La rue Vercingétorix est une voie publique située dans le quartier de Plaisance du de Paris (France).

Situation et accès thumb|left|La rue vue depuis la rue de l'Ouest.

La rue Vercingétorix, d'une longueur de « Rue Vercingétorix », www.v2asp.paris.fr., longe les voies SNCF depuis la gare de Paris-Montparnasse en direction des boulevards des Maréchaux. Elle commence au niveau de l'avenue du Maine, traverse, depuis le milieu des années 1980, la place de Catalogne et coupe la rue d'Alésia pour terminer sur le boulevard Brune au niveau de la porte de Vanves et du jardin Monique-Wittig, se prolongeant, au-delà du boulevard, par l'avenue de la Porte-de-Vanves.

Elle est accessible à son début par la station Gaîté et à sa fin par la station Porte de Vanves de la ligne 13.

Origine du nom Elle rend hommage à Vercingétorix, roi et chef de guerre gaulois vainqueur à Gergovie et défenseur d'Alésia, noms de deux rues voisines, ..

Historique La rue est ouverte par décret du , sur une longueur de , entre l'avenue du Maine et la rue de MédéahLa rue de Médéah a été supprimée., sous le nom de « rue de Constantine » qu'elle prolongeait Cadastre révisé des communes annexées (1830-1850)- Vaugirard - tableau d'assemblage, cote CN/203 et Ilot Section G dite du Chemin de Fer, cote CN/210.

Par arrêté du , la rue de Constantine, qui était comprise entre l'avenue du Maine et la rue d'Alésia, prend le nom de « rue Vercingétorix ».

Par décret du , elle est prolongée entre les rues d'Alésia et Paturle. Cette partie prendra la dénomination de « rue Vercingétorix » par arrêté du .

Au début du , la rue Vercingétorix est associée à la vie artistique intense du quartier du Montparnasse. De nombreux ateliers y sont recensés ainsi que deux cités d'artistes (voir 3 et 50/52).

Selon Camille Jullian, cité par Albert Mousset, les habitants du quartier la surnommaient « rue des Vingt-Cinq Liquoristes », page 136..

Les opérations de rénovation de l'îlot « Plaisance-Vandamme » et d'aménagement des ZAC Guilleminot-Vercingétorix et Jean-Zay, ainsi que le plan autoroutier pour Paris projeté au milieu des années 1960, ont profondément bouleversé la configuration de la rue Vercingétorix et de ses environs. Lorsque la réalisation de la « radiale » Vercingétorix — qui devait faire déboucher l'autoroute A10 dans le centre de Paris — est interrompue dans les années 1970, la majorité des maisons a déjà été expropriée et démolie. Dans l'espace laissé vacant à cause de l'abandon du projet de « radiale », on aménage ensuite dans les années 1980 plusieurs squares (dont le square du Cardinal-Wyszynski).

À l’ouest de la rue, l’aménagement du quartier a fait disparaître les voies :

Rue de Médéah. Une partie de la rue de Perceval. Rue du Moulin-de-Beurre. Une partie de la rue Vandamme Rue Bourgeois (entre la rue du Château et la rue du Moulin-de-Beurre). Impasse Colas. Passage Bournisien. Rue Perrel Rue Blottière. impasse Blottière.

En 1985, la création de la place de Catalogne ampute une partie de la rue.

