Rafael Simancas Simancas, né le à Kehl, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Il est secrétaire général du Parti socialiste de Madrid-PSOE (PSM-PSOE) entre 2000 et 2007 et élu député de la circonscription de Madrid en .

Biographie Un rapide retour en Espagne Né dans le Bade-Wurtemberg, il déménage à Leganés en 1974. À peine huit ans plus tard, il décide de s'engager en politique et rejoint les Jeunesses socialistes (JSE). Il entre à l'université complutense de Madrid en 1984 et y obtient une licence de sciences politiques et sociologie.

Au cours de son cursus, il milite à la section socialiste universitaire (ASU), au sein de laquelle il exerce diverses responsabilités. Après avoir été salarié d'un centre culturel de Madrid en 1988 et 1989, il est recruté en 1991 par le département de la Formation du Parti socialiste ouvrier espagnol.

Élu municipal à Madrid À l'occasion des élections municipales organisées en , il est investi en seizième position sur la liste socialiste de Juan Barranco dans la capitale espagnole.

Alors qu'il est âgé de seulement 29 ans, il est élu au conseil municipal de Madrid, tandis que la victoire revient au Parti populaire (PP). En , il est remonté à la douzième place de la liste de Fernando Morán et se voit réélu malgré une nouvelle victoire du PP.

Secrétaire général du PSM-PSOE Pour le congrès de la Fédération socialiste madrilène-PSOE (FSM-PSOE), organisé en , il est proposé par les « rénovateurs » comme un candidat de consensus pour le secrétariat général, alors que cinq personnes ont déjà fait acte de candidature et qu'il fait partie des « guerristes » « Los renovadores proponen al guerrista Simancas como candidato de consenso para dirigir la FSM », El País, le . Il se retrouve principalement opposé à José Antonio Díaz, issu des « rénovateurs par la base » et disposant de l'appui d'une partie du courant rénovateur « Un guerrista y un renovador compiten por la dirección del PSOE de Madrid », El País, le . Il obtient rapidement les soutiens de Pedro Sabando – qu'il nommera président de la FSM-PSOE en cas de victoire – et d'Antonio Carmona, député à l'Assemblée de Madrid et membre des rénovateurs « Sabando renuncia a su candidatura y acepta la presidencia de la FSM », El País, le « Simancas suma apoyos en la FSM con la renuncia del renovador Carmona », El País, le .

Lors du vote des délégués, le , il remporte 57,6 % des 617 suffrages exprimés « El guerrista Simancas, nuevo líder de la FSM con el 55% de los votos », El País, le . Le lendemain, il annonce la composition de la commission exécutive régionale, dans laquelle siège son adversaire en tant que vice-secrétaire général, qui compte 38 % de femmes et 45 % de rénovateurs « Catorce mujeres entre los 37 integrantes de la nueva cúpula », El País, le . Cette intégration des battus amène les propres soutiens de Simancas à se rebeller, la commission ne recevant la confiance que de 50,4 % des délégués « Simancas integra a los derrotados en la dirección de la FSM, pero obtiene sólo el 50,4% de apoyos », El País, le . À peine une semaine plus tard, il acte qu'il prendra la suite de Morán comme porte-parole du groupe socialiste à la mairie de Madrid « Simancas será portavoz municipal del PSOE », El País, le , cette succession intervenant officiellement à la fin du mois de décembre « Simancas, nuevo portavoz », El País, le .

L'élection de 2003 : le succès En , les sections de la FSM-PSOE prennent fait et cause pour sa candidature comme chef de file pour l'élection régionale du 25 mai 2003 « La FSM se decanta para Madrid por el tándem Jiménez-Simancas », El País, le . Il reçoit même le soutien de l'ancien président de la communauté de Madrid Joaquín Leguina, qui appuie son travail en tant que secrétaire général régional du parti « Leguina firma un manifiesto a favor de Simancas como candidato a la Comunidad », El País, le . Il est investi à l'unanimité par la commission exécutive régionale le suivant « La dirección de la FSM proclama candidatos a Jiménez y a Simancas », El País, le . Il révèle au mois de septembre que si la FSM-PSOE et la Gauche unie de Madrid (IU-M) surpassent le Parti populaire de Madrid (PPM), « il y aura un gouvernement progressiste dans la région », la participation des écosocialistes à l'exécutif n'étant cependant pas encore décidée « Simancas promete pactar con IU para evitar que gobierne el PP en la región », El País, le .

Le jour du scrutin, la Fédération socialiste madrilène-PSOE totalise , soit 40,8 % des exprimés, et 47 députés sur 111 à l'Assemblée de Madrid. Bien qu'ils arrivent deuxièmes, derrière le PPM d'Esperanza Aguirre qui perd sa majorité absolue avec 55 parlementaires, les socialistes réalisent une performance puisque, pour la première fois depuis l'élection de 1983, ils obtiennent plus d'un million de voix et plus de 45 élus. Avec les 9 sièges de IU-M, la gauche est majoritaire dans la Communauté de Madrid.

Les deux formations entament des négociations gouvernementales dès le lendemain de l'élection, alors que les conservateurs refusent encore d'admettre leur défaite « Simancas negocia con IU el Gobierno de la Comunidad de Madrid », El País, le . À titre personnel, Simancas souhaite la présence de membres d'IU au conseil de gouvernement, quand bien même la FSM-PSOE reste ouverte à l'idée d'un gouvernement minoritaire « Simancas es partidario de incorporar a dirigentes de IU en su futuro Gobierno », El País, le . Simancas est en outre choisi comme nouveau porte-parole du groupe parlementaire socialiste.

