Hassan Bassoma Hassan (1958-2006) était un militaire djiboutien, un des premiers officiers de l'armée nationale créée à l'indépendance.

Biographie Né à Gaggadé, dans le district de Dikhil, Hassan Bassoma Hassan s'engage dans les forces armées territoriales en 1958. À l'indépendance du pays, il intègre l'armée djiboutienne avec le grade de capitaine.

Il fait partie des premiers officiers djiboutiens envoyés en stage à Fréjus dans le sud de la France pour assurer la relève des officiers coloniaux. Après avoir exercé la fonction d'officier auto au sein du régiment d'infanterie, il devient chef du bureau du régiment commando d'infanterie.

Il devient ensuite chef du service maintenance du bataillon du quartier général avant d'être nommé à la tête de l'Établissement central de matériels de l'armée de terre, poste qu'il occupe jusqu'à son départ à la retraite le .

Hassan Bassoma était chevalier de la Grande étoile de Djibouti, officier de l'Ordre national du , et officier de la Grande étoile de Djibouti depuis le .

Décès Le , colonel Hassan Bassoma Hassan est tué accidentellement près du pont qui enjambe l'oued Ambouli. Il venait de terminer un entretien avec une équipe de la RTD qui l'avait interrogé, en tant que riverain de l'oued, sur les conséquences d'une crue éventuelle. Il s'apprêtait à remonter dans sa voiture lorsqu'un poids lourd éthiopien en provenance d'Addis Abeda l'a heurté de plein fouet, le tuant sur le coup. Le chauffeur et son mécanicien ont pris la fuite, mais ont été retrouvés et des mesures ont été prises.

Sa mort a été déplorée par des groupes liés à l'opposition djiboutienneSite de l'ARDHD.

Positions politiques Parallèlement à sa carrière militaire, le colonel Bassoma s'est intéressé à l'histoire de son pays et de son peuple. Il défendait l'idée d'une unité historique du peuple djiboutien. Pour lui, le fait que les peuples de la Corne soient de tradition orale explique l'absence de traces écrites de leur histoire pré-coloniale. Au gré de ses voyages, Bassoma, officier devenu historien, hante les musées et les bibliothèques, accumulant de nombreux documents.

En 2003, il est nommé à un comité officiel de normalisation de la langue afare Voir le décret de nomination..

En 2005, dans une interview accordée à La Nation, il déclare :

Références

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