Les Transports publics genevois (TPG, stylisé tpg) sont une régie et un établissement autonome de droit public cantonal, fondée en 1977 à Genève. Elle a pour objectif l'exploitation du réseau de transports en commun de voyageurs du même nom, non seulement sur le territoire du canton de Genève, mais aussi dans certaines communes du canton de Vaud et des départements français de l'Ain et de la Haute-Savoie.

Les Transports publics genevois exploitent actuellement les cinq lignes du tramway de Genève, les six lignes du trolleybus de Genève, les 65 lignes d'autobus de Genève et co-exploitent le réseau Transports annemassiens collectifs via sa filiale TPG France.

Histoire Débuts du transport en commun Le à Genève, MM. Enneveux et Avanzine, qui étaient voituriers, ouvrirent un service à l'heure entre la place Neuve et la ville de Carouge sur une longueur de 2,5 kilomètres. Ce service passa par la suite à la demi-heure et la fréquentation moyenne journalière était de 500 personnes transportées.. Au vu de ce succès, ce furent d'autres entrepreneurs qui établirent d'autres liaisons pour Chancy-Thônex, Lancy, Saint-Julien-en-Genevois, Ferney-Voltaire, Vernier et Vandœuvres ; il y eut jusqu'à neuf lignes pour autant de concessions différentes.

Au début, une simple charrette à quatre places assurait le service. Le matériel roulant se perfectionna par la suite et les différentes lignes reçurent par la suite des omnibus, comprenant douze places, tirés par plusieurs chevaux.

L'entreprise « Compagnie générale des omnibus de Genève », liée à la « Compagnie générale des omnibus » de Paris, reprit dès 1855 les lignes existantes et fit construire ses propres voitures dans les ateliers de la Compagnie-mère à Paris et réorganise le réseau urbain, en fusionnant les lignes existantes.

Comme ce fut le cas plus tard pour les tramways, Genève avait très vite adopté l'omnibus, contrairement à d'autres villes qui ne suivirent que bien plus tard : Zurich en 1867 avec la ligne « Gare principale - Tiefenbrunnen » ; Bâle en 1880 seulement avec la ligne « Gare du Central Suisse - Gare Badoise ».

Du à nos jours

vignette|Tramways d'hier et d'aujourd'hui. vignette|Ancien autobus Volvo portant la livrée « 2000 ».

Au cours des années 1870 à 1890, la Compagnie générale des tramways suisses et la Société genevoise des chemins de fer à voie étroite développent chacune de leur côté leur propre réseau de tramway, reprenant la base des lignes ouvertes au cours des années 1860..

À la fin du , Genève possède un réseau important de tramways avec trois modes de traction (électrique, à vapeur et hippomobile pour certains services). Il existe à cette époque deux entreprises de transport en commun. : la Compagnie générale des tramways suisses (TS) ; la Société genevoise des chemins de fer à voie étroite (VE).

C'est le que se constitue, dans le but de réorganiser et de développer le réseau des transports publics, la Compagnie genevoise des tramways électriques (CGTE).. Dotée d'un capital social de 5 millions de francs suisses, la CGTE rachète, le la TS, et, un mois plus tard, la VE. La modernisation du réseau peut alors commencer avec la mise à voie métrique de l'ancien réseau de la TS, l'électrification des lignes existantes de la VE et l'acquisition d'un nouveau matériel roulant.

C'est après la Première Guerre mondiale que le déficit des lignes de campagne commence, la CGTE doit se résoudre à supprimer la desserte de certains tronçons, elle manque de moyens pour développer son réseau et ne peut ni doubler certains tronçons ni même remplacer les rails usés datant du siècle précédent, elle manque de peu de faire faillite en 1926... La situation ne s'améliore pas, et en 1938 sont supprimées plusieurs dessertes ferroviaires qui sont remplacées par des services de bus. Puis vient la Seconde Guerre mondiale, et le manque de carburant et de pneus oblige la CGTE à remettre en service des tramways sur certains tronçons.

Après la guerre, le trafic automobile ne cesse d'augmenter, si bien que la CGTE en est victime.. Le tramway est considéré comme gênant le trafic automobile, il est progressivement remplacé par les autobus et trolleybus, au point qu'une seule ligne subsiste en 1969, la ligne 12 reliant Carouge à Moillesulaz, sauvée par son fort trafic.

En 1967, l'État envisage de changer en profondeur le fonctionnement de la CGTE, dont elle est l'actionnaire majoritaire.. En 1971 une initiative populaire demande au Grand Conseil que la CGTE soit reprise par le canton, un projet constitutionnel est ainsi présenté en 1975 au peuple genevois qui acte sa création.. Le Grand Conseil vote le une nouvelle loi sur les buts et l'organisation des Transports publics genevois, qui entre en vigueur le ..

C'est le que la CGTE, compagnie privée, est reprise et remplacée par les TPG, régie de droit cantonal.

Dès lors, et à la suite de la votation du favorable au développement des transports publics, les TPG connaissent une nouvelle période d'expansion, qui s'accélère avec l'introduction de tarifs en faveur des jeunes et des rentiers de l'AVS et de l'AI (supprimés en 2004). La modernisation du parc des véhicules, tant des tramways que des véhicules sur pneus, a également un impact très positif sur la fréquentation qui atteint un sommet au début des années 1990.

En 1996 est signé le premier contrat de prestation avec le canton de Genève et le principe du plan directeur quadriennal est instauré.

Les TPG ont changé de logo au printemps 2007 pour marquer les 30 ans de l'entreprise..

