maire de Paris, Jean-Sylvain Bailly. L'ambassadeur des États-Unis en France, Thomas Jefferson, écrit :

La Fayette remet à la nouvelle cocarde tricolore. Selon la légende (puisque la cocarde tricolore existait en fait depuis plusieurs jours), c'est à ce moment que La Fayette aurait fait ajouter le blanc par révérence envers , le blanc étant devenu au , au moment où cette légende est fixée, la couleur des Bourbons. la met à son chapeau, et dit en balbutiant qu'il approuve la nomination de Jean-Sylvain Bailly à la mairie de Paris ainsi que la formation de la Garde nationale, avec à sa tête le marquis de La Fayette..

Ce même jour, son frère, le comte d'Artois, futur , prend le chemin de l'émigration avec d'autres nobles attachés à la monarchie absolue.

Sous l'Empire, les couleurs nationales sont disposées habituellement bleu-rouge-blanc, le blanc vers l'extérieur. Pour les officiers, la partie blanche est argent.

Le règlement de prescrit un nouvel ordre des couleurs, bleu-blanc-rouge, le rouge vers l'extérieur comme la cocarde actuelle.

Usages officiels Cocarde de véhicule Les dispositions du décret du relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militairesArticle 50 du décret du relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires, JORF, , , , NOR PRMX8900039D. sont les suivantes :

Précédemment, cette question était réglée par le décret du Décret du réglementant les conditions d'utilisation des cocardes aux couleurs nationales sur les voitures officielles, JOEF, , , ...

Un maire« Apposition de la cocarde tricolore sur les véhicules des élus locaux », question orale de Claude Domeizel en date du . Site officiel du Sénat, consulté le 13 octobre 2013. qui utiliserait ce signe commettrait un délit qui peut aller jusqu'à l'usurpation de signes réservés à l'autorité publique, puni d'un an d'emprisonnement et de d'amende. Le fait que des cocardes soient librement vendues dans le commerce est sans incidence sur la gravité des faits.

En revanche, les véhicules des élus locaux peuvent être dotés d'insignes distinctifs, de timbres, sceaux ou blasons de leur commune, département ou région, complétés par la mention de leur mandat, dans les conditions fixées par l'assemblée délibérante. Le conseil municipal peut donc, par délibération, instituer son propre macaron, en évitant cependant de le faire ressembler aux cocardes tricolores.

Aéronefs de l'État français

La première utilisation d'une cocarde sur un aéronef militaire date de la Première Guerre mondiale par l'Aéronautique militaire (ancien nom de l'Armée de l'air française). Le dessin choisi était celui de la cocarde tricolore, qui est constitué de l'emblème du drapeau français. Les cocardes sont peintes sur les ailes (bâbord et tribord, extrados et intrados) et sur le fuselage des avions.

La cocarde tricolore est actuellement portée par les aéronefs de l'État français, qu'ils soient mis en œuvre par le ministère de la Défense (aéronefs à statut militaire) ou d'autres ministères : ministère de l'Économie et des Finances (douanes), ministère de l'Intérieur (sécurité civile).

Depuis la Seconde Guerre mondiale, ces cocardes tricolores sont cerclées de jaune. Cette bande jaune a été supprimée pour les avions militaires dans les années .

Plusieurs pays utilisent des cocardes tricolores, proches de celle de la France pour identifier leurs avions. Seul le Paraguay a une cocarde exactement identique à la France : rouge à l'extérieur, blanc intermédiaire, bleu à l'intérieur.

Par ailleurs l'armée de l'air française a utilisé jusqu'en un logo comportant la cocarde tricolore.

Uniformes français actuels comportant une cocarde tricolore

Certains uniformes de prestige comportent un couvre-chef orné de la cocarde tricolore.

Le « grand uniforme » (GU) des élèves de l'École polytechnique comporte un bicorne orné de la cocarde tricolore.

L'uniforme de parade de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr comporte un couvre-chef orné de la cocarde tricolore.

La « tetra » ou « tenue de tradition » de la Gendarmerie nationale comporte un taconnet (couvre-chef) orné de la cocarde tricolore.

L'uniforme d'apparat de la Garde républicaine comporte un couvre-chef orné d'une cocarde tricolore.

L'uniforme du Cadre noir de Saumur comporte plusieurs types de couvre-chef, tous ornés de la cocarde tricolore.

L'« habit vert » des membres de l'Institut de France comporte un bicorne orné de la cocarde tricolore.

Autres usages

Marianne est un personnage fictif symbolisant la République française. Elle est coiffée du bonnet phrygien comportant souvent la cocarde tricolore.

L'insigne des maires est basé sur la cocarde.

La coiffe noire du costume traditionnel des Alsaciennes peut s'orner de la cocarde tricolore, tout comme la coiffe traditionnelle lorraine.

L'écharpe de Miss France (et de ses « dauphines ») est ornée d'une cocarde tricolore.

Notes

Dans le Journal officiel de la République française (JORF) ou de l'État français (JOEF), sur Légifrance ou Gallica :

Voir aussi Références Affiche : Instructions en cas d'atterrissage d'aéroplanes sur le territoire de la Zone des Armées, instructions signées par Maurice Pellé major général au Grand Quartier général en date du . Photographie procurée par Gallica. Hervé Pinoteau, Le chaos français et ses signes : Étude sur la symbolique de l'État français depuis la révolution de 1789, éditions PSR, 1998, 514 pages, . .

Articles connexes Gilbert du Motier de La Fayette Drapeau de la France Cocarde tricolore en aéronautique militaire Marque d'identification des aéronefs

Catégorie:Symbole de la Révolution française Catégorie:Symbole de la République française Catégorie:Événement de la Révolution française