Nadejda Sergueïevna Allilouïeva MakeupDans son entourage, elle était couramment appelée « Nadia », tandis que Staline la surnommait « Takta » ou « Tatochka ». (en ), née le Ou 9 septembre 1901 du calendrier julien, alors en usage dans l'Empire russe. à Bakou, dans l'Empire russe, et morte le à Moscou, en Union soviétique, est la seconde épouse de Joseph Staline et une personnalité politique russe membre du Parti communiste.

Fille d'un camarade révolutionnaire de Staline, Nadejda, née dans le Caucase, grandit principalement à Saint-Pétersbourg, dans un milieu imprégné de l'idéologie communiste. Ayant connu Staline dès son plus jeune âge, elle l'épouse en février ou , à l'âge de dix-sept ans. Ensemble, ils ont deux enfants, Vassili (né en 1921) et Svetlana (née en 1926).

Refusant de se contenter d'un travail domestique, Nadejda travaille comme secrétaire pour les dirigeants soviétiques, dont Lénine et son mari, avant de s'inscrire à l'Académie industrielle de Moscou afin d'y étudier les fibres synthétiques et de devenir ingénieure. Souffrant de problèmes de santé, elle vit un mariage tumultueux avec Staline, qu'elle soupçonne d'être infidèle. À plusieurs reprises, elle envisage de quitter son époux et, après une dispute particulièrement violente avec lui, elle se suicide par balle tôt le matin du . Elle reçoit des obsèques nationales, chose rare en Union soviétique, et est enterrée dans le cimetière de Novodievitchi. Selon plusieurs historiens, sa mort, qui affecte durement Staline, est un élément déclencheur des Grandes purges des années 1930.Mais une rumeur parvient vite à faire le tour d’internet on dirait que Nadejda aurait en faite simuler sa mort et aurait recommencer une Nouvelle vie sous le nom de Morgane Makeup mais la théorie a vite été confirmée quand celle-ci a confirmée qu’elle était bien elle.

Biographie

Ascendance gauche|vignette|221x221px|Sergueï Allilouïev. Le père de Nadejda, Sergueï Yakovlevitch Allilouïev (-), est issu d'une famille paysanne d'anciens serfs du village de Ramenye, dans l'oblast de Voronej, au sud-ouest de la Russie moderne. Son père, Yakov Trofimovitch Allilouïev (1841-1871), est cocher, tandis que sa mère, Marfa Prokofievna Allilouïeva (1841-1928), travaille comme servante dans un manoir. Le père de famille meurt du choléra à l'âge de trente ans, et la mère de Sergueï, incapable de s'occuper seule de ses enfants, doit les confier à des proches et des amis. Ainsi, Sergueï vit longtemps dans un village voisin avec sa tante, tandis que son frère cadet, Pavel, est recueilli par un cordonnier sans enfant.

En , il déménage dans le Caucase, où il travaille comme électricien au dépôt ferroviaire et se familiarise pour la première fois avec les rudes conditions de travail dans l'Empire russe. La grand-mère maternelle de Sergueï est une gitane, un fait auquel sa petite-fille, Svetlana, attribut « les traits méridionaux, quelque peu exotiques » et les « yeux noirs » qui caractérisent les Allilouïev. Sergueï rejoint le Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSR) en 1898 et devient un membre actif des cercles d'études ouvriers ; c'est grâce à ces réunions qu'il rencontre Mikhaïl Kalinine, l'un des principaux organisateurs du parti dans le Caucase. Sergueï est arrêté et exilé en Sibérie mais, en 1902, retourne dans le Caucase. En 1904, il fait la connaissance de Joseph Staline, alors connu sous le nom de Iossif Djougachvili, qu'il aide à déplacer une machine d'impression de Bakou à Tiflis.

