Jean-Luc Romero-Michel, né RomeroD'abord connu sous son nom de naissance de Jean-Luc Romero, il utilise celui de Jean-Luc Romero-Michel depuis son mariage avec son compagnon, mort le 29 mai 2018. le à Béthune (Pas-de-Calais), est un homme politique et militant associatif français.

Il a de nombreuses responsabilités dans la lutte contre le sida (Élus locaux contre le sida, ambassadeur d'une « Île-de-France sans sida », Crips Île-de-France, membre du Conseil national du sida, ex-membre du COREVIH de Paris-Centre, membre du conseil d'administration de Sida Info Service) et dans le combat pour la légalisation de l'euthanasie où il a des responsabilités nationales (président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité) et internationales ().

Passé de la droite (RPR, puis UMP) à la gauche, il siège au groupe RCDEC (Radical, Citoyen, Démocrate, Écologiste et Centriste) du conseil régional d'Île-de-France ainsi qu'au groupe socialiste du conseil du . En 2020, Il est élu adjoint à la maire de Paris, Anne Hidalgo, chargé des droits humains, de l´intégration et lutte contre les discriminations. Il siège au groupe Paris en commun au Conseil de Paris.

Devenu en 2000 le premier homme politique français victime d'un outing, il est également le premier à avoir révélé sa séropositivité au VIH, en .

Biographie Jean-Luc Romero est né à Béthune. le d'un père espagnol et d'une mère d'origine espagnole, naturalisée française.

Formation et carrière professionnelle Il est animateur du magazine « Fréquence Midi » puis directeur des relations extérieures bénévole de Fréquence Gaie, radio associative LGBT de 1982 à 1983.

En 1983, il obtient un Diplôme d'études approfondies (DES) de droit public à l'université Panthéon-Assas puis un DEA de sciences politiques en 1984.

Il est assistant parlementaire de Pierre-Rémy Houssin (de 1986 à 1997), Jean-Marie Demange (1997) et Guy Drut (de 1997 à 2000), et préside de 1988 à 1998 l'Association française des collaborateurs parlementaires (AFCP).

Depuis 2001, il est directeur des solidarités à la mairie de Vigneux-sur-Seine (Essonne).

Carrière politique vignette|Jean-Luc Romero ( à gauche) à la Gay Pride de Paris, le 25 juin 2005.

Il est élu Conseiller régional d'Île-de-France en 1998 sous les couleurs du Rassemblement pour la République (RPR), dont il intègre le comité politique. En 2000, un journal gay révèle son homosexualité dans le cadre d'un article consacré aux élections municipales. Jean-Luc Romero devient alors le premier homme politique français à être victime d'un outing ; il envisageait de révéler lui-même son orientation en temps voulu, notamment pour en parler à sa mère avec qui il n'avait jamais abordé le sujet.. Il porte plainte et obtient la condamnation du journal à de dommages et intérêtsRomero : "Il faut que les politiques disent leur homosexualité", Europe 1, 3 juin 2013. En 2001, il publie un livre consacré à l'affaire, intitulé On m'a volé ma vérité. L'année suivante, il publie le livre Virus de vie dans lequel il révèle sa séropositivité ; il est, là aussi, le premier homme politique français dans ce casA Paris, l'UMP Jean-Luc Romero votera MoDem puis Delanoë, Le Point, 3 mars 2008.

Candidat aux primaires de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en vue des élections municipales de 2008 à Paris, il se désiste à cause d'un nombre de parrainages d'élus insuffisant. Après la nomination de Jean de Gaulle à la Cour des comptes, il demande le soutien de l'UMP pour sa candidature à l'élection législative de 2007 dans la huitième circonscription de Paris. En , son mouvement Aujourd'hui, autrement l'investit pour l'élection législative dans cette circonscription) ; il renonce à demander le soutien de l'UMP. Il y réalise un score de 2 %, insuffisant pour accéder au second tour. Il appelle par ailleurs à voter pour François Bayrou à l'élection présidentielle. Lors des élections municipales, il appelle à voter pour la liste MoDem conduite par Corinne Lepage dans le arrondissement de Paris, puis à soutenir le maire PS sortant Bertrand Delanoë au second tour.