La crise politique de l'affaire Tamayo Cependant, une crise politique intervient le , jour de la session constitutive de la législature de l'Assemblée de Madrid : les députés socialistes Eduardo Tamayo et María Teresa Sáez quittent la salle des séances, donnant la majorité absolue des présents au Parti populaire de Madrid et permettant l'élection de la conservatrice Concepción Dancausa en lieu et place du socialiste Francisco Cabaco à la présidence de l'Assemblée ; Tamayo se justifie par son refus de voir formé un gouvernement de coalition avec les écosocialistes « Dos diputados desertores del PSOE ponen en peligro el Gobierno de izquierdas en Madrid », El País, le . De ce fait, lors de la session consacrée à l'investiture du président de la communauté de Madrid, aucun parti ne présente de candidat, la chef de file du PPM Esperanza Aguirre réclamant la tenue d'une élection anticipée tandis que Simancas préfère garder du temps en demandant le respect des délais prévus par le statut d'autonomie et de la volonté exprimée par les électeurs lors du scrutin du « Aguirre quiere elecciones inmediatas en Madrid y Simancas pide más tiempo », El País, le .

Après que les deux députés ont envoyé un courrier à Dancausa dans lequel ils affirment qu'ils souhaitent voter l'investiture du candidat socialiste, celui-ci annonce le qu'il refuse de devenir président de la communauté autonome grâce à leurs suffrages : « Simancas rechaza ser presidente con el voto de Tamayo », El País, le . Le lendemain, il s'associe au groupe parlementaire de la Gauche unie de Madrid pour demander à la présidente de l'Assemblée d'attendre jusqu'au maximum du délai légal, soit jusqu'au , avant de décider de la convocation d'élections anticipées, dans l'objectif d'obtenir des deux déserteurs qu'ils renoncent à leur mandat « Simancas pide dos meses para intentar que los desertores renuncien a sus actas de diputado », El País, le . Finalement, afin d'être sûr que Dancausa accepte sa demande, il annonce le qu'il se soumettra à un vote d'investiture, mais réaffirme son refus d'obtenir les voix de Tamayo et Sáez, ce qui signifie que deux députés de son groupe voteront blanc « Simancas se somete a la investidura para ganar tiempo antes de las elecciones », El País, le . Les deux déserteurs refusent de lui apporter leurs votes, et avec sa propre abstention, il se retrouve le en minorité, par 54 voix contre 55 « Madrid tendrá nuevas elecciones tras fracasar la investidura de Simancas », El País, le .

La défaite de l'élection anticipée Au mois de juillet, le groupe parlementaire socialiste choisit Simancas comme l'un des deux sénateurs qu'il doit désigner sur le total des six que doit élire l'Assemblée de Madrid « Simancas será uno de los dos senadores del PSOE por Madrid », El País, le . Dans le même temps, le secrétaire général du PSOE José Luis Rodríguez Zapatero confirme qu'il sera à nouveau chef de file de la FSM-PSOE lors de l'élection régionale anticipée, le comité fédéral du parti devant le proclamer officiellement le suivant « Zapatero confirma que Simancas volverá a ser candidato », El País, le . Au Sénat, il est deuxième vice-président de la commission générale des communautés autonomes et membre suppléant de la députation permanente « Simancas Simancas, Rafael », fiche biographique de la législature, site du Sénat.

Rafael Simancas reçoit le l'investiture du comité régional de la FSM-PSOE par 475 votes pour, 39 contre et 4 nuls, soit plus de 91 % de suffrages favorables « Simancas, reelegido candidato a presidente regional de Madrid con un 91% de los votos », El País, le .

Cependant, au cours de l'élection régionale anticipée du 26 octobre 2003, la Fédération socialiste madrilène-PSOE est en recul, avec , soit 39,69 % des exprimés, et 45 députés sur 111 à l'Assemblée de Madrid. Les deux élus perdus par rapport à l'élection de mai reviennent au Parti populaire de Madrid, qui totalise 57 députés et 49,34 % des voix, soit la majorité absolue au Parlement régional.

Cette défaite ne l'empêche pas d'être réélu le secrétaire général des socialistes de la Communauté de Madrid – qui décident par ailleurs de prendre le nom de Parti socialiste de Madrid-PSOE (PSM-PSOE) – avec 89,51 % des suffrages exprimés des délégués lors du congrès régional « Simancas, reelegido secretario general de los socialistas madrileños con casi un 90% de los votos », El País, le . Le lendemain, la nouvelle commission exécutive régionale, dans laquelle le secrétaire à l'Organisation Antonio Romero quitte ses fonctions pour celles de vice-secrétaire général au profit du plus consensuel Andrés Rojo, est approuvée par 76,32 % des voix des délégués « Simancas logra el apoyo del 76% de los delegados del PSM a su ejecutiva », El País, le . En clôture du congrès, Zapatero, désormais président du gouvernement, présente « Rafael Simancas comme candidat » à l'élection régionale de « El líder socialista apoya a Simancas como cabeza de lista para 2007 », El País, le .

La défaite de 2007 et la démission Lors de la réunion du comité régional du , il est investi chef de file du PSM-PSOE à l'élection régionale du 27 mai 2007 par acclamation des quelque 500 membres de cette instance, après seulement dix minutes de débat ; c'est la première fois dans l'histoire de la fédération socialiste madrilène qu'une désignation se fait sans vote formel, sans critiques et sans reproches « Simancas marca un hito al ser designado candidato a la Comunidad por aclamación », El País, le .