Hôpital et chapelle Saint-Julien de Laval. Cette chapelle se situe à Laval. L'hôpital a disparu et s'est nommé aussi Saint-Joseph au . Quoique l'hôpital Saint-Julien soit établi hors du territoire de la Trinité, il appartient aussi à cette paroisse puisque c'est pour les besoins de ses habitants qu'il fut fondé. thumb|alt=Chapelle Saint-Julen Laval|Chapelle Saint-Julien de Laval.

Histoire de l'église La ville de Laval avait dès le , son église de Julien du Mans. C'était, non une église paroissiale, mais la chapelle de la Maison-Dieu, bâtie à l'extrémité du pont, du côté opposé à la ville. Cette maison hospitalière était en même temps un bénéfice assez considérable, ordinairement conféré à un personnage de distinction. Le service de l'hôpital, pour le spirituel et pour le temporel, était sous la direction d'un chapelain résidant.

L'époque précise, à laquelle l'église de Saint-Melaine devient un prieuré dépendant de l'abbaye Toussaint d'Angers, ne nous est pas connue. Dès le commencement du , comme curé de la paroisse de Saint-Melaine, après une contestation avec les administrateurs de l'aumônerie de Saint-Julien du Pont de Laval, placée sur son territoire, l'abbé de Toussaint fait à l'aumônerie l'abandon des droits curiaux qui peuvent appartenir au prieuré sur les malades et les gens de service de l'hospice. C'est le plus ancien titre que nous ayons dans lequel il soit fait mention de Saint-Melaine et de son église, comme paroisse.

Cette église, qui fut sans doute reconstruite plusieurs fois, ou du moins agrandie et modifiée, subsistait encore au ; ainsi fut-elle, pendant dix siècles, le centre principal du culte de saint Julien pour toutes les populations voisines. La fête du saint patron s'y célébrait avec solennité et surtout avec un grand concours de peuple.

En 1830, l'antique église de Saint-Julien et les bâtiments presque ruinés de l'ancien hôpital ont été vendus à une société de spéculateurs qui a fait construire sur cet emplacement le bazar ou passage Saint-Julien.

Archives Les archives de l'hôpital ont échappé à la Révolution française; elles existent encore, et sont considérables. Le docteur Jean-Baptiste-Denis Bucquet, médecin de l'hôpital, en fit le dépouillement vers 1820, et pour résultat de son travail, il publia dans l' Annuaire du département de la Mayenne pour 1838, une Notice historique sur les hôpitaux de la ville de Laval.

Les archives des hôpitaux de Laval - Saint-Julien et Saint-Louis - sont conservées aux Archives départementales de la Mayenne. Elles ont été classées et ont fait l'objet d'une publication en 2000 et 2005 (2 volumes)

Histoire de l'hôpital Fondation On ne sait rien sur l'époque de sa fondation. Certains historiens indiquent la date au ; mais dès le on avait déjà perdu tous les titres qui auraient pu faire connaître la vérité sur ce point. Tout fait croire que cette fondation fut un bienfait des seigneurs de LavalUn arrêt du parlement de 1549 leur donne formellement la qualité de fondateurs. . Dans les commencements il paraît que c'était simplement une aumônerie, dans laquelle on recevait des pauvres, des vieillards, des infirmes, c'est seulement plus tard que cet établissement devint aussi une maladrerie. On l'appelait la Maison-Dieu ou l'Aumônerie de Monsieur Saint Julien.

Origine Dans l'origine elle consistait uniquement en une salle basse au niveau de la Mayenne au bas de la Vallée de Saint-Julien. Plus tard on établit une grande salle contre la chaussée ou turcie du pont et au même niveau. Cette salle servait en même temps de logement aux pauvres et de chapelle pour le service divin. Plus tard encore, elle ne conserva que cette dernière destination et Guy XVI de Laval fit construire pour les malades, en 1528, le long du mur de l'église, une sorte de galerie soutenue par des colonnes en granit dont la base était dans la rivièreGuillaume Le Cerf et Jean Cosson, l'un maçon, l'autre charpentier, exécutèrent et en moins d'une demi-année le plan donné par le seigneur.. Cette extension est supervisée par François de Laval, aumônier de Saint-Julien de Laval.