Il annonce son ralliement à une liste du Parti socialiste le . et est réélu conseiller régional d'Île-de-France sur la liste parisienne conduite par Anne Hidalgo dans le cadre de la campagne de Jean-Paul Huchon.

Le , Anne Hidalgo intègre Jean-Luc Romero dans son équipe de campagne en vue des élections municipales de 2014, au sein de la cellule riposte, aux côtés des députés David Assouline, Sandrine Mazetier, Marie-Noëlle Lienemann et Seybah Dagoma. puis le , il annonce être candidat dans le .. En , il participe à l'émission télévisée Politiques Undercover, diffusée sur D8. En , il intègre officiellement les listes de Claude Bartolone et son équipe de campagne pour les élections régionales de 2015 en Île-de-France. Malgré la défaite de la gauche dans cette région, Jean-Luc Romero est réélu conseiller régional.

Historique des mandats Ancien secrétaire national de l'UMP de à . Ancien président du parti Aujourd'hui, autrement, de sa création en , à sa démission en . Ville de Bobigny : de à : conseiller municipal de Bobigny - président du Groupe d'élus Bobigny Renouveau Conseiller régional : 1998 - 2004 : conseiller régional d'Île-de-France, 2004 - 2010 : conseiller régional d'Île-de-France, élu UMP puis apparenté PRG (Groupe RaGEAP) 2010 - 2015 : conseiller régional d'Île-de-France, apparenté PRG (Groupe PRG-MUP) 2015 - : Conseiller régional d'Île-de-France, apparenté PRG (Groupe RCDEC » EcoPro-IDF) Ville de Paris : Mars 2014 - : conseiller du de Paris Mars 2014 - : Maire-adjoint chargé de la culture et du tourisme du de Paris

Dans la lutte contre le sida Président-fondateur d'ELCS (Élus locaux contre le sida) depuis 1995 Ambassadeur d'une "Île-de-France sans sida" Président d'honneur d'HF Prévention Président d'honneur de la Main Fine (Ikambere) Membre du Comité de parrainage des Petits Bonheurs Membre du Conseil d'administration du Crips Île-de-France depuis 1998

En 2004, il obtient du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, que le sida soit déclaré grande cause nationale et devient le président du collectif chargé de gérer cette année.

Depuis 2006, Jean-Luc Romero a initié un mouvement contre les interdictions de circuler et de s'installer imposées par de nombreux États des Nations unies aux personnes vivant avec le VIH/sida. Ce combat obtient un premier succès., en , avec la levée des interdictions aux États-Unis signées par le président George W. Bush auquel il avait adressé une lettre ouverte en . La mise en œuvre concrète de cette mesure a été retardée par des négociations entre les départements de la Sécurité et de la Santé des États-Unis et elle est devenue effective seulement en . Cette évolution peut faire effet « boule de neige ». Ainsi, la Chine a, en , annoncé un changement rapide de la législation qui interdit toujours à une personne touchées par le VIH/sida de poser le pied sur son territoire.

