Le d'infanterie territorial ( RIT) est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française crée le 1914 et participant ainsi a la première guerre mondiale.
Création et différentes dénominations
Le régiment reçoit son numéro par décret du , en prévision de la mobilisation..
Chefs de corps : lieutenant-colonel le Saux : capitaine Letellier : capitaine Thepenier : commandant Brunet : commandant Tiffon : lieutenant-colonel Lemerle : chef de bataillon Laulhier : colonel Estèbe : colonel Laulhier
Historique régiment Première Guerre mondiale Composition et affectation Au début du conflit, le RIT était composé principalement de Parisiens de Normands et de Mayennais.
division d'infanterie d' à division d'infanterie d'août à 1914 À partir du début de la mobilisation, des trains complets, arrivant de Paris, déverser dans la gare de Mayenne les hommes mobilisés. Ils sont cantonnés dans un quartier de la ville, la caserne Mayran étant saturée par la présence des soldats du 130, et de son régiment de réserve, le 330. 5 - : le lieutenant-colonel le Saux et son adjoint, le capitaine Provot secondés par les chefs de bataillons, le commandant de Neuville (), le commandant O'Reilly () et le commandant Charles () reprennent leur troupe en main par des exercices et des marches. En quelques jours, les hommes sont habillés, équipés, armés ; les chevaux et voitures rassemblés et prêts au départ. 12 - : les trois bataillons formant un effectif de 38 officiers, 3 médecins auxiliaires et de troupe sont transportés par chemin de fer dans le camp retranché de Paris et cantonnent à Massy-Palaiseau, Orly et Villeneuve-le-Roi. Le le régiment est intégré à la division d'infanterie territoriale du général de Féron nouvellement constituée. 18 - : transport par VF de Ivry-le-Chevaleret jusqu'à la région de Douai, cantonnements à Férin, Courchelettes et Gœulzin. Mouvements par étapes successives par Bouchain, Solesmes, Le Quesnoy, Bavay, Wargnies-le-Grand, Valenciennes, Condé-sur-l'Escaut. 23 - : Le , les deux premiers bataillons sont mis à la disposition de la et sont engagés dans la bataille de l'Escaut. Le occupe les villages de Vieux-Condé et de Condé-sur-l'Escaut, il repousse les incursions allemandes. À partir du , combats violents et retraite du bataillon par échelon. Les blessés sont abandonnés avec le personnel médical et sont faits prisonniers. Le stationné à Fresnes fait face à une forte force d'infanterie allemande qu'il tente de contenir à Crespin avant de se replier par échelon par Vicq en subissant de fortes pertes. : Dans la nuit, les éléments ralliés des deux premiers bataillons et le train régimentaire sont dirigés de Valenciennes sur Haspres, par Maing et Monchaux. Le colonel d'Harcourt, commandant la , aidé du lieutenant-colonel le Saux, organise la résistance dans le village d'Haspres et utilise les routes vers Douchy et Monchaux comme ligne de résistance. Après plusieurs heures, la position est débordée et les deux bataillons se replient vers Haspres et Saulzoir. Le train régimentaire parvient avec difficulté à se replier sur Solesmes avec une partie du régiment et parvient à être embarqué vers Amiens puis Mayenne. Une autre fraction du régiment est dirigée initialement vers Cambrai mais est dérouté sur Beauvais puis Dieppe. Au cours de ce repli, le colonel d'Harcourt et le lieutenant-colonel le Saux sont capturés par des uhlans. Le du RIT est positionné près de Thun-l'Évêque pour couvrir Cambrai le long du canal de l'Escaut jusqu'à Ramillies. Après une résistance opiniâtre, le bataillon est contraint de se replier avec de lourdes pertes devant une tentative d'enveloppement des troupes allemandes. Les survivants sont dirigés vers Arras, puis Abbeville et Amiens. - : repli des différentes fractions du régiment. Le , ralliement des fractions à Neufbosc. le , le capitaine Letellier, le plus ancien en grade prend le commandement du régiment formé de 4 compagnies de 250 hommes et d'un groupe de 428 hommes qui cantonne à Le Faux près de Rouen. Le , le régiment a un nouveau chef de corps le capitaine Thepenier. 