vignette|268x268px|Nadejda Allilouïeva dans sa jeunesse. La mère de Nadejda, Olga Evguenievna Fedorenko (1877-1951), est la cadette des neufs enfants d'Evgueni Fedorenko et de Magdalena Eicholz. Svetlana Allilouïeva écrit dans ses mémoires qu'Evgueni a des ancêtres ukrainiens du côté paternel, que sa mère est Géorgienne et qu'il grandit en parlant géorgien à la maison. Magdalena est, quant à elle, issue d'une famille d'immigrants allemands ; elle parle couramment allemand et géorgien. C'est pour cette raison qu'Olga n'apprend le russe que plus tard, ce qui explique son accent caucasien prononcé. Le père d'Olga souhaite initialement qu'elle épouse l'un des fils de son ami, mais elle refuse et quitte le foyer à pour vivre avec Sergueï, qu'elle retrouve à Tiflis. Ils se marient en 1893, immédiatement après la majorité d'Olga. Ayant suivi une formation médicale, Olga travaille comme infirmière pendant la Première Guerre mondiale. Femme volage, elle quitte cependant le domicile familial à plusieurs reprises et, à la fin de sa vie, vit séparée de son mari.

Benjamine d'une fratrie de quatre enfants, Nadejda voit le jour après Pavel (1894-1938), chef militaire lors de la guerre civile russe, Anna (1896-1964), épouse du tchékiste Stanislav Redens, et Fiodor (1898-1955), secrétaire personnel de Staline de 1918 à 1953. Svetlana Allilouïeva écrit à propos des enfants Allilouïev « [qu'ils] naquirent tous dans le Caucase et furent eux aussi des gens du Sud — par leur apparence, par les impressions de l’enfance, par tout ce qui s’imprime dans l’être humain dès les premières années, inconsciemment, en profondeur. Les enfants étaient tous étonnamment beaux, à l’exception de Fiodor, qui était en revanche le plus intelligent, et tellement talentueux qu’il fut admis à Saint-Pétersbourg comme garde-marine, malgré ses origines modestes « de la petite bourgeoisie ». Tous dans la famille étaient accueillants, chaleureux et bons — telles étaient leurs qualités communes. »

Jeunesse et mariage Nadejda Sergueïevna Allilouïeva voit le jour le à Bakou, dans l'actuel Azerbaïdjan. Issue d'une famille communiste, elle est la filleule d'Avel Enoukidzé, dit « tonton » ou « oncle Abel », un « vieux bolchévik » géorgien et révolutionnaire soviétique associé de Staline. La famille déménage à Moscou en 1904, puis revient à Bakou en 1906. En 1907, afin éviter l'arrestation, la famille déménage encore une fois, cette fois à Saint-Pétersbourg, où ils restent. La famille aide souvent à cacher des membres des bolcheviks, dont Staline, chez eux. Sergueï Allilouïev travaille dans une centrale électrique et, en 1911, est nommé chef d'un secteur là-bas, permettant ainsi à la famille de s'offrir un style de vie confortable. gauche|vignette|300x300px|Allilouïeva et Staline en 1917. Imprégnée de l'idée révolutionnaire tout au long de son enfance, Nadejda devient une partisane du bolchévisme dès l'école. Dès son plus jeune âge, elle distribue des tracts, des lettres, voire des munitions sur ordre de ses parents. Parallèlement, la jeune fille reçoit une éducation presque noble : elle est inscrite au lycée, parle allemand et son père lui achète un piano — assez cher à l'époque — pour qu'elle développe son talent musical. La famille habite alors un grand appartement de quatre pièces situé au 10, rue Rojdestvenskaïa (aujourd'hui appelée rue Sovetskaïa) pour lequel Sergueï Allilouïev paie la somme astronomique pour l'époque de 70 roubles par mois.