En 2008, il a saisi le Conseil national du sida de l'interdiction des soins de conservation pour les personnes mortes du sida arguant du fait qu'exécuter des soins de conservation sur une personne décédée séropositive n'est pas dangereux pour les personnes pratiquant ces soins, les précautions universelles étant largement suffisantes. Le Conseil national du sida a rendu le un avis demandant « l'annulation de l'article 2 de l'arrêté du en tant qu'il mentionne l'infection à VIH dans la liste des maladies faisant obstacle à la pratique de soins de conservation sur les corps ».http://www.cns.sante.fr/spip.php?article292&decoupe_recherche=op%C3%A9rations%20fun%C3%A9raires. À son initiative, une mobilisation interassociative s'est depuis fait jour. Après cela, plusieurs institutions se sont déclarées en faveur de la levée de cette interdiction notamment le Défenseur des droits.. En , la Direction générale de la santé indiquait « qu'il était possible d'autoriser des actes de conservation invasive des corps chez des personnes atteintes de certaines pathologies infectieuses, dont le VIH et les hépatites, dès lors que les conditions adéquates de pratique de la thanatopraxie auront été définies ». et en , le Haut Conseil de la santé publique demandait également la levée de cette interdiction.. Fin février, un rapport de l'IGAS et de l'IGA demande aussi la levée de l'interdiction.. Jean-Luc Romero a également décidé de mobiliser les citoyens pour cette cause en lançant une pétition : fin , elle compte signataires. dont Valérie Trierweiler, Læticia Hallyday, Nikos Aliagas, Anne Hidalgo ou encore Omar Sy.http://www.change.org/fr/pétitions/pour-la-levée-de-l-interdiction-de-soins-funéraires-pour-les-personnes-séropositives-vih-sida pour demander la levée de cette interdiction. Grâce à cette longue mobilisation.., il était prévu que la levée de l'interdiction soit décidée par l'Assemblée nationale dans le cadre de la future loi de santé de 2015.. Mais en dernière lecture, cette évolution a été finalement refusée. La mobilisation se tourne désormais du côté de la ministre de la santé pour une évolution sur le plan réglementaire.

Le , sur proposition de Valérie Pécresse, il est élu par le Conseil régional Île-de-France, à l’unanimité, ambassadeur d’une « Île-de-France sans sida » aux côtés de Jean Spiri.

Son combat pour l'euthanasie Président de l'ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité) depuis le , réélu en puis en . L'ADMD revendique plus de 68 715 adhérents.. Il continue dans ses fonctions jusqu'en . Il devient ensuite Président d'honneur de l'ADMD. Vice-président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité depuis 2005 jusqu'en 2007. Directeur au bureau de la depuis

En , il répond à l'appel lancé par Chantal Sébire qui lui demandait de la soutenir, en sa qualité de président de l'ADMD.

En 2008, il fait voter par le conseil d'administration de la Fédération mondiale pour le droit de mourir dans la dignité la création d'une journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. Cette proposition adoptée à l'unanimité par l'organisation, est mise en œuvre tous les , jour des morts. Le lancement de cette première journée mondiale s'est déroulé à Paris, lors du Congrès mondial de la , en présence des délégués mondiaux du mouvement pour le droit de mourir dans la dignité.

En , en pleine campagne des élections présidentielles, il présente (alors qu'il est président de l'ADMD) une campagne choc sur l'euthanasie où les candidats à la présidence de la République : Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, et François Bayrou sont représentés sur un lit de mort.

Soutien à Florence Cassez Jean-Luc Romero est président du comité de soutien de Florence Cassez, une jeune femme originaire de Béthune emprisonnée au Mexique.

En , à Mexico, Jean-Luc Romero rencontre à deux reprises Florence Cassez. Depuis son retour en France, il essaie de sensibiliser médias et autorités à la situation de cette femme.. Il préside le comité de soutien « Libérez Florence Cassez »« Faire du bruit pour que Florence ne tombe pas dans l'oubli » d'Arnaud Bertrand dans Libération du 13 août 2009..

Le , au retour de Florence Cassez en France, il annonce la dissolution du Comité de soutienhttps://www.ouest-france.fr/actu/actualite-video_-La-reaction-de-Charlotte-Cassez-la-mere-de-Florence-Cassez_55257-2156671--------50389_actu.Htm.

Autres prises de position médiatisées Il choisit le d'apporter son soutien pour l'élection présidentielle à l'UDF François Bayrou. Jean-Luc Romero fait le constat, dans un communiqué, « qu'il n'est pas parvenu à peser significativement sur les positions de l'UMP » et déplore « la droitisation constante de l'UMP au cours de cette campagne ».

Le , il annonce qu'il votera pour Corinne Lepage au premier tour de l'élection municipale de 2008 et pour Bertrand Delanoë au second tour.