11 - : mouvement par étapes successives Grainville, Bel-Air, Longchamps et le 14 à Milly-sur-Thérain ou le régiment cantonne durant deux jours. 16 - : mouvement par étapes successives par Bonneuil-les-Eaux, Boves et Hamelet. Le , le commandant Brunet prend le commandement du régiment et le conduit à Cagny. Le , nouveau changement à la tête du régiment qui passe sous la direction du commandant Tiffon. Le marche de reconnaissance vers Gentelles et le Bois-l'Abbé. 21 - : mouvement vers Querrieu et Fréchencourt, repos et reprise en main du régiment. 24 - : mouvement par Toutencourt et Grévillers. : engagé dans des combats autour de Transloy, le se positionne au sud du village pour barrer la route de Sailly-Saillisel, le contourne Le Transloy et tente d'aborder le village de Sailly-Saillisel où les troupes allemandes se sont retranchées. Malgré plusieurs assauts, le village n'est pas pris, pire au cours de l'après-midi la gauche du régiment est menacée par de l'infanterie allemande débouchant de Rocquigny. Le régiment est alors contraint au repli sur Le Transloy et Beaulencourt. : mouvement vers Serre, renfort de et de quelques officiers, le régiment est reformé à deux bataillons complets. - : occupation d'un secteur dans la région d'Arras. : le occupe Puisieux ; le sur la position face à la ferme de Beauregard subit un violent tir d'artillerie. En soirée repli des deux bataillons sur Hébuterne. - : cantonnement à Hébuterne, le renfort de 500 hommes permet de reconstituer le régiment avec trois bataillons. Le régiment est employé à construire des tranchées. 3 - : le régiment est en position vers Ayette et lance des attaques en direction de Courcelles-le-Comte. Repli du régiment sur ordre sur Monchy-au-Bois et sur Adinfer. Il obtient à cette occasion une citation à l'ordre de la division. 4 - : occupation d'un secteur vers Adinfer et Monchy-au-Bois, à la cote 145, à l'ouest du bois d'Adinfer. Attaque allemande sur le village d'Adinfer défendu par le . : le s'établit à l'est de Monchy-au-Bois, face au bois d'Adinfer. le est déployé à la gauche du le long de la route Monchy-au-Bois – Ransart. Tirs d'artillerie allemands. : changement du dispositif, le occupe Berles-au-Bois, le couvre Monchy-au-Bois, le est placé plus à l'Est. 8 - : bombardement allemand par des mortiers de campagne. Les lignes sont survolées par des avions allemands. Attaque allemande le à 15h débouchant du ravin de Ransart, nécessitant le redéploiement du dans un chemin creux perpendiculaire à la route Monchy-au-Bois - Ransart. Le Commandant Tiffon, chef de corps, est tué lors de ce mouvement. Le est engagé et subit de fortes pertes. Le régiment est regroupé à Pommier, après deux heures de repos, il retourne occuper une position de Berles-au-Bois à Bienvillers-au-Bois face à Monchy-au-Bois. 10 - : le régiment est renforcé par des éléments du de dragons et du d'infanterie et se maintient sur cette ligne de défense. 18 - : Le régiment est retiré de la première ligne et relève à La Cauchie un bataillon du RIT dans des tranchées de soutien. : le lieutenant-colonel Lemerle prend le commandement du régiment. : marche de nuit sur Saulty. : le régiment, après une marche vers Halloy, fait mouvement vers Villers-Châtel, repos jusqu'au .
Ordre du jour du colonel du 24 octobre 1914.
Soldats du , hier, vous espériez aller prendre, pendant un certain temps, un repos que vos peines et vos pertes précédentes vous faisaient désirer. Il n'en a rien été, et, au contraire, la Patrie vous a demandé une marche fatigante de et un parcours de , dans la boue et, pour les quatre dernières heures, dans la nuit noire. Vous avez supporté ces peines courageusement et vous avez fait cette étape aussi bien que le meilleur corps de l'armée active aurait pu le faire, quoique vous n'ayez ni ustensiles de campement, ni outils et même ni sacs (pour un certain nombre). Vous avez le droit d'être fiers. Pour ma part, j'en suis très fier pour vous et je vous en remercie au nom du Pays.