Administration ecclésiastique Dans les premiers temps, cette maison était administrée par des personnes composant une sorte de confrérie, et prenant la qualité de frères et de sœurs de l'aumônerie. On ne sait rien sur leur organisation. Cette corporation fut remplacée vers la fin du par des ecclésiastiques qui formaient une sorte de chapitre, et qui eurent un cimetière particulier, qu'on appela le Cimetière-DieuC'est sur l'emplacement d'une partie de ce cimetière, ou du moins dans ses environs que fut établi plus tard le chapitre du Cimetière-Dieu ou de Saint-Michel.. Dans le , ce chapitre se trouva dissousPeut-être était-ce la suite des malheurs qui fondirent sur la Mayenne pendant les guerres de la fin du règne de Charles VI et des commencements de celui de Charles VII.. En 1431, il n'y avait plus à la tête de la Maison-Dieu qu'un ecclésiastique nommé Guillaume Porterie, qui prenait les qualités de licencié en droit, trésorier, prêtre et conseiller de Mesdames de Laval, maître et administrateur de la Maison-Dieu. Il prétendait tenir cette maison à titre de bénéfice ecclésiastique. Il ne résidait point, et déléguait à sa place un chapelain-receveur, chargé des détails de l'administration et qui lui rendait un compte en forme, comme à une autorité d'un ordre supérieur. Plusieurs maîtres administrateurs se succédèrent ainsi, et un d'eux alla jusqu'à vendre des celliers placés sous l'église; mais un de ses successeurs fit annuler cette vente.

Jean le Bigot, prieur-curé de Saint-Melaine, et André Duval, aumônier et administrateur de l'aumônerie de Saint-Julien, firent, en 1450, un nouveau concordatMr le prieur fit l'abandon à l'hospice de toutes ses fonctions curiales à L'égard des habitants de l'hospice, avec toutes Les oblations, moyennant une rente annuelle de trente sols. Martin Berruyer, évêque du Mans, approuva cet arrangement dans tout son entier, refusant seulement son approbation à un article par Lequel L'aumônier de l'hospice permettait au prieur la célébration des saints mystères, dans le cas où l'église paroissiale, par une cause quelconque, serait mise en interdit..

Une maladie contagieuse régna vers 1483 et 1484II est fait mention de cette mortalité dans les pièces relatives au collège. Pendant qu'elle durait, on congédia les écoliers et on ferma les classes., on établit une infirmerie à la Valette Saint-Martin, où, dans le , on commença l'établissement d'une maison d'incurables.

Changement au L'administration de la Maison-Dieu fut changée au . Le comte de Laval, Guy XVII de Laval, ou plutôt son tuteur car il était encore mineur, retira, le , à Geoffroy Tartroux, maître de l'aumônerie, toute autorité sur cette maison, en lui laissant sur ses revenus une pension de 100 livres. En même temps, la direction de l'établissement fut confiée à deux notables bourgeois. Guillaume Tartroux s'opposa à l'exécution de cette mesure; il en résulta un procès qui ne fut terminé que par un arrêt du parlement de Paris du Guilaume Tartroux n'eut sa pension de 100 livres qu'à condition de remplir à l'hôpital les fonctions du ministère ecclésiastique. Il fut condamné à rendre compte des revenus pour le temps pendant lequel il en avait eu la gestion, et à réparer les bâtiments qu'il avait laissé dépérir. L'administration fut remise à trois bourgeois nommés pour trois ans par les officiers de justice du comté, qui pour faire ce choix devaient s'adjoindre six notables habitants.

À cette époque, la Maison-Dieu donnait ses secours à domicile, et recevait des malades, mais elle n'avait encore ni médecin, ni chirurgien chargé de les soigner. Ce fut seulement en 1577 qu'un chirurgien-barbier fut attaché d'une manière fixe à ce service.

