André Gabriel Antonin est un poète français, né à Alès le , mort dans la même ville le État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970.

Biographie

En , alors qu'André Antonin n'est âgé que de quatre mois, son père est abattu au cours des premiers combats dans la Meuse.

Après avoir intégré l’école normale de Nîmes, il s’installe en région parisienne et poursuit des études parallèles d’Histoire et de Lettres au sein de l'université de la Sorbonne. Professeur de lettres au lycée d'Arsonval de Saint-Maur-des-Fossés, il achève sa carrière au lycée d’Alès, ville où il s’installe définitivement en 1967. Il reprend alors le travail d’écriture, amorcé dans sa jeunesse. Plus de trente années séparent, en effet, La Rose antérieure publiée en 1939, saluée par la critique, notamment Léo Larguier et Pluriel du temps, son premier recueil de maturité, paru en 1970 aux éditions Saint-Germain-des-Prés.

André Antonin a publié tous ses recueils de poésie chez l’éditeur et poète Guy Chambelland qu’il côtoyait fréquemment dans le Gard. Il a collaboré aux principales revues poétiques de son temps.

Il était président de la Société mycologique d’Alès et entretenait une correspondance avec des scientifiques.

Il était le frère du peintre René Aberlenc (1920-1971).

Extraits Étranger à soi-même (extrait)

Moi mon visage mes contradictions encore que je puisse être n’importe qui tout ce qui me reste en lambeaux ma vie plus riche de doutes que de certitudes la pauvre hélas qui mendie les rayons de son spectre

Et bien qu’à chaque pas je bute contre moi-même le jour éclaire mes yeux d’un incendie immémorial Confondant mes juges je réussis toujours à sauver mes os de la liquéfaction de la devanture Je cours à ma rencontre À travers cœur je coupe mais si vite qu’on ne me voit pas bouger A. Antonin, Derniers poèmes, 1978

Lavoir

laisse aux dépliants du soir l’ombre entr’ouverte

Laisse à sa fuite le cœur débile

à la fontaine le soin de couler

aux miroirs les bouquets à corrompre

à sa fumée le sommeil immobile

La vie est courte Toute de tendresse Laisse à la vie Le temps de plonger Dans sa bonne lessive

Et d’étendre à l’aube l’image de notre bonheur A. Antonin, Jour sans merci, 1976

Publications Recueils poétiques La Rose antérieure, Editions La Presse à Bras, 1939, dessins à la plume de René Aberlenc. Pluriel du temps, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1970, gravure de Jean Carton. La Mort fond au matin, Editions Chambelland, 1973, lithographie de Paul Collomb. Jour sans merci, Editions Chambelland, 1976, lithographie de Guy Bardone. Derniers poèmes, Editions La Coïncidence, 1978, (posthume).

Dans les revues Profil poétique des Pays latins, (1971), Nice. Bételgeuse, XXIII (1972), XXIX (1974), XXXII (1975). Marginales, (1972). Le Puits de l’Ermite, (1974). Solaire, (1975). Le Pont de l’Epée, tome 55 (1976). Et dans : Sud, Le Journal des poètes (Bruxelles), Multiples, Parallèles, L’Envers et l'Endroit, Evohé, Points et Contrepoints…

Pour approfondir Bibliographie

Liens externes

Le site d'André Antonin

Notes et références

Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Naissance en juin 1914 Catégorie:Naissance à Alès Catégorie:Décès en octobre 1977 Catégorie:Décès à Alès Catégorie:Décès à 63 ans