- : les deux sections de mitrailleuses aussitôt constituées sont détachées à un régiment actif en bordure du bois de Bouvigny, face à Ablain-Saint-Nazaire. Les trois bataillons sont à la disposition du Génie du , pour la construction d'une ligne de tranchées, couvrant la défense Nord d'Arras, à Maisnil, sur les hauteurs dominant Carency. - : À Arras, le régiment est chargé d'édifier les secondes positions de tranchées, d'établir les réseaux et les abris et durant leur période de repos de renforcer la défense immédiate au Nord-Est de la ville. Il occupe une ligne face à Saint-Laurent-Blangy passant par Les Quatre-Vents, Chanteclair et Roclincourt. Durant cette période, le colonel Lemerle parvient à renforcer en hommes et en matériel son unité. : attaque de dégagement d'Arras en direction de Saint-Laurent-Blangy. L'attaque s'arrête à la lisière du village. Vive réaction allemande.
1915 - avril : plusieurs compagnies du régiment sont chargées des tranchées Sud de la Scarpe et ont quelques éléments en première ligne. avril - : le régiment quitte le cantonnement de Sainte-Catherine pour s'installer aux Sourds-Muets et à la citadelle d'Arras et exécute des travaux défensifs au sud-ouest d'Arras. : le C. A. (général Dumas) relève le C. A. et le R. I. T. reste à la disposition du nouveau corps d'armée. Le général Wirbel, commandant le C. A., adresse au colonel Lemerle la lettre suivante :
J'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien adresser directement aux hommes du R. I. T. qui a coopéré à l'effort de la D. I. mes félicitations pour le calme et l'endurance dont ils ont fait preuve sous le violent bombardement auquel ils ont été soumis.
: attaque, le colonel Lemerle commande le secteur de soutien Pont-de-Ronville – Achicourt ; il y place le , les deux autres bataillons sont à la disposition des divisions d'attaque. À la suite de l'échec de cette attaque, le tient un secteur de première ligne faubourg Saint-Sauveur, faubourg de Ronville, Achicourt. : dissolution de notre D.I. Territoriale, par l'Ordre suivant de la :
Par Ordre du général commandant en chef, la D. I. cesse d'exister. En quittant le commandement de la , le colonel adresse à tous, officiers, sous-officiers, caporaux et soldats, l'expression affectueuse de ses regrets et de son inaltérable souvenir. Depuis onze mois, les et territoriaux, constamment à la tâche, ont rendu à la Patrie et à l'armée d'éminents services. Pendant une période des plus dures, ils ont lutté en rase campagne, souvent contre des forces dix fois supérieures en nombre et leur résistance a permis la concentration dans le Nord des troupes qui ont contribué à arrêter et à refouler l'envahisseur. Depuis le milieu d', les et territoriaux auxquels a été dévolue une tâche ingrate, mais nécessaire, donnent les preuves d'une énergie et d'une endurance que des pertes nombreuses et la moyenne d'âge des officiers et de la troupe, rendent dignes de la plus grande admiration.
Les éloges qui leur ont été décernés, soit individuellement, soit d'une manière collective, restent gravés sur le livre d'or de la bravoure et du sacrifice, sous la forme de citations qui font à tous. le plus grand honneur. En quittant, avec le plus grand regret, le commandement de ces braves régiments, je salue leur Drapeau, et je crie :
Gloire aux et territoriaux d'infanterie !
(Signé:) Bertrand.
- : le régiment est rattaché au C. A., il est dirigé par étapes sur Maizières. Deux compagnies sont détachées à la , deux autres à la , les deux bataillons restant sont à la disposition du colonel commandant le génie du corps d'armée. La compagnie de mitrailleuses est rattachée à la et restera pendant deux mois en première ligne. Durant deux mois, le régiment construit un réseau de plus de de boyaux, chemin de fer à voie étroite, parallèles, principalement de nuit.