Dans les années 1990, la rue est prolongée entre la rue Paturle et le boulevard Brune.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : complexe immobilier mixte d'habitations et de commerces (1983« 1 rue Vercingétorix » sur le site bercail.com.) dont la façade principale s'étire le long de l'avenue du Maine (pairs 84 à 92) jusqu'à la rue Jean-Zay où les pairs 2 à 6 appartiennent également à ce même complexe. Bâti dans la dernière phase de l'opération de rénovation urbaine Maine-Montparnasse à l'extrémité est de la ZAC Guilleminot-Vercingétorix (îlot 17 au début du Jean-Louis Robert, Plaisance près Montparnasse : Quartier parisien 1840-1985, Publications de la Sorbonne, 2012, , il recouvre l'emplacement de nombreuses petites maisons du quartier de Plaisance et des ateliers d'une ancienne cité d'artistes (voir ). : emplacement d'une ancienne cité d'artistes disparue vers la fin des années 1970. Elle a vu se succéder les ateliers du Douanier Rousseau de 1898 à 1901 (de 1906 à 1910 il a vécu dans la même rue au n° 36), de Pablo Gargallo, et de Julio González en , ainsi que celui du peintre Tsugouharu Foujita (1886-1968) en 1917 ou en 1916/17Sylvie Buisson, Foujita, ACR Éditions, 2001, et 68.. Le peintre franco-hongrois Jean Toth y habita un atelier après la Seconde Guerre mondialeJean Toth, extrait de « Sur la pointe des pieds », Annales chorégraphiques 1951-1952, édition Revue Adam, 1952.. : domicile, en 1912, du peintre Marius Roy (1833-1921)Société lyonnaise des beaux-arts, Catalogue officiel du Salon de Printemps, Lyon, 1912, .. : emplacement, de 1920 à 2015 de l'ancien hôpital Léopold-Bellan, spécialisé dans la colo-proctologie et la gastroentérologie, transféré depuis au sein de l'hôpital Saint-Joseph situé à proximité, au 185 C, rue Raymond-Losserand. (supprimé) : le peintre Eduardo Pisano y résida. À son débouché sur la place de Catalogne, la voie carrossable de la rue Vercingétorix est interrompue, le trafic étant dévié par la rue Alain jusqu'à la rue Pernety. La partie de la rue comprise entre les et les , d'une longueur d'environ , a été supprimée en vue de la création de la place de Catalogne« Rue Vercingétorix » sur le site bercail.com., de sorte que la rue du Texel, perpendiculaire à la rue Vercingétorix sur laquelle elle débouchait autrefois, aboutit désormais sur cette place, entre les . Près de l'angle sud-ouest s'élevait le Moulin de Beurre qui figure sur le plan Roussel (1730). vignette| : Le Moulin de la Vierge. La partie de la rue Vercingétorix allant au-delà de la place de Catalogne jusqu'à la rue Pernety est aménagée en voie piétonne. Elle permet de franchir le porche de l'ensemble immobilier des Échelles du Baroque, de traverser celui-ci et de gagner la place de l'Amphithéâtre, ceinte d'immeubles d'habitations. N°50 : autour de ce numéro s'étendait une cité ouvrière (quartier ouvrier) depuis au moins la fin du . : emplacement d'une ancienne cité d'artistes menacée de destruction dans les années 1970Jules-Adolphe Chauvet : Cité ouvrière N°50 rue Vercingétorix (3 novembre 1892). Sur la trentaine de sculpteurs et peintres qui l'occupent, cinq refusent de quitter les lieux et obtiennent grâce à la mobilisation d'associations de défense de l'environnement et d'élus socialistes et communistes ainsi qu'à l'intervention du ministère de la culture la sauvegarde de quelques ateliersJean Perrin, « La cité Vercingétorix sera préservée » dans Le Monde du .. Le peintre et graveur Paul-Édouard Crébassa (1864-1912) eut son dernier atelier au 50, le peintre et lithographe Maurice Georges Poncelet (1897-1978) eut le sien au 52. : Square du Cardinal-Wyszynski (1986) comportant une fontaine et un terrain de jeux. Ici débute une promenade composée par une succession de plus petits squares reliés entre eux par des passerelles: square de l'Abbé-Lemire, square du Père-Plumier, square Henri-et-Achille-Duchêne. : église Notre-Dame-du-Travail (1900) bâtie sur une exceptionnelle armature métallique. : le peintre Henri Rousseau (1844-1910), dit « le Douanier Rousseau », y vécut de 1906 à 1910 (de 1898 à 1901 il a vécu dans la même rue au n° 3). 96 a vécu Armand Queval (1866-1932) sculpteur et mouleur-statuaire en 1897 ; : immeuble mixte de logements et commerce, abritant la boulangerie « Le Moulin de la Vierge ». Exemple notable d'un immeuble rescapé des démolitions entreprises dans les années 1970 en vue de la transformation de la rue en « radiale ». Il a été sauvé grâce à la ténacité du propriétaire de l'époque, qui a obtenu l'inscription du décor intérieur de la boutique (plafond peint et céramiques) à l'inventaire des monuments historiquesNotice base Mérimée, ministère français de la Culture.. -142 : square du Père-Plumier (1983) où a été érigé un bloc de granite gris sculpté intitulé Le Menhir, œuvre de sept granitiers bretons, inauguré en 1983Plaque apposée au pied de l'œuvre.. N° 219 : emplacement, de 1899 à la fin des années 1920, de la Maison de Santé du docteur Camille Landais (dite aussi Maison de Santé de Montparnasse), où se tiennent des opérations et des accouchements. En 1911, le docteur Thiery de Martel, obtient de Camille Landais de louer une partie de l'établissement et d'y installer un bloc opératoire. Durant la Première Guerre mondiale, Camille Landais met à disposition sa maison au ministre de la Guerre, tout en continuant à la diriger. Des accouchements s'y pratiquent toujours pendant la durée du conflit, comme on peut le constater dans le registre des naissances du 14e arrondissement. Camille Landais meurt à Paris en 1927, et l'établissement deviendra ensuite l'Hôpital privé du docteur de Martel. Ce dernier décède en 1940 mais l'hôpital semble encore exister en 1943 sous ce nom, pour devenir ensuite la Clinique Vercingétorix, spécialisée en psychochirurgie. : gare d'Ouest-Ceinture, sur l'ancienne ligne de Petite Ceinture. Dans cette rue travailla quelque temps le Douanier Rousseau, peintre françaisRousseau, Henri, dit le « Douanier Rousseau », parisrevolutionnaire.org.. Le peintre suisse Robert Wehrlin (1903-1964) eut également un atelier dans cette rueJean-Louis Robert, Plaisance près Montparnasse. Quartier parisien (1840-1985), Publications de la Sorbonne, 2012, ., à partir de 1924. Arrivés en France en 1924, Missak Manouchian et son frère Garabed note un siècle plus tard la mairie du arrondissement« Manouchian et le 14e arrondissement », mairie14.paris.fr, 24 février 2024.. Dans cette rue est apposée au début des années 2000 une plaque commémorative fantaisiste : .

Galerie

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris

Liens externes

Catégorie:Rue dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme Rue Catégorie:ZAC Guilleminot-Vercingétorix