En 1584, pendant une cruelle épidémie, les administrateurs placèrent des malades qu'ils firent soigner comme dans leur établissement, à la Phelipotière, maison située dans la paroisse d'Avesnières, mais tout près de la villeElle avait été donnée à l'aumônerie qui, depuis cette époque, n'accordait plus de bail aux personnes qui l'occupaient, qu'à condition de la laisser libre en cas de maladie contagieuse ; clause qui reçut plusieurs fois son exécution, notamment de 1627 à 1629 et de 1636 à 1640. On établit alors un cimetière provisoire dans un champ voisin de la Phelipotière, connu encore des habitants de la ville sous le nom de champ des morts.

Jean Martinet travaille comme architecte à l'Hôpital Saint-Julien de Laval à plusieurs périodes : 1608-1613, 1619-1619.

Quoique pour augmenter la Maison-Dieu on ait fait construire en 1619 un bâtiment dans la vallée de Saint-Julien et qu'on nomme la maison du Grand-Port, cependant on reconnut que le local était insuffisant, et on se détermina à former un établissement sur un plan plus vasteOn acheta de Jean Brault, sieur Desessarts, juge royal de Laval, un terrain, après avoir obtenu des lettres patentes du Roi accordant l'autorisation nécessaire. Nous ignorons la date de l'acquisition et des lettres patentes, mais les constructions nouvelles commencèrent en 1646, sous la direction de Sébastien Frin, l'un des administrateurs. Elles purent recevoir les malades en 1650, mais elles n'étaient pas encore achevées et ne le furent même que vers 1699; cependant dès l'année 1670, on avait pu recevoir un bien plus grand nombre de malades que dans l'ancienne Maison-Dieu, et en conséquence on avait supprimé les secours à domicile qui avaient été si long-temps en usage.

Mais l'amélioration la plus importante que reçut le nouvel établissement, c'est que le soin des malades y fut confié aux sœurs hospitalières de Saint-Joseph venues de la maison de l'Hôtel-Dieu de La Flèche. Elles n'étaient d'abord que six ; mais leur nombre ne tarda pas à s'augmenter.

Un concordat avait été passé avec elles, devant Pierre Briand, notaire à Laval, le Les parties stipulantes étaient Jérôme Le Rover, sieur de la Dauversière, conseiller du Roi, receveur des tailles à La Flèche, fondé de procuration des Dames de la communauté de La Flèche, et d'autre part les maire et échevins au nom des habitants de Laval. C'est ce traité qui a toujours été la base de toutes les relations des religieuses avec l'administration, quoiqu'en diverses circonstances on y ait fait quelques dérogations d'accord entre les parties. D'après ces conventions, les sœurs ne devaient point traiter les personnes atteintes de certaines maladies et notamment de scrofules; cependant cette infirmité était très-répandue à Laval. Le bureau de l'hôpital se détermina à former pour elles un établissement séparé qui fut placé à la Valette. On lui donna le nom d'hôpital Saint-Liboire. On l'appelait aussi l'hôpital des Incurables, quoiqu'il fût destiné spécialement aux scrofuleux.

Jacques Le Clerc, sieur de la Ferrière, écuyer, avait fait à l'Hôpital Saint-Julien de Laval un legs important à la charge de faire construire un autel dans la chapelle dudit hospitalSa veuve, Marie Emond, transigea moyennant la somme de les administrateurs signèrent alors une convention, le 21 avril 1698, avec François Vignier qui se chargea de faire cet autel, en fournissant tous les matériaux nécessaires, pour le prix de . Les marbriers Julien Loriot ou Lorier et Jacques Desron lui apportèrent des colonnes de marbre noir de Sablé et de marbre rouge de Saint-Berthevin.. François Vignier réalise cet autel en compagnie de l'architecte François LangloisIl avait peut-être fourni le plan, car il reçoit 10 livres portées au registre du comptable l'autel était terminé en 1700, et François Vignier qui avait reçu divers à-compte donne quittance définitive le 28 juin 1700 au trésorier Pierre Duchemin du Tertre..

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