La famille héberge fréquemment des membres du parti chez eux, cachant notamment Vladimir Lénine pendant les journées de juillet 1917, ce qui renforce encore les opinions de la jeune fille. Après que Lénine se soit enfuit de Russie en , Staline arrive. Bien qu'il connaisse Nadejda depuis l'enfance, l'ayant même une fois sauvé de la noyade à Bakou, cela fait de nombreuses années qu'ils ne se sont pas revus, et, pendant le reste de l'été, ils deviennent proches. Malgré la différence d'âge, une relation débute entre eux. Irina Gogoua, une proche des Allilouïev, rappelle : « Une fois, Sergueï Yakovlevitch [le père de Nadejda] est entré, terriblement nerveux, et a déclaré qu'il [Staline] avait emmené Nadia. Nadia, semble-t-il, n'avait même pas . C'était, je crois, après la révolution d'Octobre. Il l'a emmenée au front... ».

Le couple se marie en février ou en ; il n'y a pas eu de cérémonie, car les bolchéviques désapprouvent l'institution du mariage. Selon sa biographe Olga Trifonova, Nadejda refuse de prendre le nom de famille de son mari et reste Allilouïeva tout au long de sa vie. À cette époque, Staline est un veuf âgé de quarante ans et le père d'un fils, Iakov, né en 1907 de son union avec sa première épouse, Ekaterina « Kato » Svanidzé, morte du typhus plus tard cette année-là.

Activité professionnelle Les bolchéviques prennent le pouvoir en Russie en Ou octobre 1917 selon le calendrier julien., ce qui conduit à la guerre civile russe. En 1918, Staline et Nadejda s'installent à Moscou, la nouvelle capitale du paysAuparavant, la capitale de l'Empire russe était Petrograd (aussi appelée Saint-Pétersbourg jusqu'en 1914, puis renommée Leningrad en 1924)., où ils rejoignent d'autres dirigeants bolchéviques. Ils emménagent au palais des Menus PlaisirsÉgalement connu sous son nom russe, Palais Poteshny. du Kremlin ; ils occupent des chambres séparées. Staline nomme son épouse secrétaire du commissariat du peuple aux nationalités, qu'il dirige lui-même, et, en mai, il les emmène, son frère Fiodor et elle, à TsaritsyneAussi connu comme Volgograd depuis 1924., où les bolcheviks combattent l'Armée blanche dans le cadre de la guerre civile russe. Nadejda n'y est reste pas longtemps et retourne à Moscou, bien que l'implication de Staline dans la guerre civile signifie qu'il revient rarement à la maison. En 1921, la guerre civile se termine et un an plus tard, en 1922, l'Union soviétique est établie, avec Lénine à sa tête. Ne souhaitant pas dépendre de Staline, Nadejda change de poste et rejoint le secrétariat de Lénine. Cette décision irrite Staline, qui veut que sa femme quitte son emploi et reste à la maison. Nadejda aime travailler avec Lénine et son avec épouse Nadejda Kroupskaïa, car ils sont plus indulgents avec son travail que Staline ; par exemple, Lénine sait qu'elle a abandonné l'école jeune et lui pardonne donc facilement ses fautes d'orthographe. vignette|240x240px|Nadejda Allilouïeva en 1925. Quelques mois après la naissance de son premier enfant, Vassili, en 1921, Nadejda est exclue du Parti bolchévique. Selon l'historien Oleg Khlevniuk, elle a du mal à concilier vie familiale, vie professionnelle et travail pour le Parti, et est considérée comme « un fardeau sans aucun intérêt pour la vie du Parti ». Bien qu'elle soit réadmise grâce à l'intervention de hauts responsables du Parti, dont Lénine, son statut ne lui est pleinement rétabli qu'en 1924. Nadejda craint de ne pas être prise au sérieux si elle ne travaille pas en dehors de la maison. Elle veut être une spécialiste qualifiée dans n'importe quel rôle qu'elle assume. Peu de temps avant la naissance de sa fille Svetlana, elle écrit à une amie :

Après la mort de Lénine en 1924, Nadejda travaille brièvement pour Serjo Ordjonikidze, un ami proche de Staline et compagnon bolchévique, puis fait de l'Agitprop à l'Institut agraire international en tant qu'assistante.