Le , à la demande du syndicat des transports SEV, une grève des conducteurs d'une durée de 24 heures a lieu et concerne la totalité des lignes de tramway et la majorité des lignes de bus. Le trafic est fortement perturbé dans le canton de Genève.. Depuis cette même année, il est possible d'acheter un ticket par SMS, tandis qu'une application pour smartphones tournants sur Android (via Google Play), et sur iOS (via l'App Store) est disponible et permet d'afficher les horaires aux points d'arrêts, l'information sur les perturbations en cours, les plans du réseau ainsi qu'un calculateur d'itinéraire...

En , les TPG annoncent la mise en place une navette sans conducteur entre le village de Meyrin et la gare de Meyrin (ligne XA) dont l'exploitation en véhicule autonome ne débute finalement qu'en pour des questions d'autorisations fédérales manquantes., et inaugurent les bus électriques TOSA sur la ligne 23, qui sont mis en service en .. Enfin, les TPG suppriment à cette même date le principe de l'arrêt obligatoire à chaque arrêt pour les bus et les trolleybus en ville, ainsi que pour certaines stations de tramway, afin d'augmenter la vitesse commerciale ; les véhicules ne s'arrêtent plus qu'à la demande des voyageurs ; les arrêts situés dans la campagne genevoise étaient déjà desservis uniquement à la demande...

Dès le , les TPG réduisent leur offre de plus de 40 % à la suite de l'inquiétude des conducteurs par rapport à la pandémie de maladie à coronavirus de 2020.. Cette réduction d'offre s'est caractérisée notamment par le passage quasi généralisé aux horaires dominicaux, l'arrêt des lignes Noctambus et de ligne XA, cette dernière n'ayant été rétablie que le . pour finalement être suspendue à nouveau à cause de la seconde vague et supprimée officiellement le , les TPG souhaitant se concentrer sur des navettes sans trajet fixe..

Le , une grève des conducteurs a lieu. Le trafic est très perturbé en ville, cependant, le service minimum mis en place permet de limiter les perturbations sur les lignes régionales et transfrontalières. Dans l'après-midi, la grève est prolongée au . Dans ces conditions, le service minimum de la veille n'a pas pu être mis en place et le trafic est très fortement perturbé. Un accord est trouvé entre la direction et les syndicats, il est approuvé par une majorité des grévistes et le trafic reprend progressivement dans l'après-midi du . Le la situation est de retour à la normale..

Le , l'offre nocturne est complètement réorganisée avec la mise en place du « réseau nocturne » composé uniquement de prolongement des lignes diurnes en lieu et place de l'ancien « Noctambus » composé en partie de dessertes spécifiques..

Les TPG proposent en 2024 un « rallye urbain », librement accessible, qui nécessite l’utilisation d’un smartphone. Ce rallye nommé « De kiosque en aubette » invite à découvrir les kiosques et les abris emblématiques du réseau (énigmes, présentations historiques).. Présentation générale du rallye, chronologie du réseau 1862-1977, glossaire.. Ce rallye est complété par une « vitrine » de sources audio-visuelles sur l’histoire du réseau présentées par l’association Memoriav..

Identité visuelle (logo)

Structure de l'entreprise Capital social Le capital de dotation des TPG est de de francs suisses et compte, en 2019, de fonds propres.

Les TPG sont dirigés par un conseil d'administration, renouvelé tous les quatre ans, composé de : sept membres désignés par le Conseil d'État, dont un représentant de la région frontalière ; sept membres désignés par le Grand Conseil de la République et canton de Genève ; un membre désigné par le Conseil administratif de la ville de Genève ; un membre désigné par l'Association des communes genevoises ; trois membres désignés par le personnel de l’entreprise.

Les décisions du conseil d'administration sont mises en application par un collège de direction de huit membres : le directeur général et sept autres directeurs, un par domaine d'activité : Exploitation, Marketing, ventes et communication, Ressources humaines, Finances et gestion, Infrastructures et bâtiments, Technique et Systèmes d’information et télécommunications.

Effectifs Au niveau des moyens humains, l'entreprise compte, au , dont sont chargés de l'exploitation (cela inclut les conducteurs), 346 salariés aux ateliers et à la maintenance et 281 personnes aux services administratifs.

; l'ancienneté moyenne est de 13 ans et 6 mois. Près de 300 conducteurs sont employés par les sous-traitants en 2018.

Structure financière La baisse des tarifs adopté en a créé un manque à gagner important pour l'entreprise, estimé à l'époque à près de ..

Le , le Grand Conseil a voté une loi visant à ce que le canton compense les pertes à hauteur de dix millions de francs par an, afin de respecter la volonté du peuple genevois de voir les tarifs baisser exprimée en 2014 puis confirmée en 2017 par le non au référendum sur la hausse des tarifs.. Cette compensation a pour objectifs de faire revenir l'offre à son niveau de 2014 et de préparer les TPG à la mise en service du Léman Express en 2019.

Une étude commandée par les TPG évalue en 2019 les retombées économiques engendrées par ses activités : pour 1 million investi il y aurait de francs de retombées économiques en termes d’environnement, de santé publique et de valeur foncière..

Les charges totales de l'entreprise se montent à en 2024, et le total des produits à , ce qui a permis de conclure l'exercice avec une perte de . Les produits liés directement aux activités de transport (vente de billets...) atteignent les tandis que les contributions du canton de Genève atteignent les .

Contrat de prestations Tous les quatre ans, les TPG et l'État de Genève définissent un contrat de prestations définissant entre autres le montant de la subvention accordée par le Canton à la compagnie..

En 2022, le Conseil d'administration des TPG a décidé de confier la gestion de la publicité à des sociétés externes et de dissoudre sa propre filiale, TP Publicité SA, du fait des résultats financiers insuffisantsTram Magazine, , août-septembre 2022.

Réseau vignette|Le réseau TPG. vignette|Le réseau de tramway. vignette|Le réseau de trolleybus.

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